La chrononutrition appliquée aux plantes médicinales consiste à synchroniser la prise d’infusions, décoctions ou extraits avec les rythmes biologiques du corps, afin d’en optimiser l’assimilation et l’efficacité. En choisissant la bonne plante au bon moment, on soutient naturellement l’énergie, la digestion, le stress et le sommeil, sans augmenter la charge sur l’organisme.
Pourquoi l’heure de prise change l’efficacité des plantes
Le corps humain suit des rythmes circadiens d’environ 24 heures qui modulent hormones, température, vigilance, sensibilité digestive et activité enzymatique. Les plantes médicinales agissent par des molécules (terpènes, flavonoïdes, alcaloïdes, saponines, acides phénoliques, etc.) dont l’absorption et l’effet dépendent du terrain physiologique du moment. Prendre une plante relaxante au cœur d’une phase d’alerte, par exemple, risque d’en atténuer l’action et d’augmenter la somnolence non désirée ; inversement, une plante stimulante le soir peut perturber l’endormissement. La chrononutrition végétale cherche donc l’accord fin entre la plante, l’objectif et l’horloge interne.
Quatre fenêtres quotidiennes structurent la pratique : matin (éveil et mise en route), midi (digestion et assimilation), après-midi (vigilance et gestion du stress), soir (détente et récupération). À cela s’ajoutent les chronotypes individuels (matinal, intermédiaire, vespéral) et les variations saisonnières (durée de lumière, température, besoins spécifiques liés au climat). L’approche reste pragmatique : elle propose des lignes directrices et laisse une marge d’ajustement empirique selon tolérance, contexte et préférences.
Les bases pratiques de la synchronisation
- Objectif clair : définir si l’on vise énergie, digestion, stress ou sommeil. Un objectif par fenêtre horaire suffit pour éviter les interférences.
- Forme galénique adaptée : infusion pour les parties tendres (feuilles/fleurs), décoction pour racines/écorces, teinture/extrait fluide pour précision de dosage et rapidité d’action.
- Dosage progressif : commencer bas, observer 3 à 7 jours, ajuster par paliers. La régularité prime sur la quantité.
- Qualité des plantes : privilégier des sources fiables, des plantes correctement séchées et stockées, et respecter les dates de péremption des extraits.
- Synergies intelligentes : assembler 2 à 3 plantes complémentaires par moment de la journée (ex. romarin + maté le matin), éviter les cocktails trop chargés.
Matin (6h–10h) : énergie, clarté mentale et mise en route
Le matin correspond à une montée naturelle du cortisol, d’une vigilance accrue et d’une mobilisation métabolique. Les plantes toniques et nootropes légères se montrent particulièrement pertinentes.
Plantes phares
- Romarin (Rosmarinus officinalis) : stimule la circulation, clarifie l’esprit, soutient la fonction hépatique. En infusion (1 c. à café de feuilles pour 250 ml, 7–10 min), sa note aromatique réveille sans brutalité.
- Ginseng (Panax ginseng) : adaptogène emblématique, améliore la résistance au stress et la performance cognitive. Extrait standardisé (ginsénosides), le matin pendant 6 à 8 semaines, puis pause.
- Maté (Ilex paraguariensis) : caféine plus lisse que le café, riche en polyphénols. Infuser 3–5 g pour 250 ml, éviter à jeun si sensible à la caféine.
- Rhodiola (Rhodiola rosea) : adaptogène nordique, utile pour la fatigue mentale et la stabilité de l’humeur. Prise le matin pour éviter l’insomnie.
- Citronnelle / Verveine : en soutien aromatique doux, facilite une mise en route sereine chez les personnes sensibles aux stimulants.
Exemple de routine matin
Petit-déjeuner + infusion romarin/verveine ; 30 minutes plus tard, maté léger ou rhodiola selon tolérance. En cas de matinées exigeantes, un extrait de ginseng dosé peut remplacer le maté.
Conseils
- Hydratation : boire un grand verre d’eau au lever avant les plantes pour relancer le transit et la thermogenèse.
- Éviter les surstimulations : ne pas cumuler café + maté + ginseng ; choisir l’un d’eux et observer la réponse.
