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    Intestins poreux, troués et collagène

    Un nombre stupéfiant de maladies sont causées, à l’origine, par un problème de trous dans les intestins, et les gens ne s’en rendent pas compte ! 

    Les médecins appellent ça le problème des intestins " hyper-perméables " (" leaky gut syndrome " en anglais). 

    Image associée

    Migraine, douleurs articulaires, maladies auto-immunes, dépression, maladies cardiovasculaires, fatigue chronique : toutes ces maladies peuvent être déclenchées ou aggravées par des problèmes d’intestin. 

    Je vais vous parler des causes et des solutions. 

    Mais avant cela, un peu d’anatomie. 

    Notions essentielles à connaître sur vos intestins

    Les cellules élémentaires des intestins sont appelées " entérocytes ". Entre chacune de ces cellules se trouve un espace appelé " jonction serrée ".

    Comme leur nom l’indique, les jonctions serrées doivent être serrées. Elles sont là pour filtrer le contenu des intestins et ne permettre que le passage de l’eau, des nutriments, des électrolytes (potassium, magnésium…) dans le sang.

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    Mais les intestins sont autant là pour laisser passer les éléments nutritifs que pour nous protéger des substances dangereuses : particules de nourriture non digérées, bactéries intestinales, toxines, leur rôle est alors de faire barrage. 

    Image associée

    Malheureusement, comme toute mécanique complexe, la barrière intestinale peut se dérégler. Des petits " trous " peuvent se former dans vos intestins parce que les jonctions serrées se desserrent. Des molécules passent dans votre sang alors qu’elles n’ont rien à y faire.

    À ce moment-là, c’est le début des ennuis. Car ce problème peut provoquer les maladies les plus variées, et les plus graves. 

    Comment l’hyperperméabilité intestinale provoque des maladies ?

    Lorsque les jonctions serrées s’élargissent et forment de petits trous dans l’intestin, des protéines ou des bactéries passent dans le sang.

    Plusieurs mécanismes peuvent se déclencher, et provoquer des maladies : 

    • Le premier de ces mécanismes est une réaction immunitaire. Le corps essaye d’attraper ces molécules et de les détruire pour les évacuer. Pour cela, il provoque une inflammation. Selon l’endroit où se trouvent les corps étrangers, l’inflammation peut se produire dans les articulations, le foie, les artères. 

    C’est alors que se déclenchent ou s’aggravent l’arthrose et les maladies coronaires (les artères qui irriguent le cœur). 

    • Le second mécanisme est une maladie auto-immune. 

    Voici comment cela fonctionne : certaines protéines de nourriture ressemblent beaucoup aux protéines de nos organes. En essayant de les attaquer, notre système immunitaire attaque aussi les organes semblables. 

    Par exemple, il a été montré que des morceaux du gluten, une protéine du blé, ressemblent beaucoup aux protéines de notre glande thyroïde. Si vous avez l’intestin hyper-perméable et que du gluten passe dans votre sang, votre système immunitaire va réagir en attaquant le gluten… et en attaquant votre glande thyroïde. 

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    C’est pourquoi la maladie de Hashimoto, qui est une hypothyroïdie provoquée par la destruction de la glande thyroïde, est fortement corrélée avec la consommation de gluten. Inversement, les personnes souffrant de cette maladie connaissent souvent une rémission quand elles se mettent au rééquilibrage alimentaire sans gluten.

    Autres maladies associées à l’hyper-perméabilité intestinale

    D’autres maladies graves sont associées aux intestins hyper-perméables : le diabète de type 1, le syndrome du côlon irritable, la maladie cœliaque, la sclérose en plaques, l’asthme. 

    L’insuffisance cardiaque est liée à la présence de bactéries et de toxines intestinales dans le sang. Une étude a montré que les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ont 35 % de perméabilité intestinale en plus. 

    Image associée

    L’intestin hyper-perméable peut aussi déclencher de l’acné, des démangeaisons, de la couperose, des maux d’estomac, des maux de tête et de la fatigue.

     Les causes des trous dans l’intestin

    Les maladies citées ci-dessus, et qui sont potentiellement liées à un problème de perméabilité des intestins, font partie des maladies " émergentes " dont la fréquence a beaucoup augmenté ces dernières décennies. 

    Et en effet, le mode de vie et l’alimentation moderne sont directement responsables de ces problèmes d’intestins " poreux ou troués ".

