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Acide Alpha-lipoïque : l'enfer est pour les ERO

Depuis que vous lisez mes articles, je devine que vous vous intéressez suffisamment à la nutrition pour savoir que les antioxydants sont indispensables pour votre santé.

Vous savez par exemple que les fruits et légumes en contiennent de grandes quantités et qu’ils contribuent à réduire le vieillissement. Vous connaissez certainement les caroténoïdes, la vitamine C et vitamine E, le sélénium, et peut-être même les flavonoïdes…

Mais...

  • Sauriez-vous expliquer concrètement leurs rôles dans l’organisme ?

  • Pourriez-vous citer le roi des antioxydants, la crème de la crème, celui qui permet de regénérer tous les autres ?

  • Savez-vous dans quelles situations ils sont incontournables et à quels moments les utiliser ?

Avec cet article, je vais vous apprendre, une bonne fois pour toutes, à quoi servent les antioxydants, comment ils agissent et quels sont les plus redoutables.

L'exploitation de l'énergie des aliments à l'origine de tout

Pour exécuter les nombreuses tâches essentielles à la vie, comme se déplacer, respirer ou transporter des substances dans le corps, nos cellules doivent forcément recevoir de l’énergie de sources extérieures. Cette énergie, nous la trouvons dans les aliments que nous ingérons, et plus exactement dans ceux qui contiennent des protéines, des graisses ou des glucides.

Les organismes vivants qui ont fabriqué ces nutriments ont dû utiliser eux-mêmes de l’énergie, et cette énergie est toujours là !

L’énergie ne se perd jamais, elle se recycle

  • Quand vous convertissez l’énergie chimique contenue dans une entrecôte, c’est l’énergie déployée par le bœuf pour fabriquer ses muscles.

  • Quand vous mangez une pomme, vous puisez l’énergie qu’a déployée le pommier pour produire l’un de ses fruits.

Les animaux puisent leur énergie en consommant d’autres animaux ou des végétaux, tandis que les végétaux réussissent l’exploit de capter et d’utiliser l’énergie du soleil.

Pour la très grande majorité d’entre eux, ils n’ont donc pas besoin de manger d’êtres vivants ! On leur doit d’être en vie car, si l’on y réfléchit bien, toute l’énergie qui circule dans le monde du vivant provient du soleil.

3 nutriments essentiels qui nous maintiennent en vie

Les graisses, les protéines et les sucres contiennent beaucoup d’énergie mais encore faut-il réussir à la convertir ! Si vous vous contentez de casser ces molécules, vous libèrez beaucoup d’énergie mais de manière complètement anarchique et sous une forme explosive très dangereuse.

Aucun animal ne peut réussir à exploiter l’énergie de cette façon. De même que l’explosion d’un réservoir d’essence par exemple ne ferait pas avancer une voiture.

Les animaux ont donc mis au point un système complexe permettant de « brûler » les nutriments en une série d’étapes, à l’aide de plusieurs « ingrédients » supplémentaires, et notamment l’oxygène, que nous puisons dans l’air en respirant.

En s’arrangeant pour transformer les molécules d’origine en des molécules de moins en moins énergétiques, ce système libère l’énergie graduellement, ce qui nous permet de la stocker sous une forme originale : l’ATP.

Quelques notions de base

Sans vouloir être rébarbatif, car la suite de cet article vaut la peine d'être lue, une cellule doit trouver l'énergie nécessaire à son fonctionnement : celle-ci est principalement obtenue par dégradation de molécules organiques, c'est le catabolisme.
Elle doit également fabriquer les molécules de base (glucides, lipides et protides) : ce sont les réactions d'anabolisme.
L'ensemble constitue le métabolisme cellulaire.

Les réactions de dégradation sont dites exoénergétiques car elles libèrent de l'énergie et les réactions de synthèse sont dites endoénergétiques car elles en consomment : l'énergie des premières réactions permet la réalisation des réactions de synthèse.

 

Ceci n'est possible que si un intermédiaire est capable d'emmagasiner cette énergie et de la restituer selon les besoins : les molécules d'ATP jouent ce rôle d'intermédiaire.