- Petits-déjeuners adaptés : associer protéines/modération glucidique pour stabiliser l’énergie et éviter le crash en fin de matinée.
Midi (11h–14h) : digestion, assimilation et confort post-prandial
La fenêtre du midi est idéale pour soutenir les sécrétions digestives et l’efficacité du péristaltisme, tout en limitant les lourdeurs après repas.
Plantes phares
- Menthe poivrée (Mentha piperita) : antispasmodique, carminative, rafraîchissante. Infusion 5–7 min, à boire tiède après le repas.
- Fenouil (Foeniculum vulgare) : carminatif, aide en cas de gaz et ballonnements. Graines en décoction courte ou infusion couverte.
- Anis vert (Pimpinella anisum) : stimule les sécrétions digestives, douceur gustative facilitant l’adhésion.
- Gingembre (Zingiber officinale) : prokinétique, réchauffant ; utile lors de repas gras ou froids.
- Artichaut (Cynara scolymus) : cholérétique, soutient l’hépatobiliaire ; en extrait le midi si lourdeurs fréquentes.
Exemple de routine midi
Après le repas, infusion menthe + fenouil (250–300 ml). En cas de repas copieux, ajouter gingembre ; si repas gras répétés, un extrait d’artichaut pendant 2–3 semaines peut aider.
Conseils
- Température de la boisson : privilégier tiède/chaud pour ne pas ralentir la vidange gastrique.
- Quantité : 200–300 ml suffisent ; éviter de trop boire pendant le repas si vous êtes sujet au reflux.
- Mastications lentes : associer la tisane à une hygiène de repas (prise de temps, mastications, posture détendue).
Après-midi (15h–18h) : vigilance stable, gestion du stress et productivité
Le creux d’attention de milieu d’après-midi est classique. L’objectif est de soutenir sans perturber le sommeil nocturne.
Plantes phares
- Eleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus) : adaptogène doux, utile dans les journées longues. En extrait le milieu d’après-midi.
- Thé vert (Camellia sinensis) : théine modulée par la L‑théanine ; choisir des thés moins chargés si sensible.
- Ginkgo biloba : microcirculation, soutien cognitif ; éviter après 17–18 h chez les personnes très sensibles.
- Ashwagandha (Withania somnifera) : adaptogène plus sédatif ; une petite dose vers 17 h peut apaiser la transition vers la soirée.
- Schisandra (Schisandra chinensis) : tonique hépatique et nerveux subtil, intéressant en cas de charge mentale durable.
Exemple de routine après-midi
Vers 15h30 : thé vert léger ou eleuthérocoque. À 17h : micro-dose d’ashwagandha pour installer un atterrissage calme sans somnolence.
Conseils
- Limiter la théine après 17 h : sinon le sommeil peut être perturbé.
- Respiration et pauses : associer la prise de plante à une micro‑pause respiratoire (2–3 minutes) pour réinitialiser l’attention.
- Collation judicieuse : noix/yaourt grec/fruit à faible indice glycémique pour stabiliser la glycémie jusqu’au soir.
Soir (19h–22h) : détente, récupération et sommeil
La montée de mélatonine, l’activation parasympathique et la baisse de la température centrale préparent le sommeil. Les plantes calmantes priment.
Plantes phares
- Mélisse (Melissa officinalis) : anxiolytique doux, digestive légère ; excellente pour les soirées agitées.
- Passiflore (Passiflora incarnata) : améliore la qualité du sommeil, réduit les ruminations.
- Tilleul (Tilia spp.) : apaisant général, utile en rituel familial.
- Camomille matricaire (Matricaria chamomilla) : sédative légère, digestive ; alliée des soirées tardives.
- Houblon (Humulus lupulus) : plus sédatif, intéressant en alternance avec la passiflore.
Exemple de routine soir
45 minutes avant le coucher : infusion mélisse + passiflore (250 ml). En cas de réveils nocturnes, alterner avec camomille/houblon.
Conseils
- Rituel fixe : heure de prise stable, lumière tamisée, écrans réduits.
- Température ambiante : pièce légèrement fraîche pour favoriser l’endormissement.
- Éviter alcool tardif : perturbe les cycles du sommeil même si la somnolence initiale augmente.
