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Créer son parfum soi-même

Qui n’a jamais rêvé de créer son propre parfum, une fragrance seulement à soi, créée de nos propres mains ? Certes, nous n’avons pas tous le talent d’un nez – ni les connaissances pour le devenir – mais jouer à l’apprenti parfumeur est, de l’avis de ceux qui s’y sont essayé, une jolie aventure, mystérieuse et sensuelle à la fois. Le matériel indispensable ? Deux-trois flacons, un petit orgue d’arômes… et surtout beaucoup d’envie et un soupçon de curiosité.

On y parle de notes, d’accords et d’orgue, mais aussi d’arômes, de recettes et de glaçage… L’univers du parfum, ce n’est pas un hasard, emprunte volontiers au vocabulaire de la musique et de la gastronomie. Des domaines où l’on compose toujours pour enchanter nos sens. « Le parfum peut être comparé à la cuisine ou l’aquarelle. C’est presque un art. A ce titre, si les techniques sont simples – surtout si l’on suit des formules pré-établies – c’est la création qui s’avère délicate ». Mais une chose est sûre : avec quelques connaissances de base sur les parfums et un peu de patience – le temps de faire ses gammes – chacun peut se faire plaisir et mettre au point une fragrance unique.

Premiers pas, premières notes

Le b.a-ba à connaître avant de se lancer ? « La pyramide des parfums, c’est le classement des essences selon leur comportement volatil. Il y a d’abord les notes de tête, celles qui s’échappent du flacon, celles que l’on sent en premier dans un parfum. Viennent ensuite les notes de cœur, qui subsistent généralement une vingtaine de minutes. Puis, enfin, les notes de fond qui révèlent la véritable identité du parfum. »

Des composantes à accorder et à harmoniser pour créer sa fragrance, et qu’il est donc indispensable de connaître. Et de savoir reconnaître. « Les agrumes, la menthe et la lavande sont plutôt des notes de tête. Beaucoup de fleurs sont des notes de cœur – notamment la rose, le jasmin, le géranium – alors que les bois, les épices et les résines sont davantage des notes de fond. »

La préparation ensuite est un jeu d’enfant. Il suffit de verser dans un flacon ou un bécher la quantité d’alcool voulue puis, au compte-gouttes, les huiles essentielles désirées. On agite pour bien mélanger avant de laisser macérer la préparation à l’abri de la lumière, pendant au moins 7 jours, en remuant régulièrement. Le parfum obtenu est trouble ? Procédez au glaçage : placez le flacon une nuit au congélateur puis filtrez les impuretés après décongélation à l’aide d’un filtre à café. Votre « jus » est prêt !

L’art de l’équilibre

Ces connaissances théoriques acquises, il reste à l’apprenti(e) parfumeur(se) le plus délicat : percer les secrets de cette délicate alchimie, découvrir comment associer les différentes familles olfactives jusqu’à obtenir une formulation équilibrée… En un mot à créer la recette d’un parfum réussi. Notes fleuries ou fruitées, herbacées ou épicées, boisées ou sucrées… « Savoir équilibrer est le principe numéro 1 quand l’on souhaite créer un parfum, mais cela s’apprend vite à l’usage ».

Seuls pré-requis : faire preuve de patience et de minutie dans ses essais et ses multiples tâtonnements car nombre d’arômes ne s’utilisent qu’en quantités extrêmement légères. « Parfois une seule goutte suffit à faire basculer une composition. Voilà pourquoi il vaut toujours mieux commencer par mélanger les notes les plus légères avant de finir par les plus corsées. Attention notamment au patchouli, à la cannelle ou à l’ylang-ylang par exemple, qui peuvent très vite dominer toute votre composition. » Mon conseil : procéder goutte par goutte, agiter délicatement après chacune d’entre elles et, à chaque fois, prendre le temps d’humer le résultat pour ne pas manquer ce fameux point d’équilibre.

L’orgue des débutants

Pour ceux qui risqueraient de se décourager trop vite, je vous conseille de commencer avec un orgue d’arômes réduit, avec lesquels il est difficile de se tromper. « Pour constituer votre palette aromatique, commencez par des extraits simples et abordables, naturels de préférence. Orange, citron, mandarine et pamplemousse, pour les agrumes qui non seulement plaisent quasiment à tous mais qui, en prime, se marient très facilement. Ensuite, du géranium bourbon qui ressemble à la rose mais en beaucoup moins cher, du litsée citronné qui sent la verveine, de l’ylang-ylang. Et pour les notes de fond, du bois de rose, très doux, du patchouli ou du benjoin. Celui-ci, délicieux, évoque la vanille ou le caramel. »

Avec ces extraits, il sera possible d’imaginer un grand nombre d’accords et de combinaisons personnalisées. Coût de l’opération ? « Entre 60 et 70 euros en moyenne, pour des quantités qui permettent de nombreux essais. A titre indicatif, les huiles essentielles d’agrumes se conservent jusqu’à trois ans et les autres jusqu’à 7 ou 8 ans. »

Les plaisirs du fait-maison

Pour le prix d’un parfum signé d’une grande maison, chacun peut donc se procurer la matière première pour créer sa fragrance. De quoi se convaincre que le sur-mesure - si rare aujourd’hui – peut devenir un luxe abordable.

Mais pour moi, le principal atout de ces parfums fait-maison est ailleurs, dans la possibilité de maîtriser complètement, pour une fois, le moindre petit ingrédient de ces « jus ». Un avantage de poids lorsque l’on est allergique à certains produits (comme la lavande par exemple) ou que l’on est un(e) adepte du bio. « C’est aujourd’hui le seul moyen d’obtenir un parfum 100% naturel. Car même les plus grands parfumeurs utilisent une petite dose de produits de synthèse, dont certains - comme le musc de synthèse notamment – sont très largement décriés. » Un argument de choc qui ne saurait faire oublier l’essentiel : le plaisir simple, mais toujours gratifiant, que l’on éprouve à « faire » de ses propres mains.

Deux recettes pour débuter

Cologne fraîche (eau de Cologne légère, mixte)

120 ml d'alcool à 90° non modifié

30 ml d'eau distillée

huile essentielle de bigarade (orange amère) : 30 gouttes

petit-grain bigaradier : 30 gouttes

citron jaune zeste : 20 gouttes

romarin à cinéol : 10 gouttes

benjoin : 10 gouttes

girofle : 10 gouttes

La rose épicée (eau de parfum fleurie, pour femme)

40 ml d'alcool à 90° non modifié

huile essentielle de géranium Bourbon : 20 gouttes

bois de rose : 20 gouttes de chaque

ylang-ylang : 18 gouttes

bergamote : 10 gouttes

palmarosa : 8 gouttes

girofle : 6 gouttes

santal blanc : 4 gouttes

myrrhe : 4 gouttes

styrax : 2 gouttes

Mon conseil : A défaut de santal blanc, devenu très cher, utilisez du santal amyris beaucoup plus abordable et qui constitue un très bon substitut.

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