L'ATP : une molécule fondamentale

C’est une petite molécule énergétique facilement utilisable par l’organisme pour réaliser toutes les opérations qui nécessitent de l’énergie comme la synthèse des protéines, le passage de certaines substances à travers les membranes cellulaires, le changement de forme d’une cellule ou le battement des cils. Autant vous dire que l’ATP est une molécule fondamentale dans l’organisme. En moins d’une minute, une cellule musculaire utilise près de 10 millions de molécules d’ATP !

La naissance des ERO, ces composés oxydants qui vont précipiter le vieillissement

Ces transformations complexes se font dans nos cellules, et pour la majorité d’entre elles, dans de petites usines qu’on appelle « mitochondries ». Ce sont des compartiments plus ou moins perméables situés dans la quasi-totalité de nos cellules.

A l’issue du processus, les petites usines aboutissement à la production d’ATP ainsi qu’au rejet de plusieurs déchets « propres » : le dioxyde de carbone (CO2) et l’eau.

On dit qu’ils sont propres parce qu’ils ne sont pas toxiques pour l’organisme. Mais ce ne sont malheureusement pas les seuls déchets de la production : au cours des étapes successives, se forment des produits particulièrement toxiques pour les cellules : les espèces réactives de l’oxygène, communément appelées ERO.

Ce sont des éléments très instables qui peuvent s’échapper des usines et réagir avec l’oxygène pour former des composés encore plus toxiques. Ils ont un besoin impérieux d’arracher des éléments aux autres molécules pour acquérir plus de stabilité et sont prêts à attaquer toutes les molécules qui se trouvent sur leur passage. 

Une production inévitable

C’est la rançon du succès d’un système de conversion d’énergie ultra-efficace (nous captons environ 34 % de l’énergie des nutriments alors que l’efficacité d’un moteur d’une voiture atteint à peine 25 %). Nous réussissons à exploiter magnifiquement l’énergie en utilisant de l’oxygène, mais nous produisons à petites doses des molécules toxiques qui peuvent nuire à notre organisme sur le long terme.

Un bon compromis

Pour éviter que ces molécules dégradent des composés importants de l’usine, de la cellule ou des éléments extra-cellulaires (comme les protéines), l’organisme a mis en place une parade originale : il envoie, sur le front, des composés qui vont accepter d’être dégradés par les ERO et qui vont leur donner les éléments de stabilité dont ils ont besoin. Ce sont les fameux antioxydants. 

Je pourrais les comparer à des « soldats » qui se sacrifient pour la survie des éléments plus importants de la « nation ». Ils encaissent les coups à la place des autres. Grâce à eux, les ERO ne « volent » pas d’éléments structurants à des molécules vitales.

Les antioxydants contre les ERO : un combat longtemps équitable

En temps normal, les ERO sont présentes dans nos cellules à des doses raisonnables. L’organisme fabrique alors des quantités adéquates d’antioxydants pour réussir à minimiser les dégâts. Il utilise également des antioxydants qu’il trouve dans les aliments consommés, en particulier dans les fruits et légumes.

Comme nous, les végétaux fabriquent des « soldats » pour lutter contre les ERO et on retrouve logiquement ces composés dans les parties que nous consommons. En réalité, ils en produisent même beaucoup plus que nous ! Contrairement aux animaux, les végétaux doivent s’exposer le plus possible aux rayonnements du soleil s’ils veulent produire de l’énergie. Or, le rayonnement UV est connu pour générer une grande quantité d’ERO (c’est d’ailleurs pour cela que les personnes qui s’exposent trop souvent au soleil sans protection voient leur risque de cancer de la peau augmenter !).

De plus, ils produisent de l’oxygène pur pendant la photosynthèse, lequel entraîne une production accrue de ces molécules oxydantes. Ils s’en défendent en fabriquant un puissant assortiment d’antioxydants.

L’organisme utilise donc deux types de « soldats » pour s’opposer aux ERO : les antioxydants endogènes (c’est-à-dire qu’il fabrique lui-même) et les antioxydants exogènes (qu’il trouve dans l’alimentation).

Et chaque type d’antioxydant a son terrain de prédilection : certains comme la vitamine E sont spécialement entraînés pour évoluer sur des terrains gras tels que les membranes cellulaires, d’autres comme la vitamine C au sein de milieux aqueux tels que le cytoplasme.