    Les principaux coupables sont : 

    • Les blés modernes et la farine blanche hautement raffinée,

    • Les protéines du lait de vache,

    • Les pommes de terre et les aliments épicés (piment, poivre),

    • L’alcool,

    • Les médicaments comme les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (ibuprofène et aspirine) et les antibiotiques, 

    • Le stress, aigu ou chronique, 

    Le gluten favorise la production de zonuline, une hormone qui augmente la perméabilité intestinale. 

    La protéine du lait, appelée caséine, est irritante pour l’intestin et accroît la perméabilité intestinale. 

    Le sucre et les glucides raffinés peuvent augmenter la perméabilité intestinale en augmentant la résistance à l’insuline des cellules des intestins. Une cellule résistante à l’insuline n’absorbe plus tout le sucre dont elle a besoin pour fonctionner. Elle souffre et finit par mourir, ce qui provoque des trous dans la paroi intestinale. 

    Le Roundup (glyphosate) pourrait être une autre cause de perméabilité intestinale. Il agirait comme un antibiotique, tuant les bactéries dans l’intestin et provoquant une " dysbiose " (perturbation de l’équilibre de la flore intestinale). Mal protégée par les bactéries, la barrière intestinale serait davantage soumise aux agressions, provoquant un élargissement des jonctions serrées. 

    Alors que faire ? 

    La première chose à faire est de prendre conscience du problème. Ecoutez les signaux que vous envoie votre corps. Si vous remarquez des symptômes provoqués par vos repas, vous avez presque certainement un problème intestinal.

     Si vous avez une maladie auto-immune ou un des problèmes de santé mentionnés dans cet article, vous pouvez envisager des mesures pour restaurer l’intégrité de votre barrière intestinale. 

    Arrêtez le blé, les pommes de terre, les épices qui brûlent. 

    Réduisez votre niveau de stress, si nécessaire en changeant de métier ou en déménageant. 

    Réduisez ou éliminez votre consommation de sucre et d’alcool. 

    Arrêtez les médicaments "antidouleur", quand cela est possible, avec accord de votre médecin généraliste et en vous faisant "suivre" par votre naturopathe. 

    Mangez des aliments bio qui n’ont jamais été en contact avec le Roundup.

    Légumes frais contenant du collagène

    Parmi les légumes frais contenant du collagène, je peux souligner le brocoli, qui apporte de grandes quantités de vitamine C, essentielle pour accroître la production de collagène dans l'organisme. De plus, il est riche en vitamine A et B, ce qui fait du brocoli un puissant antioxydant naturel aidant à prévenir le vieillissement cellulaire causé par l'action des radicaux libres et à améliorer l'état de la peau, des cheveux et des ongles.

    De la même famille que le brocoli, citons le chou frisé ou chou vert comme excellent légume pour augmenter le taux de collagène. C'est l'un des légumes qui fournit le plus de fibres et de vitamine C, constituant ainsi un antioxydant extraordinaire pour favoriser la jeunesse du corps et prévenir la formation de cellules cancéreuses. Il contient également de la vitamine A, idéale pour renforcer le système immunitaire, protéger la santé oculaire, ainsi que celle des os et des dents. Le mieux est de manger le chou frisé en salade, à la vapeur ou sous forme de jus végétaux nutritifs.

    Vous aimez les épinards ? Alors consommez-en régulièrement car ce sont des aliments indispensables pour favoriser la formation et la conservation du collagène dans l'organisme. Les épinards sont très riches en vitamine K, un nutriment vital à la croissance et la force de tous les tissus corporels. En outre, ils sont antioxydants, régulent le transit intestinal et sont idéaux contre la surcharge pondérale car ils ne contiennent pas de matières grasses.

    La betterave contient des flavonoïdes et des anthocyanes qui sont antioxydants et permettent donc de lutter contre le vieillissement cellulaire et le développement de certaines maladies telles que le cancer. Par ailleurs, sa consommation renforce les défenses et améliore considérablement la santé de la peau, car en accroissant le taux de collagène, la betterave aide à garder la peau rayonnante et à réparer les tissus les plus abîmés.

    L'aubergine est bénéfique pour l'organisme en raison de sa forte teneur en eau, ce qui fait d'elle un hydratant naturel incroyable, mais elle possède également un effet antioxydant et aide le corps à produire plus de collagène, retardant ainsi l'oxydation des cellules. C'est également un légume très apprécié pour ses propriétés diurétiques qui aident à éliminer les toxines accumulées.