Chronotypes et personnalisation
Les chronotypes influencent la réactivité aux plantes et la tolérance aux stimulants. Un chronotype matinal (lève-tôt) peut bénéficier d’une légère stimulation tardive (16–17 h) sans conséquence sur le sommeil, alors qu’un chronotype vespéral (couche-tard) y sera plus sensible. La chrononutrition végétale propose d’aligner le schéma de prise sur votre courbe d’énergie propre.
- Matinal : stimulants plus tôt, digestifs au midi, calmants assez tôt (vers 20 h).
- Intermédiaire : suivre le schéma standard et ajuster les volumes.
- Vespéral : limiter fortement théine/caféine après 15 h ; renforcer le rituel du soir.
Pour les travailleurs en horaires décalés, reporter la logique : « matin » = période post‑réveil, « midi » = après le premier repas principal, « soir » = pré‑sommeil, même si l’horloge est nocturne. L’important est la cohérence relative, pas l’heure civile.
Adapter aux saisons
Les besoins évoluent : en hiver, l’énergie et l’immunité dominent ; au printemps, drainage et légèreté ; en été, hydratation et apaisement de la chaleur ; en automne, résilience et terrain respiratoire.
Hiver
- Matin : romarin + gingembre (réchauffant, circulant).
- Midi : fenouil + anis (digestion des plats riches).
- Après-midi : eleuthérocoque ou thé vert léger.
- Soir : tilleul + camomille (récupération, immunité posée).
Printemps
- Matin : romarin + pissenlit (élan + drainage léger).
- Midi : menthe + artichaut (digestion/détox douce).
- Après-midi : ginkgo (clarté mentale pour reprise d’activités).
- Soir : mélisse + passiflore (équilibrer le regain d’énergie).
Été
- Matin : citronnelle + verveine (léger, rafraîchissant).
- Midi : menthe (fraîcheur digestive).
- Après-midi : schisandra ou rooibos (sans théine).
- Soir : camomille (apaisement, hydratation).
Automne
- Matin : rhodiola (résilience au stress de reprise).
- Midi : fenouil/anis (stabiliser la digestion).
- Après-midi : thé vert doux (antioxydants, vigilance).
- Soir : tilleul/houblon (prévenir l’hyperstimulation).
Formes, préparations et dosages
La forme influence l’extraction des principes actifs :
- Infusion : feuilles/fleurs ; eau non bouillante (85–95°C), couvert, 5–10 min. Exemple : mélisse, menthe, romarin.
- Décoction : racines/écorces/graines ; frémissement 10–20 min. Exemple : gingembre (râpé), fenouil (graines).
- Teintures/extraits : prise rapide, dosage précis ; suivre notices des fabricants (standardisation).
- Poudres : pratiques, mais qualité et pureté essentielles ; mélanger à eau tiède ou smoothies.
Règles générales : commencer avec 1 tasse (200–300 ml) par fenêtre horaire ; pour extraits, respecter dosages recommandés et ne pas cumuler plusieurs adaptogènes à haute dose. Enfants, femmes enceintes/allaitantes et personnes polymédiquées : avis professionnel requis.
Synergies exemplaires (par moment)
Matin
- Romarin + verveine : clarté + douceur aromatique.
- Ginseng + citron : élévation nette, agréable au goût.
- Rhodiola + thé vert : performance cognitive, vigilance.
Midi
- Menthe + fenouil : classique antispasmodique.
- Gingembre + citron : stimulation digestivo‑hépatique.
- Artichaut (extrait) + anis : confort post‑repas riche.
Après-midi
- Eleuthérocoque + thé vert : endurance mentale.
- Ginkgo + romarin : microcirculation + focus.
- Ashwagandha + camomille (micro‑dose) : apaisement progressif vers le soir.
Soir
- Mélisse + passiflore : duo sommeil de référence.
- Tilleul + houblon : sédation légère, rituel familial.
- Camomille + lavande (quelques fleurs) : détente nerveuse et aromatique.
Programme type sur 7 jours (exemple)
Jour 1–2 : mise en route
- Matin : romarin/verveine.
- Midi : menthe/fenouil.
- Après-midi : thé vert léger.
- Soir : mélisse/passiflore.
Jour 3–4 : stabilité
- Matin : rhodiola + citron.