Ce combat entre ERO et antioxydants démarre dès la formation de l’embryon après la fécondation et il va durer… toute la vie. Pendant très longtemps, au moins deux décennies, il est très équitable. Les antioxydants neutralisent les ERO, les composants sont très peu attaqués et l’organisme fonctionne de manière optimale. Il arrive même régulièrement que le corps « utilise » les ERO pour communiquer ou combattre des éléments étrangers et indésirables.

Le stress oxydatif : quand les ERO prennent les devants et menacent gravement notre santé

Le stress oxydatif ou stress oxydant correspond à une agression des cellules par des radicaux libres, aussi appelés "espèces réactives de l'oxygène" (ERO).

Ne confondez pas stress oxydatif, qui s'observe au niveau cellulaire, et stress psychologique, au niveau de l'organisme.

C’est après l’âge de 30 ans que les choses se compliquent. A partir de ce moment (mais cela peut être plus tôt ou plus tard), les ERO commencent à prendre les devants. De nombreux facteurs environnementaux comme l’excès de poids, l’ingestion de substances toxiques (fumée de cigarettes, pesticides, métaux lourds, etc.), l’exposition aux polluants de l’air, les infections microbiennes, le rayonnement UV, l’inflammation chronique ou le stress, font que leur nombre augmente progressivement dans l’organisme. Si ces facteurs sont temporaires, l’organisme revoit sa production d’antioxydants à la hausse pour maintenir le statu quo.

Mais s’ils persistent dans le temps, l’équilibre est rompu. C’est à ce moment-là que l’organisme a le plus besoin d’antioxydants d’origine exogène, ceux qu’on trouve dans l’alimentation. La production a atteint sa limite, et le seul moyen d’augmenter les effectifs de « soldats », c’est de consommer davantage d’antioxydants « déjà formés ».

Malheureusement, en général, c’est l’inverse qui se produit : notre consommation d’antioxydants à travers les fruits, les légumes et tous les autres végétaux n’est pas à la hauteur des enjeux.

La supériorité prolongée des ERO entraîne alors rapidement des lésions irréversibles sur de nombreuses molécules biologiques, conduisant à terme, à des pertes de fonction.

Les protéines, premières cibles des ERO

Environ 50 à 70 % des ERO s’attaquent en priorité aux protéines, avec des conséquences plus ou moins graves. En général, elles dégradent les chaînes latérales des protéines, avec une préférence pour les acides aminés soufrés (cystéine, méthionine), basiques (arginine, histidine, lysine) et aromatiques (phénylalanine, tyrosine, tryptophane).

Effet antioxydant de la somatropine naturelle

La somatropine permet une régénération rapide des cellules, ce qui lui vaut ses propriétés nécessaires. Cependant, aujourd’hui, cette hormone est aussi très utilisée pour ses avantages amincissants et pour ses vertus contre le vieillissement.

Pour stimuler la sécrétion de l'hormone de croissance, améliorer la performance sportive et combattre la fatigue, une somatropine naturelle a été développée, riche en acides aminés (L-citrulline, L-ornithine, glycine, L-leucine, L-isoleucine, L-valine, L-tryptophane) et un isolat de protéines de lactosérum le plus pur possible (ISOLATE) afin d'augmenter la masse musculaire.

Certaines somatropines naturelles contiennent également de la levure de bière sèche inactive riche en vitamines B, qui participent à la réduction de la fatigue (morale et physique), et à la régulation de l'activité hormonale grâce à son apport en vitamine B6.

Elles peuvent comporter également de l'extrait sec de graines de fenugrec (Trigonella foenum-graecum L.) titré en saponines stéroïdiennes, des molécules qui contribuent à augmenter les niveaux de testostérone, complétant ainsi l'effet stimulant et régulateur de la somatropine naturelle.

Dégradations et inflammations chroniques

La plupart du temps, ces dégradations sont temporaires car l’organisme peut les remplacer et en fabriquer de nouvelles, mais elles perturbent momentanément le fonctionnement de nombreux systèmes, y compris le système antioxydant lui-même ! Il arrive aussi, et cela devient plus grave, que les protéines endommagées ne puissent pas être remplacées ou évacuées.