    Je termine la liste des légumes qui contiennent du collagène par la tomate. En effet, cet aliment consommé naturellement est parfait pour protéger les cellules de la peau, favoriser la production de collagène et conserver le derme beaucoup plus jeune et en meilleure santé. Tout cela est dû en grande partie à son contenu en lycopène, un puissant antioxydant capable de neutraliser l'action des radicaux libres dans le corps.

    La consommation de ces légumes n'est pas la seule façon d'augmenter la production de collagène ; il existe de nombreux autres aliments qui vous aideront à remédier à la perte de cette protéine. Vous trouvez les fruits avec un grand contenu en vitamine C comme : oranges, mandarines, citrons, pomelos, kiwis, papaye, raisins blancs, myrtilles (bleuets), fraises et framboises. Ce nutriment est un puissant antioxydant qui aide à combattre l'action des radicaux libres dans l'organisme, et c'est pour cela qu'il est excellent pour favoriser la jeunesse de la peau et éviter qu'elle devienne flasque de façon prématurée. En plus, la vitamine C aide à fortifier le système immunitaire et améliore le procédé de guérison de la peau.

    Certains produits de soja contiennent de la génistéine, substance chimique qui a la capacité de stimuler l'organisme pour produire du collagène et, qui agit pour bloquer ces enzymes qui détruisent l'élasticité et la flexibilité de la peau. Ajoutez cette légumineuse à votre alimentation et profitez de tous les bienfaits que sa composition nutritionnelle peut vous apporter.

    Le soufre est un minéral essentiel à la synthèse du collagène et de la kératine dans l'organisme, et son manque pourrait occasionner une certaine faiblesse dans la peau, les cheveux et les ongles. C''est pour cela que les ingrédients riches en soufre ne peuvent pas manquer dans la liste des aliments pour produire du collagène, et parmi eux la banane, le tofu, la noix de coco, la papaye, l'ail.

    N'hésitez pas à les inclure dans votre alimentation !

    Mangez des aliments fermentés : choucroute, kéfir, cornichons. Ce sont de gros pourvoyeurs de probiotiques, des bactéries qui vont venir renouveler et renforcer votre flore intestinale. 

    Prenez un complément alimentaire bio de glutamine, un acide aminé essentiel, qui entre dans la composition des entérocytes (les cellules de l’intestin), et accélère la régénération. 

    L-glutamine en poudre

    Vous pouvez faire encore plus avec de bons probiotiques sous forme de compléments alimentaires : prendre les souches Saccharomyces boulardii, Lactobacillus caseii Var GG. Il a été montré qu’elles sont efficaces dans le traitement de la diarrhée ; de plus, des données expérimentales suggèrent qu’elles stimulent les sécrétions d’un composant immunologique essentiel de la barrière intestinale.

    Formule Probiotiques

    Prenez également un complexe de vitamines B, de la vitamine D et du zinc en complément alimentaire. 

    Formule Multivitamines

    En espérant que cela pourra vous aider. 

    À votre santé ! 

    Le "mesure-main"

    Grand nombre de patientes et patients me posent souvent cette question:

    "Dites moi de quelles quantités ai-je besoin pour m'alimenter correctement ?".

    Si vous avez tendance à mesurer uniquement des aliments comme le riz avec les mains, sachez que vous pouvez baser toutes les quantités que vous consommez en fonction de leur taille.

    L’un des aspects dont vous devriez tenir compte au moment de choisir une alimentation est la quantité de nourriture que vous allez ingérer tout au long d’une journée.

    Si vous avez l’habitude de diviser vos portions de manière déterminée, certaines personnes ont des difficultés à s’alimenter avec précision.

    Et même si les nutritionnistes conseillent, malheureusement, de manger en petites quantités de nombreuses fois par jour, beaucoup continuent à prendre de mauvaises décisions dans leur rééquilibrage alimentaire.

    Heureusement, nul besoin d’investir de l’argent dans des balances ou des méthodes rigoureuses pour calculer combien doivent mesurer les rations d’aliments.

    La seule chose dont vous aurez besoin pour ne pas vous tromper sont vos mains.

    Même si beaucoup l’ignorent, les mains vous permettent de calculer à la perfection les quantités que vous devriez manger.

    Comment utiliser les mains pour mesurer les portions dont vous avez besoin ?

    Peut-être que vous connaissez déjà des méthodes qui utilisent les mains comme, par exemple, le fait qu’elles peuvent révéler des aspects de votre personnalité ou certains problèmes de santé.

    Mais, le fait qu’elles puissent mesurer la quantité de chaque groupe d’aliments est un aspect moins connu. 

