Articles de vogot

Toujours trop d’antibiotiques

Par Le 16/04/2011

Une enquête publiée par l’UFC-Que choisir montre encore une fois du doigt la prescription médicale toujours trop systématique d’antibiotiques. L’association a demandé à une personne saine de consulter 50 médecins pour un mal de gorge fictif. Plus de la moitié des médecins (52%) auraient prescrit un antibiotique alors que la personne ne souffrait de rien ! De plus, en moyenne, les ordonnances comprenaient 2 à 4 médicaments autres que l’antibiotique, dont des corticoïdes.

On comprend mieux ainsi pourquoi, en France, la consommation de médicaments est de 40 % supérieure à celle de nos voisins européens. Toutefois, une telle enquête passe sous silence le vrai problème de la médecine généraliste conventionnelle : si l’on enlève aux médecins les antibiotiques, les anti-inflammatoires et la cortisone, il ne leur reste plus grand-chose à prescrire en cas d’infection…

Pour vraiment diminuer la prescription de médicaments allopathiques, il faudrait leur enseigner les vertus des oligoéléments, des huiles essentielles, du chlorure de magnésium, de l’extrait de pépins de pamplemousse, de l’homéopathie… mais, malgré le déficit croissant de la Sécurité sociale, ce n’est pas à l’ordre du jour. 

Plan national santé environnement : de qui se moque-t-on ?

Par Le 16/03/2011

Le ministère de l’Écologie a annoncé des objectifs très ambitieux pour la dernière ligne droite du plan national Santé Environnement, d’ici à 2013. Mais, sur le terrain, les mauvaises habitudes perdurent car contourner la législation se révèle un jeu d’enfant. L’exemple des phytosanitaires est édifiant.

Irradiation des aliments : la nouvelle tentation de l’industrie agroalimentaire

Par Le 21/01/2011

Irradiation des aliments : la nouvelle tentation de l’industrie agroalimentaire

La possibilité d’irradier des aliments pourrait être étendue. Sous prétexte d’hygiène, l’industrie agroalimentaire aurait ainsi plus facilement accès à une technique qui appauvrit les denrées mais est également toxique.

Ionisation, rayonnement ionisant sont les termes officiels. On peut aussi trouver l’expression pasteurisation électronique ou pasteurisé à froid. Concrètement, les aliments qui portent cette mention ont été irradiés, on les a bombardés de rayons émis par des atomes radioactifs émetteurs gamma. Pour le moment, 16 produits sont autorisés en France à subir ce traitement de choc. Mais avec le développement des échanges, on assiste depuis quelques années à une dérive : des aliments issus d’autres pays de l’Union européenne ont obtenu des dérogations et sont autorisés à subir ce traitement. Avec la libre circulation des marchandises ils se retrouvent dans nos magasins. « Une trentaine de produits serait aujourd’hui concernés », alerte le Collectif français contre l’irradiation des aliments. Et ce sont des familles entières qui sont visées. Par exemple, toutes les volailles sont autorisées à l’irradiation. Si, pour le moment, le coût de ce type de traitement a freiné son développement, l’avènement de filières de plus en plus structurées en vue de répondre aux normes des marchés export peut nous faire craindre un recours de plus en plus fréquent à l’irradiation.

Être sensuel, c’est être vivant

Par Le 12/01/2011

Être sensuel, c’est être vivant

La sensualité sent le soufre, évoque l’animalité. Pourtant, elle est un moteur essentiel de notre évolution et signe notre présence au monde.

Certains jours, on aimerait être un chat. Se lover benoîtement sur les genoux de ceux que l’on aime. Ronronner à la moindre caresse. Allons donc, pense-t-on : un humain s’ennuierait à devoir jouir toute une vie d’aussi menus plaisirs. L’homme n’est pas une bête ! Et c’est ainsi, en Occident surtout, que la sensualité a longtemps senti le soufre. Elle évoquait l’animal et ses instincts primaires, dont la civilisation avait pour but de nous sortir.

Notre idée de l’humain s’est construite, au fil du temps, en opposition radicale à l’animalité. Dommage, car la sensualité reste vitale pour notre évolution.

Animale, elle l’est bien sûr par ses origines. Tous nos actes, pensées et comportements reposent sur une base affective, dont l’origine est essentiellement sensorielle et remonte aux structures du plaisir inventées par les premiers vertébrés il y a cinq cents millions d’années. Notre système nerveux et sa cohorte de neurotransmetteurs et d’hormones sont ainsi fondamentalement déterminés par une seule question : est-ce bon ou mauvais ?

Débarquement des poulets américains !

Par Le 17/12/2010

Débarquement des poulets américains !

Depuis que les Français mangent moins de bœuf parce qu’on leur a dit qu’ils consommaient trop de viande et que c’est mauvais pour le cholestérol et le cancer, ils se rabattent sur le blanc de poulet. Cela, selon la formule « je ne mange presque plus de viande, seulement du poulet » ; parce que le poulet, ce n’est pas vraiment de la viande – d’ailleurs, ce machin à deux pattes n’est pas non plus vraiment un animal, n’est-ce pas ? On tuait déjà dans le monde 35 milliards de poulets par an. Maintenant ça fera 40… Mais, du coup, nos camps de concentration à poulets ne suffisent plus et nos amis américains arrivent avec les leurs pour nous dépanner. Mauvaise surprise !

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