Être sensuel, c’est être vivant
Le 12/01/2011

La sensualité sent le soufre, évoque l’animalité. Pourtant, elle est un moteur essentiel de notre évolution et signe notre présence au monde.
Certains jours, on aimerait être un chat. Se lover benoîtement sur les genoux de ceux que l’on aime. Ronronner à la moindre caresse. Allons donc, pense-t-on : un humain s’ennuierait à devoir jouir toute une vie d’aussi menus plaisirs. L’homme n’est pas une bête ! Et c’est ainsi, en Occident surtout, que la sensualité a longtemps senti le soufre. Elle évoquait l’animal et ses instincts primaires, dont la civilisation avait pour but de nous sortir.
Notre idée de l’humain s’est construite, au fil du temps, en opposition radicale à l’animalité. Dommage, car la sensualité reste vitale pour notre évolution.
Animale, elle l’est bien sûr par ses origines. Tous nos actes, pensées et comportements reposent sur une base affective, dont l’origine est essentiellement sensorielle et remonte aux structures du plaisir inventées par les premiers vertébrés il y a cinq cents millions d’années. Notre système nerveux et sa cohorte de neurotransmetteurs et d’hormones sont ainsi fondamentalement déterminés par une seule question : est-ce bon ou mauvais ?