    Comme je sais que cela vous intéresse de savoir comment cela peut être possible, je vais partager avec vous tous les détails pour que vous en teniez compte dès maintenant.

    Le "mesure-main"

    Vos mains vous indiquent

    Le "mesure-main", nom sous lequel je vous présente cette méthode qui consiste à mesurer la quantité d’aliments à ingérer.

    Elle est devenue populaire car elle respecte l’équilibre alimentaire, tout en évitant les régimes « miracles », qui ne fonctionnent jamais.

    Le surpoids est dû à l’excès de rations nécessaires à chaque organisme, pouvant être mesurées en fonction de la taille de la main.

    Par exemple, les portions de viande ne devraient pas être plus grande que la paume de la main et les hydrates de carbone ne pas dépasser le diamètre du poing fermé. 

    Cette méthode prend en considération que c’est une manière intéressante d’aider à comprendre que l’alimentation est une affaire personnelle. 

    La taille du poing fermé

    Ration ideale d aliments forts en

    La taille d’un poing serré doit être utilisée quand les aliments sont forts en hydrates de carbone.

    Voici des exemples :

    • Les pâtes
    • Le riz
    • Les pommes de terre
    • Le pain

    Le creux d’une main mesure la quantité adaptée de fruits que vous devriez consommer pendant la journée. 

    De même, l’espace que la paume de la main occupe depuis le poignet jusqu’au début du pouce, sert de mesure pour les aliments riches en protéines, comme les lentilles, le quinoa, le chia...

    La taille des deux mains

    Les deux mains ensembles, en forme de bol, sont idéales pour mesurer les rations de légumes.

    Ration ideale de legumes

    La taille de l'index et du majeur ensemble

    Si vous mesurez la taille de l'index et du majeur ensemble, vous pourrez choisir la portion correcte de fromage (de chèvre ou de brebis).

    La taille de la première phalange du pouce et de l'index

    C'est la quantité que je recommande pour les graisses (pouce) et les sucres (index).

    Il est primordial de savoir qu’il s’agit d’un groupe alimentaire que vous devriez ingérer avec modération pendant toute la journée.

    Autres conseils pour éviter les excès

    Même si les astuces de mesure avec les mains sont utiles pour faire des rations d’aliments, je vais vous donner d’autres conseils qui sont aussi importants.

    Ainsi, en plus de ce qui a été écrit, il est bon de :

    • Éviter de consommer des chips, des aliments transformés et conditionnés.

    • Modérer sa consommation d’aliments sucrés, même si vous avez tendance à y être addict.

    • Choisir de petites assiettes au moment de servir les plats.

    • Éviter de manger avec des distractions telles que la télévision, l’ordinateur ou le téléphone, entre autres.

    • Disposer d’au moins 30 minutes pour chaque repas, dans un lieu tranquille et sans bruit.

    • Ajouter plus de légumes dans chaque plat principal, de manière à ce qu’il en contienne un peu plus de la moitié.

    • Faire des exercices physiques modérés.

    • Augmenter sa consommation d’eau et de boissons faibles en calories, 15 minutes avant ou 45 minutes après les repas.

    • Faire très attention aux associations alimentaires.

    Comme vous venez de le lire, vous pouvez faire beaucoup pour diminuer et choisir les aliments que vous consommez. 

    Si ce n’est pas simple au début de mettre tout cela en pratique, avec le temps, votre corps s’habituera.

    Êtes-vous prêts ?

    Ionisation des aliments et de certains compléments alimentaires.

    Petite mise au point

    Je vous signale que les cahiers des charges Agriculture biologique et Ecocert garantissent des denrées non irradiées. “Le traitement au moyen de rayons ionisants est interdit”, spécifie l'annexe du Règlement européen de 1991 de l'agriculture biologique.

    Acheter des compléments alimentaires, OUI, mais BIO. C'est une garantie d'obtenir les principes actifs en quantités nécessaires. 

    En plus de la liste des aliments autorisés à l'ionisation en France, le risque est multiplié avec la mondialisation et la contre-saison. Un produit importé peut être irradié à l'étranger, et une fois dans l'Hexagone il devrait en principe être étiqueté. Mais les contrôles onéreux -entre 200 et 360 € affiche le laboratoire Aerial qui travaille pour les services de l'Etat- en rendent l'accès limité. Facteur propice à entretenir une certaine psychose.