- Midi : gingembre + citron.
- Après-midi : eleuthérocoque.
- Soir : tilleul/camomille.
Jour 5–7 : personnalisation
- Matin : ginseng si besoin de tonus, sinon romarin.
- Midi : artichaut (extrait) + anis si repas riche.
- Après-midi : ginkgo ou ashwagandha selon stress.
- Soir : alterner mélisse/passiflore et camomille/houblon.
Tenir un carnet simple (heure, plante, effet perçu, sommeil, digestion) aide à ajuster doses et choix. Après deux semaines, réduire ce qui semble superflu et garder l’essentiel efficace.
Cas pratiques et ajustements
Fatigue matinale + lourdeurs post‑repas
- Matin : romarin + rhodiola.
- Midi : menthe + artichaut.
- Après-midi : eleuthérocoque.
- Soir : passiflore.
Stress flou + endormissement difficile
- Matin : ginseng micro‑dose + verveine.
- Midi : camomille (mix digestion/détente).
- Après-midi : ashwagandha micro‑dose.
- Soir : mélisse + houblon.
Travail tardif + sommeil fractionné
- Matin : rhodiola.
- Midi : menthe/fenouil.
- Après-midi : ginkgo (avant 17 h).
- Soir : passiflore + tilleul ; supprimer théine après 15 h.
Erreurs fréquentes et solutions
- Multiplier les stimulants : solution : choisir un seul tonique le matin et un soutien léger l’après-midi.
- Boire trop froid au midi : solution : tiède/chaud, petite tasse post‑repas.
- Prendre théine tard : solution : basculer vers rooibos/sans théine après 16–17 h.
- Dosages élevés d’emblée : solution : progression par paliers, observation 3–7 jours.
- Ignorer les chronotypes : solution : déplacer les fenêtres selon votre rythme de lever/coucher.
Sécurité, interactions et contre‑indications
Les plantes puissantes (ginseng, rhodiola, ashwagandha, ginkgo, artichaut, houblon) nécessitent vigilance en cas de pathologies, traitements anticoagulants/antihypertenseurs/antidiabétiques, grossesse/allaitement. La règle d’or : vérifier auprès d’un professionnel en cas de doute. Pour les enfants, privilégier des plantes très douces (tilleul, camomille) et des dosages ajustés à l’âge et au poids.
Les personnes anxieuses peuvent être sensibles à la caféine/théine même tôt le matin : préférer romarin/verveine. En cas de reflux gastro‑œsophagien, éviter menthe poivrée concentrée ; privilégier camomille/anis/fenouil en ajustant les volumes.
Intégration dans une routine de vie
La chrononutrition des plantes s’insère dans une hygiène globale : sommeil régulier, gestion de la lumière (exposition matinale, lumière tamisée le soir), respiration et mouvement. Les plantes amplifient les leviers existants, mais ne compensent pas une hygiène de vie déficiente. L’adhésion augmente avec des rituels simples et plaisants (tasses dédiées, pauses conscientes, goûts appréciés).
- Rituels : heure fixe, musique douce, lecture courte.
- Goût : ajuster par citron/miel léger (sans excès au soir).
- Observation : noter effets, adapter sans rigidité.
FAQ rapide
Combien de plantes par jour ? Deux à quatre préparations suffisent, une par fenêtre horaire. Éviter les multiprises qui fatiguent la motivation.
Combien de temps pour sentir un effet ? Les digestives agissent vite (30–60 min). Les adaptogènes se ressentent en 7–21 jours, avec effets cumulatifs.
Peut‑on alterner chaque semaine ? Oui : alterner deux à trois duos par moment évite l’accoutumance gustative et maintient l’intérêt.
Et si je travaille de nuit ? Transposer matin/midi/soir à vos heures biologiques (post‑réveil, post‑repas principal, pré‑sommeil), garder cohérence.
Exemples de recettes simples
Infusion Romarin‑Verveine (matin)
1 c. à café romarin + 1 c. à café verveine, 250 ml d’eau à 90°C, couvert 8 min. Option : zeste de citron.
Menthe‑Fenouil (midi)
1 c. à café menthe + 1 c. à café graines de fenouil, 250 ml, 7 min, boire tiède.