Prenons l’exemple de l’athérosclérose, un phénomène inflammatoire chronique qui conduit à la formation de plaques dans les grosses et moyennes artères. Au tout début, les ERO attaquent certaines protéines circulant dans le sang : les LDL et les VLDL. Ce sont des protéines qui transportent du cholestérol à destination de toutes les cellules du corps humain. Lorsqu’elles sont abîmées par les ERO, elles génèrent la sécrétion de messagers pro-inflammatoires et posent donc de sérieux problèmes au système immunitaire.

Des cellules spécialisées font alors le choix de les neutraliser en les engloutissant : ce sont les macrophages. Malheureusement, chez les personnes qui présentent de grandes quantités de LDL et de VLDL (généralement parce que leurs apports en sucres et en cholestérol sont trop élevés), les macrophages ont beaucoup de travail. Comme il y a beaucoup de LDL et de VLDL abîmés par les ERO, les macrophages doivent littéralement se gaver pour réussir à les engloutir tous. Et rapidement, eux-mêmes contiennent des quantités ahurissantes de cholestérol.

Ils en contiennent tellement qu’à certains endroits turbulents de l’écoulement sanguin, ils échouent sur les parois de la couche interne des artères et finissent par former des plaques très dangereuses pour l’organisme. Les fameuses plaques d’athérome.

Dans d’autres situations pathologiques, les protéines dégradées par les ERO ne sont pas détruites par l’organisme et peuvent former des agrégats qui s’accumulent dans les cellules et dans le compartiment extracellulaire.

Les ERO s’attaquent aussi à l’ADN

Malheureusement, les ERO sont particulièrement friands de l’ADN, et notamment de l’un de ses composés, la guanine. Et là, ça n’est plus du tout la même histoire : l’ADN n’est pas une molécule qu’on remplace facilement. Il existe des systèmes de réparation, certes, mais les informations à l’origine de ces systèmes sont inscrites eux-mêmes dans l’ADN. La dégradation de l’ADN à long terme par les ERO dérègle donc de nombreux mécanismes physiologiques et participe directement et indirectement au développement du cancer et du vieillissement.

Avec le temps, les systèmes de réparation de l’ADN deviennent défaillants, ce qui entraîne toujours plus de mutations, et toujours plus de défaillances.

Aucun système n’est épargné quand l’ADN est touché

Cette chaîne de destruction, nous l’avons mise en évidence au cours du vieillissement mais aussi dans la quasi-totalité des maladies chroniques. Elle est la cause directe de plusieurs cancers, de l’athérosclérose et probablement de la maladie d’Alzheimer et du diabète.

L’assaut contre les lipides membranaires

Nos membranes cellulaires sont également les cibles privilégiées des ERO. Celles-ci contiennent des acides gras indispensables pour notre santé : les graisses poly-insaturées (dont font partie les oméga-3). Ce sont ces acides gras qui intéressent particulièrement les ERO. Ils sont responsables de la souplesse de nos membranes, une propriété capitale pour assurer correctement la transmission nerveuse et prévenir le déclin cognitif. Sans eux, nos membranes deviennent rigides et les cellules s’en trouvent considérablement diminuées. Certaines finissent même par mourir.

Les ERO transforment ces acides gras si bénéfiques en nouveaux produits néfastes pour plusieurs activités biologiques. On appelle cela la péroxydation lipidique. C’est une destruction progressive de la membrane cellulaire, et elle se poursuit tant qu’aucun élément de défense ne l’arrête (comme un effet domino). La défense des membranes, c’est justement la mission principale de l’un des antioxydants fabriqué par l’organisme : la glutathion péroxydase.

Les antioxygènes exogènes dont on dispose : du moins actif au plus redoutable

Vous le savez maintenant, quand nos antioxydants endogènes diminuent, les antioxygènes d’origine alimentaire sont décisifs. C’est la raison pour laquelle la consommation d’au moins 5 fruits et légumes par jour (en réalité, il faudrait faire beaucoup beaucoup plus) est importante pour tout le monde, mais encore plus pour les personnes de plus de 30 ans.

3 antioxydants d’origine alimentaire sortent du lot

La vitamine C

La plupart des mammifères sont capables de synthétiser la vitamine C au niveau du foie ou des reins, mais pas l’homme. Il doit donc la puiser dans l’alimentation (environ 100 mg par jour au minimum). La vitamine C est un excellent piégeur des ERO. Elle met fin à la péroxydation lipidique en régénérant un autre antioxydant capable d’évoluer dans les milieux gras : la vitamine E.