    Un sujet fort intéressant bien que largement ignoré

    La question des vitamines et oligo-éléments contenus dans l’alimentation. Derrière cette question qui semble anodine, il y a l’enjeu de la santé publique. Certains veulent limiter ces vitamines - oligo-éléments ou carrément les interdire en tant que compléments alimentaires, comme la FAO ou l’OMS, les autres affirment qu’on connaît parfaitement les doses à ne pas dépasser et qu’il n’y a pas lieu de leur faire la chasse. Sauf, surement, pour enrichir l’industrie pharmaceutique…

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    Tandis que des associations réclament l'application du principe de précaution pour stopper la stérilisation des aliments par ionisation, les consommateurs s'interrogent sur les dangers réels du procédé.

    Seize produits autorisés en France

    De manière provisoire, les herbes aromatiques séchées, les épices et les condiments végétaux sont les seuls aliments autorisés par les deux directives de 1999 qui encadrent l'ionisation dans les pays de l'Union européenne. Toutefois, chaque pays peut étendre cette liste.

    Ainsi, la France a la liste la plus longue parmi les Etats membres qui irradient, avec seize familles de produits susceptibles d'être ionisés (voir tableaux ci-dessous). Mais elle n'est pas la seule à avoir allongé la liste.

    La Belgique, l'Italie, la Hollande et le Royaume-Uni l'ont également fait. Ce dernier ajoute notamment la catégorie fruits et légumes frais, ce qui est interdit dans l'Hexagone.

    Les associations contre l'irradiation se battent pour voir adopter de manière définitive à toute l'Union européenne la version minimale qui n'autorise que les épices et herbes aromatiques séchées et condiments végétaux.

    Pour l'industrie agroalimentaire, l'intérêt de l'ionisation est de garantir une denrée stérilisée. En réduisant de la sorte le nombre de micro-organismes vivants, la durée de conservation de la viande, volaille, et fruits de mer augmente, favorisant les longs transports. Mais ce n'est pas son seul atout. Stoppant la multiplication des cellules, ce traitement va inhiber la germination des oignons, aulx, pommes de terre. Par ailleurs, au niveau gustatif, l'effet est plus neutre qu'avec d'autres procédés comme la vapeur utilisée pour les épices, entraînant une perte aromatique. “En décembre dernier, m'a confié une amie des services de la Répression des fraudes, un fabricant de farce regrettait de ne pas pouvoir irradier un lot de champignons frais pour les assainir, une pratique interdite en France.” Mais, en contrepartie, l'ionisation génère des radicaux libres réputés cancérigènes, et détruit les vitamines A, B1, C, E et K.

    Des effets méconnus sur la santé

    Les traitements créent aussi de nouvelles molécules dont les effets restent peu connus sur l'homme. Les deux techniques employées agissent sur la structure des atomes à l'intérieur des molécules de l'aliment. L'ionisation s'effectue soit par des faisceaux d'électrons générés par des accélérateurs à particules, soit et surtout à l'aide de rayons gamma émis par des sources radioactives, essentiellement le cobalt 60, au pouvoir si pénétrant qu'ils opèrent sur des palettes entières... Les aliments soumis à ces rayons ne deviennent pas radioactifs, mais leur composition se transforme. Un certain nombre de molécules nouvelles, appelées les produits de radiolyse, apparaissent. En particulier dans les aliments gras comme la viande. Détecter leur présence fait d'ailleurs partie des moyens de reconnaître une denrée irradiée.

    Mais les études scientifiques concernant l'impact à long terme sur la santé humaine manquent. De récents travaux franco-allemands financés par un programme européen en 2002 menés en laboratoire sur des rats ont simplement démontré l'existence d'une action biologique. “Le protocole consistait à mélanger la molécule pure avec de l'eau et à abreuver de cette mixture des rats, qui ont alors déclenché des débuts de tumeurs”, explique Eric Marchioni, l'un des auteurs, qui insiste sur la difficulté à divulguer de tels résultats à un public novice. De là à en déduire un effet cancérigène sur l'homme... certaines associations ont tiré un peu vite la sonnette d'alarme. “Il faudrait poursuivre et travailler à partir d'aliments irradiés, mais aujourd'hui plus personne ne veut financer un projet qui suscite autant de polémiques...”, déplore le chercheur de la faculté de Strasbourg.

    Alors qu’en 50 ans, beaucoup d’aliments, à cause de la course au rendement, ont perdu la moitié de leur valeur nutritionnelle, les normes en matière d’alimentation font que les quelques vitamines et nutriments qui restent encore sont voués à disparaître totalement ou presque. Deux exemples parlants : la pomme de terre, qui a perdu la moitié de ses vitamines, de son fer et un quart de son calcium et le brocolis.