Thé vert léger (après‑midi)
2 g de thé, 200 ml à 80°C, 1–2 min d’infusion, éviter après 17 h.
Mélisse‑Passiflore (soir)
1 c. à café mélisse + 1 c. à café passiflore, 250 ml, 10 min, 45 min avant le coucher.
Méthode d’ajustement en 3 étapes
- Semaine 1 : schéma de base (une plante par fenêtre).
- Semaine 2 : introduire une synergie (deux plantes) selon l’effet observé.
- Semaine 3 : alléger ce qui n’apporte pas clairement, consolider ce qui marche.
Référentiel rapide par objectif
- Énergie : romarin, ginseng, rhodiola, maté.
- Digestion : menthe, fenouil, anis, gingembre, artichaut.
- Stress : eleuthérocoque, ashwagandha, schisandra.
- Sommeil : mélisse, passiflore, tilleul, camomille, houblon.
Conclusion
La chrononutrition des plantes médicinales est une stratégie pragmatique et naturelle qui accorde le moment de prise aux besoins réels du corps tout au long de la journée. En respectant les quatre fenêtres (matin, midi, après‑midi, soir), les chronotypes, la saison et les préférences individuelles, on obtient une routine à la fois efficace et agréable. L’essentiel est de démarrer simplement, d’observer honnêtement les effets, et d’ajuster avec douceur : les plantes accompagnent, elles n’imposent pas. En quelques semaines, une cartographie personnalisée se dessine — avec moins de fatigue matinale, une digestion plus sereine, une vigilance stable l’après‑midi et une nuit mieux structurée. C’est là que la chrononutrition végétale révèle sa force : elle transforme de petits gestes quotidiens en bénéfices cumulés pour un bien‑être durable.
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L’œil est un marqueur du temps qui passe. On ne peut échapper à son vieillissement qui commence dès le premier jour de notre vie.
Cette usure inexorable est cependant considérablement accélérée par notre mode de vie moderne et l’on voit se développer, de plus en plus tôt, des pathologies oculaires qui, auparavant, ne touchaient que les personnes très âgées. Pour retarder l’inéluctable, une prévention active, dès quarante ans est aujourd’hui absolument indispensable.
La lutéine, la zéaxanthine et la mésozéaxanthine sont présentes dans l'œil, auquel elles apportent une protection contre le risque de dégénérescence maculaire et de cataracte, deux maladies ophtalmiques responsables de cécité et de mal vision chez les personnes âgées. Elles permettent également aux yeux en bonne santé de mieux réagir à une lumière éblouissante.
Ces trois caroténoïdes forment le pigment maculaire. Des études ont montré qu'une supplémentation permet d'en augmenter la densité et, par suite, l'efficacité de sa protection.
La densité du pigment maculaire diminue avec les années
La dégénérescence maculaire liée à l'âge se traduit par une destruction des photorécepteurs de l'œil. C'est l'une des causes les plus courantes de cécité chez les personnes âgées. Au fur et à mesure que la DMLA progresse, la vision centrale disparaît, la capacité à distinguer les traits d'un visage, à lire ou à exécuter de nombreuses tâches de la vie quotidienne demandant une bonne vision diminue graduellement.
Des épidémiologistes de Boston ont étudié 356 personnes âgées de 55 à 80 ans ayant une dégénérescence maculaire avancée et les ont comparées à 520 sujets témoins ayant d'autres pathologies ophtalmiques. Ils ont observé une diminution de 42 % du taux de dégénérescence maculaire chez les personnes ayant les consommations les plus élevées en caroténoïdes (essentiellement lutéine et zéaxanthine) comparés à ceux ayant la plus faible consommation.
Un autre groupe de chercheurs a étudié le pigment maculaire de 878 sujets adultes en bonne santé. Ils ont observé un déclin significatif lié au vieillissement de ce pigment protecteur essentiel qui s'aggravait chez les fumeurs et chez ceux ayant des antécédents familiaux de DMLA.