La vitamine E

La vitamine E désigne en réalité un ensemble de molécules antioxydantes très semblables, les tocophérols et les tocotriénols. Ils aiment les milieux gras, ce qui leur permet de s’insérer dans les membranes cellulaires. Le α-tocophérol est le plus abondant (environ 10 mg via l’alimentation chaque jour grâce à certaines huiles végétales et à certains fruits à écale) mais il semble que le γ-tocophérol soit le plus efficace (on le trouve dans l’huile de sésame).

L’acide alpha lipoïque, le plus efficace de tous

Vous ne le connaissez peut-être pas et pourtant il s’agit certainement de l’antioxydant le plus efficace. Il est naturellement produit par l’organisme mais on le trouve également dans l’alimentation (en petites quantités dans les légumes feuillus comme les épinards).

Voici quatre de ses propriétés qui le rendent tout à fait exceptionnel :

  • Sa grande polyvalence. Il peut agir à la fois dans un milieu aqueux et dans un milieu gras contrairement à la vitamine E (uniquement dans le gras) et la vitamine C (uniquement dans l’eau). C’est pour cette raison qu’on l’appelle régulièrement l’antioxydant universel.

  • Son pouvoir régénérateur. Il est capable de régénérer les autres antioxydants après qu’ils aient neutralisé d’autres ERO. Il augmente ainsi la durée de vie et l’efficacité de la vitamine E, de la vitamine C et du glutathion (dont il favorise la production).

  • Son effet chélateur. Il présente également la capacité très recherchée de piéger les métaux toxiques comme l’arsenic, le cadmium et le mercure.

  • Son pouvoir réparateur. Non content de s’opposer aux ERO et de régénérer les « soldats » morts au combat, l’acide alpha-lipoïque est capable de réparer certains des dommages oxydatifs infligés aux molécules, et notamment aux protéines. C’est une propriété particulièrement importante surtout vis-à-vis des protéines dont le taux de remplacement est très bas comme la myoglobine.

Un organisme de 20 ans en pleine santé produit suffisamment d’acide lipoïque pour subvenir à ses besoins. Mais définitivement pas un organisme plus « mûr », surtout s’il est atteint d’une maladie chronique, de diabète, de cirrhose ou encore d’athérosclérose.

Actuellement, les chercheurs multiplient les essais cliniques pour comprendre l’étendue des pouvoirs de l’acide alpha lipoïque (AAL). On sait déjà qu’il lutte contre le stress oxydatif, ce déséquilibre qui place les ERO en situation de force. Il renforce les « soldats » dont les effectifs vacillent dangereusement, et ce, avec une efficacité remarquable. Il est donc utile dans toutes les affections associées au stress oxydatif. Une étude a ainsi montré les effets positifs d’une supplémentation en acide alpha-lipoïque (AAL) pour la perte d’audition lié à l’âge.

Mais les études les plus récentes montrent qu’il peut faire beaucoup mieux que ça.

Les pouvoirs de l’acide alpha lipoïque sur le vieillissement : télomérase et horloge circadienne

Il y a plusieurs décennies, les chercheurs ont découvert que nos chromosomes, ces éléments qui portent nos gènes, raccourcissaient de manière régulière en vieillissant. Pour éviter que des gènes ne fassent les frais de cette anomalie, l’organisme a placé des séquences d’ADN complètement inutiles aux extrémités. De cette façon, les chromosomes raccourcissent mais aucun gène ne disparaît. Malheureusement, ces séquences inutiles ne sont pas infinies et tôt ou tard, un premier gène se volatilise, emportant avec lui de précieuses informations génétiques. A partir de ce moment, le raccourcissement inexorable des chromosomes va engendrer la disparition de nombreux gènes et provoquer des dysfonctionnements majeurs dans les cellules, et dans tout l’organisme.

Quand elles atteignent ce stade, la plupart des cellules se suicident pour éviter la catastrophe. C’est une autre composante du vieillissement…

En réalité, il existe une enzyme qui ajoute de nouvelles séquences d’ADN aux extrémités et qui empêche le raccourcissement des chromosomes, mais elle ne s’exprime que dans certaines cellules, notamment celles d’un embryon. Cette enzyme, c’est la télomérase.