     

    Pomme de terre de 136 gr. (pelée avant d'être bouillie)

     

    Calcium

    (mg)

    Fer

    (mg)

    Vitamine A

    (mg) 

    Vitamine C

    (mg) 

    Vitamine B1

    Thiamine

    (mg) 

    Vitamine B2

    Riboflavine

    (mg)

    Vitamine B3

    Niacine

    (mg)

    1951

    11

    0.7

    20

    17

    0.11

    0.04

    1.20

    1972

    5.74

    0.49  

    0.00  

    16.39 

    0.09 

    0.03

    1.15

    1999

    7.97

    0.30

    0.00  

    7.25

    0.09

    0.02

    1.74

    % différence

    -27.55

    -57.14 

    -100

    -57.35 

    -18.18

    -50.00

    +45.00

     

     

    Brocolis 93 gr. (3 lances, congelées)

     

    Calcium

    (mg)

    Fer

    (mg) 

    Vitamine A

    (mg)

    Vitamine C

    (mg)

    Vitamine B1

    Thiamine

    (mg)

    Vitamine B2

    Riboflavine

    (mg)  

    Vitamine B3

    Niacine

    (mg)

    1951

    130

    1.30

    3500

    104

    0.10

    0.21

    1.10

    1972

    87.78

    0.78

    2500

    90

    0.09

    0.20

    0.78

    1999

    48.30

    0.86

    1542

    93.5

    0.06

    0.12

    1.07

    % différence

    -62.85

    -33.85

    -55.94

    -10.10

    -40

    -42.86

    -2.73

         
    Les études ont montré que ces dernières années, les aliments ont perdu au moins 10% de leur teneur en fer, zinc, calcium, sélénium etc. ce qui diminue l’apport nutritionnel par calorie consommé et favorise donc l’obésité et l’affaiblissement de l’organisme. De son côté, l’agriculture bio, avec des rendements moindres, produit des aliments qui contiennent 20% de certains minéraux en plus et 30% d’anti oxydants en plus. Dans certaines tomates biologiques, on a même deux fois plus de certains anti-oxydants que pour les tomates « normales ».

    Aujourd’hui encore, il est question de diminuer l’apport en nutriments au nom de la santé publique. Ainsi, le sodium, par exemple, est dans la ligne de mire des autorités sanitaires . En effet, le sodium est accusé de favoriser l’hypertension. Alors, au lieu d’interdire l’alcool ou le stress au travail, on a mis en place des groupes de travail censés étudier une limitation de la teneur en sodium des aliments pour que la consommation soit diminuée.

    En dehors de cela, certains éléments présents depuis peu dans l’alimentation, notamment les OGM, réduisent nos capacités à assimiler ces nutriments.

    Sous prétexte de « sécurité alimentaire », on va finalement empêcher les gens de trouver des compléments alimentaires qui renforcent leur organisme (même si certains, trop chimiques, sont plus nocifs que bénéfiques pour l’organisme). Les apports nutritifs des aliments ont diminué de 50% depuis le milieu du XXème siècle, du fait de l’industrialisation, de la standardisation alimentaires.

    Une autre étude dans le même style et tout aussi médiatisée à grand renfort de communiqués de presse a été publiée à peu près en même temps par Cochrane, juste avant une réunion du Codex alimentarius (un organisme censé légiférer en matière de norme alimentaires) qui portait sur ces compléments alimentaires à base de vitamines et de minéraux.

    L’irradiation permet de retarder le mûrissement des fruits et légumes, peut tuer les bactéries responsables du pourrissement ou les insectes. En France, les herbes aromatiques surgelées sont ionisées, ainsi que l’ail, les oignons, les échalotes, qui normalement sont des aliments très nutritifs, mais aussi les germes de céréales pour produits laitiers, la farine de riz, la volaille, les cuisses de grenouille congelées, les crevettes congelées, le blanc d’œuf…

    L’irradiation détruit par exemple 80% de la vitamine A présente dans les œufs et 48% du bêta carotène présent dans le jus d’orange.
    En outre, l’irradiation qui détruit des éléments, en crée d’autres, dont certains sont cancérigènes comme les cyclobutanones qui apparaissent dans les aliments uniquement avec l’irradiation d‘acides gras et sont responsables de dommages génétiques chez les rats, le benzène, le xylène ou le toluène, responsables de l’apparition de cancers… Mais bien sûr, aucun risque pour la santé !