La densité du pigment maculaire liée à l'apport en lutéine, zéaxanthine et mésozéaxanthine
Un groupe de chercheurs de l'étude « Age-related Eye Disease Study » (AREDS) a étudié 4 519 participants âgés de 60 à 80 ans. Ces chercheurs ont évalué la consommation nutritionnelle des participants et pratiqué des examens ophtalmiques périodiques. Ils ont constaté que les personnes ayant la consommation la plus élevée de lutéine et de zéaxanthine dans leur alimentation montraient une diminution des signes de DMLA à l'examen ophtalmique, allant de 27 à 55 % selon les mesures effectuées. Les chercheurs ont conclu de ces observations qu'une consommation plus élevée en lutéine et en zéaxanthine était associée à une diminution du risque de développer une DMLA.
La lutéine, la zéaxanthine et l'éblouissement
La lutéine et la zéaxanthine agissant comme une sorte de filtre solaire pour les yeux, des chercheurs en ophtalmologie ont étudié les effets de ces nutriments absorbant la lumière sur l'éblouissement lumineux, un problème que connaissent les conducteurs, les pilotes et tous ceux qui ont besoin de conserver une bonne vision dans des conditions d'éblouissement. Quarante sujets âgés de 23 ans ont reçu quotidiennement pendant six mois des suppléments de lutéine (10 mg) et de zéaxanthine (2 mg).
Les chercheurs ont ensuite regardé de quelle façon les caroténoïdes affectaient la réaction des sujets à un éblouissement similaire à celui que l'on éprouve en plein soleil ou, la nuit, face à des phares de voiture. Les sujets ayant la densité de pigment maculaire la plus élevée étaient ceux qui réagissaient le mieux aux tests d'éblouissement.
Après six mois de supplémentation, la densité de leur pigment maculaire avait été significativement augmentée et les sujets réagissaient beaucoup mieux aux tests d'éblouissement.
Eyes Protect: le pouvoir antioxydant pour la santé de vos yeux
Eyes Protect est une synergie d'anti-oxydants idéale pour la santé des yeux et l'amélioration de la vision, notamment à l'occasion d'efforts visuels soutenus.
La lutéine et la zéaxanthine sont des anti-oxydants particulièrement actifs au niveau de la macula de la rétine, où elles préviennent les troubles visuels liés à l'âge.
Quant aux myrtilles, elles recèlent de précieux anthocyansosides : ces antioxydants agissent sur la circulation sanguine oculaire et préviennent notamment cataracte, glaucome, et autres dégénérescences oculaires...
Enfin, la vitamine A améliore la vision nocturne, favorise l'adaptation à l´obscurité ainsi que la restauration rapide de la vision après un éblouissement.
Cette formule riche en antioxydants protège aussi votre organisme des radicaux libre et prévient de cette façon le vieillissement.
Moringa : un allié pour diminuer les effets du photovieillissement
Ce n’est pas un hasard si la feuille de moringa est classée parmi les « super-aliments ». Il est très riche en vitamines A et C, en fer, en potassium et même en protéines, et est utilisé pour traiter les infections, les gonflements, les douleurs d’estomac, l’asthme et l’épilepsie.
C’est aussi un booster d’énergie, immunostimulant, qui favorise la vue, la santé cardiovasculaire, qui détoxifie et lutte contre le vieillissement de la peau.
Qu'est-ce que la dunaliella ?
La dunaliella (Dunaliella salina (Dunal) Teodoresco) est une algue verte qui tolère de hautes concentrations de sel. Cette algue contient des caroténoïdes, principalement β-carotène (90% des caroténoïdes totaux) ainsi que de la lutéine (5%). De plus, lorsqu'elle est soumise à des conditions de stress, elle peut accumuler des quantités importantes de β-carotène au niveau des chloroplastes (jusqu'à 14% de son poids sec).
Les autres grandes causes de DMLA
Une prédisposition génétique
Il a été également démontré que la fréquence d’apparition de la DMLA s’élève significativement dans la fratrie d’une personne porteuse de l’affection.
Un phototraumatisme
Toute exposition brutale, aux effets calorifiques des rayons infrarouges, telle que la fixation du soleil, les yeux largement ouverts, l’observation d’une éclipse de soleil ou des éclairs, pendant un violent orage, sans port de lunettes de protection, ou encore l’usage de certains télescopes domestiques.
La préexistence d’une hypertension artérielle (surtout si elle a été difficile à équilibrer ou négligée) et/ou d’une hypercholestérolémie.