En 2015, des chercheurs ont montré que l’acide alpha lipoïque pris sous forme de complément alimentaire stimulait l’activité de cette enzyme, avec des effets positifs observés sur des animaux atteints d’athérosclérose.

Et ce n’est pas tout !

Des chercheurs ont aussi montré que l’acide lipoïque aidait à maintenir un rythme circadien normal. Or, on sait que cette « horloge biologique », qui se dérègle en vieillissant, influe sur un nombre insoupçonnable de fonctions biologiques comme la résistance au stress, la fonction cardiaque, la balance hormonale, la performance musculaire, le métabolisme du glucose… Il a été remarqué chez les animaux supplémentés avec de l’acide lipoïque une meilleure capacité cognitive et une expression génétique d’une centaine de gènes associés à la détoxification et à l’antioxydation comparable à celle des animaux plus jeunes. Plus on améliore notre compréhension de l’horloge biologique, plus on s’aperçoit qu’elle est impliquée dans de très nombreux aspects de la vie. Les rythmes circadiens affectent une flux de processus biologiques critiques : si l’acide lipoïque aide à les resynchroniser, cela pourrait conférer un avantage significatif.

Acide alpha lipoïque et antioxydants : la poursuite des études

Les chercheurs continuent d’explorer les pouvoirs insoupçonnés de l’acide alpha-lipoïque. Avec beaucoup de difficulté comme pour tous les composés antioxydants. L’intérêt de ces substances est d’empêcher le développement de pathologies associées au stress oxydatif et de ralentir le vieillissement. Or, il est très difficile de mesurer ces effets dans des essais cliniques généralement limités à quelques mois.

Une supplémentation de 2, 5 ou même 10 ans peut avoir empêché le développement d’une pathologie, ralenti certains signes du vieillissement ou retardé l’apparition de problèmes auditifs, mais comment le prouver puisque les affections ont été évitées ? Et quand bien même, comment prouver qu’elles ont été évitées grâce à cette supplémentation ?

En fait, c’est un peu le même problème qu’ont les chercheurs à prouver la toxicité à long terme de certains produits néfastes comme les pesticides. Ces derniers fonctionnent exactement de manière opposée : ils augmentent le niveau des ERO et accélèrent l’apparition des cancers et du vieillissement.

Comme il faut parfois plus de 20 ans avant que les effets se manifestent, les chercheurs mettent souvent des décennies à associer les produits et les risques. Ce lien de cause à effet repose avant tout sur des études d’observation et des travaux de laboratoire : les essais cliniques ne sont d’aucune utilité pour évaluer le risque de ces substances (qui voudrait être le sujet d’une supplémentation de 30 ans en pesticides ?).

Pour en revenir à l’acide alpha-lipoïque, les essais cliniques démontrent surtout leurs effets lorsque la situation est déjà dramatique, quand les ERO sont omniprésents, dans le cadre du diabète par exemple. Ils montrent aussi une diminution objective incontestable du niveau des ERO dans les concentrations plasmatiques et une augmentation du niveau des antioxydants.

Pour le reste, il faudra faire confiance aux études d’observation, aux études in vitro et aux études animales, déjà bien fournies.

Comment choisir votre complément d’acide alpha-lipoïque (AAL) ?

On ne peut pas y couper : les compléments d’acide alpha-lipoïque sont forcément fabriqués en laboratoire. Ce processus aboutit à la synthèse d’un mélange de deux formes d’acide lipoïque : la forme R et la forme S. La forme R est exactement la même molécule que celle fabriquée par notre organisme. La forme S, en revanche, n’en est qu’une mauvaise copie et elle semble d’ailleurs totalement inactive.

La plupart des vendeurs proposent des compléments qui contiennent les deux formes car c’est assez coûteux de les séparer. Et c’est là qu’il faut être vigilant : si l’étiquette indique 200 mg d’acide alpha-lipoïque, sans plus de précisions, cela signifie très probablement que le complément contient les deux formes en quantités égales, soit seulement 100 mg d’acide alpha-lipoïque. Même si la forme S parait inoffensive, c’est une molécule qui ne servira à rien dans votre organisme. Si vous le pouvez, préférez donc des compléments ne contenant que de l’acide R-lipoïque comme Acide alpha-lipoïque (AAL)

Choisissez également des compléments dont les dosages par capsule ne sont pas trop élevés : comme la durée de vie de l’acide lipoïque dans l’organisme est assez courte, il vaut mieux prendre de petites quantités en plusieurs fois. Les dosages d’acide alpha-lipoïque (AAL), par voie orale, utilisés dans le cadre des études scientifiques sont de 300 mg, 1 fois par jour.