    Et puis, l’irradiation fait muter génétiquement les aliments: au bout d‘une heure de rayons gamma, toute la structure moléculaire de l’aliment est cassée, l’ADN est détruit et il n’y a plus rien de vivant à l’intérieur, sans que l’aliment en question ait changé de forme à l’extérieur.

    Il y a donc une autorisation pour irradier un certain nombre d’aliments, mais en 2002 un rapport européen montrait que 2,7% des 5.000 échantillons alimentaires testés dans différents pays européens étaient irradiés et non étiquetés comme aliments irradiés. 29% des compléments alimentaires censés améliorer la santé étaient irradiés (Sauf les compléments alimentaires BIO !).

    Des pays comme le Brésil, la Thaïlande ou l’Afrique du Sud ont l’habitude d’irradier les fruits et légumes exportés. La Chine a 50 centres d’irradiation pour l’alimentation, contre 7 en 2003, et en Europe, plus de 15.000 tonnes d’aliments ont été irradiées. Evidemment, les contrôles sont quasi inexistants, puisque d’après les scientifiques autorisés, il n’y a aucun risque. En France, on a ainsi eu droit à 216 contrôles pour 3.000 tonnes de produits alimentaires irradiés alors qu’en Allemagne, il y a eu plus de 4.000 contrôles pour 340 tonnes.

    La chasse au millepertuis, concurrent du Prozac

    Le cas du millepertuis, une plante utilisée depuis des siècles pour ses effets sur l’humeur et qui pousse partout, est également révélateur de cette tendance à empêcher les remèdes naturels de trouver leur place.

    Le millepertuis, donc, s’utilise à l’état naturel pour régler les troubles de l’humeur (les dépressions « légères et moyennes » du moins, mais aussi l’asthme, les bronchites, les sciatiques…), et a l’avantage de ne pas entraîner d’effets secondaires, ce qui n’est absolument pas le cas des traitements chimiques. Mais surtout, il est au moins aussi efficace sur le long terme que les médicaments.

    On sait en revanche que les « médicaments » contre la dépression ont une fâcheuse tendance à rendre suicidaires certains patients.
    Dans un pays où un tiers des gens sont sous traitements chimiques pour une dépression ou quelque chose qui s’en approche, l’idée d’utiliser des plantes efficaces et sans effets secondaires devrait faire son chemin. Mais, non.... Le formatage médicamenteux a encore quelques beaux jours devant lui.

    Le problème du millepertuis ? 

    Certaines autorités sanitaires considèrent qu’il peut interagir avec des médicaments, et qu’il est, par conséquent, dangereux (mais pas l'inverse !!!!).

    L’Allemagne l’a ainsi classé dans les anti-dépresseurs, et le millepertuis ne s’obtient plus que par ordonnance.

    Et en France, la DGCCRF (directions générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a décidé de l’interdire en 2000 car il réduisait l’efficacité de certains médicaments comme le Prozac, selon l’Afssaps (Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé). Des agents de contrôle ont même fait le tour  des pharmacies pour être sûrs qu’aucune boîte de millepertuis n’était vendue, ce qui a occasionné quelques saisies de la vilaine plante un peu partout en France.

    En 2001, une seule société, Arkopharma, commercialise 80% du millepertuis vendu en France, car l’autorisation de fabriquer des produits à base de millepertuis n’est octroyée qu’au compte goutte par l’Afssaps. 

    Pendant ce temps-là, les cultivateurs bio et autres qui en cultivent se voient saisis et poursuivis puisqu’il est interdit de consommer et de produire cette plante (à cause des interactions avec les médicaments). D’autres plantes séchées vendues en sachet sont interdites, comme le buis, le bleuet, la prêle, le souci, connaissent le même sort…

    En 2002, il revient… avec le statut de médicament. On ne peut donc plus s’en procurer normalement (dans les herboristeries par exemple), et la production est contrôlée.

    Depuis 2000 environ, le millepertuis est la cible de nombreux articles qui pointent sa dangerosité. The Lancet l’a fait, mais le Quotidien du Médecin, en France, l’a fait aussi presque en même temps.

    Plus récemment, en 2005, l’Afssaps a décidé de retirer de la vente et d’interdire la fabrication de tout un tas de produits utilisés en phytothérapie, qui sont en France considérés comme des médicaments « par fonction ». C’est-à-dire que sans être des médicaments, on les utilise pour se soigner et donc ce sont des médicaments, réglementés et contrôlés comme tels. Enfin, beaucoup plus que les vrais médicaments pour lesquels les effets secondaires ne sont pas vraiment un frein. Parmi ces produits, le millepertuis, mais aussi l’aloe vera, l’ephedra, le gui, la rhubarbe…

    Quels produits sont concernés ?