La coexistence d’une cataracte, d’une hypermétropie ou/et d’une myopie extrême.
Une étude a montré, qu’il existe une relation statistique directe, entre la progression de la cataracte et la susceptibilité à la DMLA, du fait de l’affaiblissement progressif, des défenses antiradicalaires de la macula.
Les traitements officiels
Les traitements officiels sont assez limités :
On prescrit généralement un complexe antioxydant en cas de DMLA sèche : là, médecine officielle et « parallèle » parlent d’une voix commune !
Comme pour la cataracte, il est possible de traiter la DMLA par la chirurgie. Cependant, il s’agit d’interventions lourdes, dont le résultat reste incertain. Il faut ajouter, que les chirurgiens eux-mêmes ont des avis divergents sur la méthode la plus efficace. Enfin, les complications ne sont pas rares et le patient s’expose à la perte de vision pure et simple.
L’autre acte de la médecine officielle est de prescrire les anti-VEGF en cas de DMLA humide (le pegaptanib, ou Macugen, et le ranimizumab) : apparus au cours de ces dernières années, ces médicaments qui s’opposent à la prolifération de nouveaux vaisseaux au niveau de la macula, apparaîtraient intéressants. Ils devraient retarder la chirurgie, mais leurs interactions médicamenteuses et leurs effets indésirables sont encore mal connus. Ils sont injectés dans le corps vitré au rythme d’une fois par mois environ.
Les nutriments essentiels
Parallèlement, la médecine naturelle propose des compléments alimentaires qui permettent dans une proportion intéressante de ralentir l’évolution de cette maladie, voire de la stopper et d’éviter un certain nombre d’interventions.
Les oméga-3
De façon générale, il faut apporter les acides gras polyinsaturés oméga-3 à longue chaîne (EPA et DHA) qui sont des constituants naturels des cellules visuelles, aussi fragiles qu’indispensables. Deux gélules par jour au cours des repas assureront une bonne prévention. Veillez à ce que ces oméga-3 soient pris en synergie avec vitamine E.
Les vitamines
La défense antioxydante est ici essentielle. Au cours d’études récentes randomisées et statiquement fiables, il est apparu que :
La prise de lutéine (à raison de 10 mg par jour) pendant trois mois induit une augmentation considérable de la densité pigmentaire de la macula lutea chez des personnes porteuses de DMLA avancée. Et au terme d’un an d’une telle complémentation, il a été observé une amélioration de la récupération après éblouissement, de la sensibilité au contraste et de l’acuité visuelle.
Lutéine et zéaxanthine composent la majeure partie du pigment maculaire et réduisent la quantité de lumière bleue, toxique, reçue par les photorécepteurs de la fovéa. Cette propriété ajoutée à leur effet antioxydant indique particulièrement leur utilisation, ou du moins l’utilisation de l’une d’elles, dans la DMLA.
La complémentation alimentaire par une association de bêta-carotène, de vitamines C et E et de zinc réduit la progression de 25 % de la DMLA sur cinq ans et fait régresser la perte de vision de 19 %. Les résultats de cette association se sont révélés supérieurs à ceux de la prescription seule du complexe de vitamines ou de zinc. Formule VitaMinéro est une formule dosée et complète qui contient une large sélection d’éléments essentiels. Formule VitaMinéro aide en période de vie active: physiquement et mentalement Elle contribue à un bon métabolisme énergétique et au bon fonctionnement cognitif.
Les plantes
Pour être efficace, il faut utiliser des extraits concentrés et des doses assez élevées. Ainsi :
-
Le ginkgo
Le Ginkgo biloba (extrait à 24 % de produits actifs) à la posologie de 40 à 80 mg trois fois par jour, est susceptible au bout de six à huit semaines d’améliorer de façon significative la vision lointaine des sujets atteints de DMLA. Son efficacité a été aussi rapportée au cours de la cataracte. Existe également sous forme liquide.
-
La myrtille
La myrtille (extrait à 24 % d’anthocyanidine) également à la posologie de 40 à 80 mg trois fois par jour, est susceptible de ralentir l’évolution de ces deux maladies. Collaskin (20 sachets monodose) et Eyes protect (60 ou 120 gélules) sauront répondre aisément à vos attentes.