Dans les études qui ont montré des bénéfices, plusieurs semaines de traitements ont été nécessaires pour en ressentir les effets.

Il est également important de le prendre à distance des repas : les autres nutriments et micronutriments réduisent fortement sa biodisponibilité ! Sans eux, il monopolise deux transporteurs principaux pour traverser la barrière intestinale et gagner les différents tissus.

Enfin, dernier point important, l’acide alpha-lipoïque (AAL) est très sensible à la chaleur, à l’humidité et à la lumière : il est indispensable de le conserver dans un endroit sec et frais.

Le rappel des points importants

  • La production d’énergie à partir des aliments et du dioxygène entraîne l’apparition de composés toxiques pour l’organisme : les ERO.

  • L’organisme parvient à contrôler ces composés toxiques grâce aux antioxydants endogènes (produits par l’organisme) et exogènes (apportés par l’alimentation ou la supplémentation).

  • Au cours du vieillissement et en parallèle de nombreuses maladies, les ERO deviennent majoritaires et dégradent de nombreuses molécules essentielles comme des protéines, des lipides et même de l’ADN.

  • L’acide alpha lipoïque est l’antioxydant universel par excellence : il est à la fois produit par l’organisme et contenu dans certains aliments. Antimutagène redoutable et régénérateur de nombreux autres antioxydants, il agirait également contre le vieillissement. 
     

  • Doses adéquates : 1 gélule de 300 mg d’acide alpha-lipoïque (AAL) en dehors des repas.

La recette pour une production d’énergie efficace et durable

Les ingrédients principaux :

  • Des aliments riches en glucides, en protéines ou en lipides (environ 2000 à 3000 kilocalories par jour).

  • De l’oxygène (soit environ 12 000 litres d’air par jour).

  • De la vitamine B3  que l'on retrouve dans la formule Vitaminéro (qui concourt à la production du NAD, un intermédiaire important).

  • De la co-enzyme Q10 (un intermédiaire qu’on trouve surtout dans la viande et le poisson).

  • De la somatropine naturelle (30 g par jour)

Les restes et déchets produits par le système :

  • Du dioxyde de carbone (CO2).

  • De l’eau.

  • Des substances toxiques pro-oxydantes, les ERO.

Les astuces :

  • Une paroi intestinale en bonne santé pour absorber efficacement les nutriments (glucides, protéines et glucides) et micronutriments secondaires.

  • La supplémentation en antioxydants (surtout en acide alpha-lipoïque (AAL)) et la forte consommation d’aliments bruts d’origine végétale.

  • Eviter toutes les sources supplémentaires d’ERO comme le tabac, les pesticides, la pollution, l’exposition inadéquate au soleil (peau non préparée), l’exposition soutenue aux bruits, etc.

 

Mesdames, augmentez votre libido grâce aux compléments alimentaires

Souvent, lors des consultations, on me pose la question suivante: "Quels sont les suppléments efficaces pour stimuler la libido des femmes ?"

Ma réponse est celle-ci: "Il existe plusieurs compléments efficaces et souvent sans effets indésirables, destinés à augmenter la libido féminine".

Dans la dernière grande enquête sur la sexualité des français, 2% des hommes et 7% des femmes disaient avoir ressenti « souvent » un manque de désir au cours des douze mois écoulés, ils étaient 20% des hommes et 29% des femmes à l’avoir éprouvé « parfois ».

L’absence ou l’insuffisance de désir habituelle (« souvent » ou « parfois » au cours des 12 derniers mois) est croissante avec l’âge :

  • 20% des femmes (et 11% des hommes) de 18 à 24 ans

  • 32 à 35% des femmes (et 13 à 18% des hommes) de 25 à 49 ans

  • 46 à 49% des femmes (31 à 43%) âgées de 50 à 69 ans

Cependant, rencontrer une difficulté sexuelle ne pose pas toujours de problème.