    Les produits qui peuvent être légalement irradiés en France

    Liste obligatoire de l’Union Européenne :

    • les herbes aromatiques,

    • les épices,

    • les condiments.

    Liste spécifique à la France :

    • l'oignon,

    • l'ail,

    • l'échalote,

    • les légumes et fruits secs,

    • les flocons et germes de céréales pour produits laitiers,

    • la farine de riz,

    • la gomme arabique,

    • la volaille,

    • les cuisses de grenouilles congelées,

    • le sang séché et le plasma,

    • les crevettes,

    • l'ovalbumine (additif alimentaire),

    • la caséine et les caséinates (additifs alimentaires).

    L’irradiation détruit les bactéries, mais pas les toxines qu’elles sécrètent, or ce sont ces dernières qui sont responsables des intoxications alimentaires.

    La seule manière de se prémunir des aliments irradiés est de consommer local.

    Chez Anastore c'est BIO, fabriqué en France, donc non-ionisé bien évidemment !!!!

    Maintenant, vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas.

     

    Dans notre corps... nichons la bonne humeur

    En regardant un bocal de cornichons, vous êtes loin de vous imaginer à quel point ces petits légumes verts peuvent changer votre vie personnelle et professionnelle.

    Et pourtant, si vous saviez !

    Le pouvoir du cornichon vient de deux observations. La première est que les hommes et les femmes de bonne humeur ne mangent pas les mêmes aliments que celles et ceux qui sont moroses. Il y a des aliments de bonne humeur et des aliments démotivants ou attristants. Cette action de l’alimentation sur l’humeur est connue de manière rustique depuis plusieurs centaines d’années des naturopathes. A une certaine époque, on empêchait des rats de laboratoire d’avoir accès au tryptophane.

    Leur nourriture ne contenait aucune ration du précieux acide aminé. Comme le tryptophane est la molécule de base de la sérotonine, les rats privés de tryptophane s’enfonçaient en quelques jours dans la déprime. Ils manquaient tout à la fois de sérotonine et de bonne humeur.

    Avec les études récentes, le modèle des relations entre alimentation et bonne humeur est devenu un peu plus complexe et un peu plus adapté à notre vie quotidienne.

    Des études sur des centaines de milliers d’étudiants ont comparé ce que mangent les hommes et les femmes de bonne et de mauvaise humeur. De manière surprenante, celles et ceux qui mangent trois fois par semaine des cornichons, des pickles, des fruits, des légumes, des yogourts de brebis et de la choucroute sont de meilleure humeur.

    Comment un aliment peut-il agir sur le moral et la motivation ?

    Cet effet s’explique par le modèle des psychobiotes. Certains aliments, quand on les consomme régulièrement agissent comme des antidépresseurs naturels. Ils font fabriquer à l’intestin les molécules de la bonne humeur qui remonte au cerveau. La plus connue de ces molécules de bonne humeur est la sérotonine. Elle agit sur les neurones mais elle est produite par l’intestin. On peut donc avec ces psychobiotes construire à chaque repas un peu de sa bonne humeur. Non seulement certains aliments aident à aller bien ou mieux mais la manière dont on les mange influe aussi sur le moral.

    Reprenons notre cornichon, vedette des légumes psychobiotiques. Vous pouvez en le dégustant tranquillement, en vous concentrant sur son goût, aigre au début puis agréable, compléter son action sur la bonne humeur. Vous faites le plein de bonnes molécules et en plus vous apprenez à vous concentrer sur vos sensations, l’action sur vos papilles et dans votre gorge. Si vous n’avez pas au bureau de cornichon sous la main, vous pouvez vous entraîner à la lenteur avec une cuillère de thé ou de café. En étant à l’écoute de son goût, de son odeur et des émotions que le breuvage vous inspire, vous partez à la découverte de vous-même. Vous vous entraînez au plaisir du palais des saveurs (bouche) et à la lenteur. La nourriture ne se vit plus sous le signe du manque mais comme un moment où votre intestin, votre palais des saveurs et votre cerveau se font des clins d’œil et entrent en harmonie.

    Pourquoi ne pas essayer ? Passer du manque à la plénitude, de la course à la zenattitude.

    Les H.E. dangereuses pour votre chat

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