-
L’extrait de pépins de raisin
L’extrait de pépins de raisin (à 95 % de pro-anthocyanidine) à la posologie de 50 à 100 mg trois fois par jour, est plus efficace qu’un placebo dans la protection contre l’éblouissement oculaire, trouble particulièrement gênant au cours de la forme sèche de la DMLA. Resvératrol et OPC de raisin, ou sous forme liquide, Vigne rouge BIO, vous permettront d'atténuer le désagrément d'une DMLA.
Glaucome, quand l’humeur aqueuse ne se vide plus
Le glaucome est la destruction progressive du nerf optique, due – dans la grande majorité des cas – à l’élévation de la pression de l’humeur aqueuse qui remplit le globe oculaire et lui donne son tonus. Souvent indolore, cette affection conduit à une baisse progressive de la vision, voire à la cécité.
En France, on estime que le glaucome touche aujourd’hui environ un million de personnes. Mais seulement la moitié des malades savent qu’ils en sont atteints, car cette affection se développe discrètement – généralement sans douleur – après 40 ans. Ainsi, elle n’est souvent diagnostiquée que très tard, à l’occasion d’un examen de routine. Le glaucome concerne 1 % de la population à 70 ans et 2 % à 80 ans et affecte plus particulièrement certaines populations : les Scandinaves, les Africains et les Asiatiques.
Le processus du glaucome
L’humeur aqueuse est régulièrement renouvelée. Elle régulièrement évacuée dans le sang par un tissu spécial (le trabeculum) mais lorsque cette évacuation est ralentie, la pression augmente à l’intérieur de l’œil et comprime le nerf optique. Si le phénomène perdure, ce qui est le cas le plus fréquent, le nerf optique dégénère, c’est-à-dire qu’un certain nombre de fibres meurent sans être remplacées. Lors du processus normal de vieillissement, cette perte est d’environ 5 000 fibres par an sur un total initial d’1,2 million. Au cours du glaucome, le processus est considérablement accéléré. Une myopie ou/et un diabète favorisent l’émergence de la maladie.
Le glaucome à angle ouvert : le plus insidieux
Il y a différentes formes de glaucome dû au vieillissement. La plus courante est le glaucome à angle ouvert et c’est aussi la plus insidieuse car la maladie se développe sans occasionner de douleur et le champ de vision diminue sans affecter l’acuité de la vision centrale.
Ses causes sont avant tout génétiques de sorte que toute personne présentant un seul antécédent familial de glaucome devrait se faire dépister au plus tard à l’âge de 40 ans. Par ailleurs, certains facteurs alimentaires sont considérés par un petit nombre d’auteurs comme des facteurs favorisant : l’excès de protéines au-dessus d’un gramme par kilo et par jour comme l’excès en acides gras trans.
C’est sur ce type de glaucome que les traitements préventifs (voir plus loin) sont les plus efficaces.
Les autres types de glaucome : plus rares et plus graves
Il y a de nombreuses autres formes de glaucome dont le glaucome à angle fermé qui est très douloureux. Ces autres formes résultent généralement de causes diverses parmi lesquelles les plus fréquentes sont :
L’insuffisance vasculaire
Pour une action de prévention, il faut ici s’attaquer aux facteurs de risque (diabète, hypercholestérolémie, hypertension). Votre naturopathe saura cibler vos problèmes alimentaires et rééquilibrer votre alimentation, efficacement.
D’autres problèmes oculaires
Une hypermétropie ou un astigmatisme importants ou encore une cataracte peuvent provoquer un glaucome. Tout comme une maladie inflammatoire de l’œil.
Une émotion violente
Le glaucome peut survenir après une émotion violente ou une insomnie.
La prise de médicaments
Un traitement corticoïde ou atropinique (l’atropine est une molécule très utilisée pour les examens de l’œil).
Les traitements
Le traitement officiel comporte en première intention un traitement médicamenteux (collyre, comprimés), puis en cas d’échec, le laser et enfin la chirurgie. En médecine naturelle, seul le glaucome à angle ouvert peut être traité préventivement et de façon efficace avec des compléments alimentaires naturels comme la vitamine C qui, prise en continu, permet d’abaisser la pression oculaire, un exemple parmi tant d'autres.
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