Ainsi, parmi ceux et celles qui déclaraient avoir eu souvent un manque de désir sexuel au cours de l’année écoulée, la moitié des hommes et les 2/3 des femmes estimaient que cela ne posait pas de problème dans le couple.

Qu'est-ce que la libido ?

Le désir sexuel, ou libido, est un état psychologique qui se manifeste par l’envie de s’engager dans un comportement sexuel.

Il n’existe pas de définition reconnue de ce qui constitue un niveau « normal » de désir sexuel et il est désormais avéré que le comportement sexuel (masturbation, rapports sexuels) n’est qu’un témoin indirect et peu fiable du désir sexuel ressenti.

Il est donc important de définir si l’on ressent un manque de libido par rapport à une norme théorique que l’on aurait internalisé, par rapport au niveau de désir du ou de la partenaire, par rapport à une autre période de sa vie (ou de sa vie de couple), ou par rapport à un(e) autre partenaire.

La DHEA naturelle

Pour les femmes âgées de plus de 50 ans, la déhydroépiandrostérone (DHEA) est l’un des plus prometteurs. C’est une hormone stéroïdienne anabolisante que les glandes surrénales du corps humain produisent naturellement à partir du cholestérol. Sa production atteint un pic juste avant la puberté, puis diminue progressivement (à 60 ans, le corps produit moins de 20 % de la DHEA qu'il produisait à 20 ans).

Une étude de 12 mois, randomisée en double aveugle et contrôlée par placebo, a mis en évidence les effets bénéfiques d’une dose quotidienne de 50 mg de DHEA naturelle chez les femmes âgées de plus de 60 ans. Les participantes ont constaté une amélioration de la libido et une meilleure satisfaction sexuelle. Trois autres études randomisées ont montré qu’elle stimulait surtout la libido des femmes pré-ménopausées et post-ménopausées, ainsi que les femmes atteintes de fatigue surrénale.

Pas étonnant puisque la DHEA naturelle peut servir à l'organisme de matériau de départ pour la production d'autres hormones, telles que l'œstrogène, la testostérone ou la Somatropine naturelle (celle-ci, en plus de développer le physique, augmente également la libido).

Le maca

Le maca est une autre option, entièrement naturelle, pour relancer sa sexualité, mais il semble que l’effet soit plus marqué chez les hommes. C’est une plante rare qui pousse sur les hauts plateaux des Andes et qui est réputée pour accroître le désir sexuel d’après la médecine traditionnelle péruvienne.

Des chercheurs ont mis en évidence cette propriété stimulante chez des hommes en parfaite santé au cours d’une étude qui a duré 12 semaines (pour des doses de maca d’1,5 g et 3 g par jour). Une autre étude a d’ailleurs mis en évidence une augmentation de la quantité de sperme et de la motilité des spermatozoïdes. On ignore encore les mécanismes d’action précis de cette plante surnommée « Force des Incas », même si plusieurs chercheurs ont émis l’hypothèse selon laquelle il agirait surtout en tant que tonique général. D’autres études ont montré qu’il pouvait agir également en atténuant les symptômes d’ordre psychologique (comme l’anxiété ou la dépression) qui jouent un rôle certain dans la dysfonction sexuelle.

À condition de le prendre sous forme de complément standardisé en macamides et en macaenes (les principes supposément actifs).

Le cordyceps sinensis

Cordyceps sinensis est le nom botanique d’un champignon, un ascomycète caractéristique de la médecine chinoise, qui lui attribue des propriétés toniques et revigorantes, utiles pour booster l’énergie physique, stimuler le système immunitaire et améliorer l’endurance physique et sexuelle. Il augmente l’activité sexuelle, tant chez l’homme que chez la femme, réduit le cholestérol total et augmente le cholestérol HDL. Le cordyceps améliore les performances physiques, en particulier dans les états de stress accru. Les cordyceps peuvent donc être utiles pour les athlètes et pour ceux qui souffrent d’une baisse de l’efficacité physique, sexuelle et d’un manque de concentration.

Bandix

D’autres possibilités existent, avec la Pastèque, la Grenade, le Fenugrec et les extraits de Ginkgo biloba. Une étude a démontré la puissance d’une formule qui associe ces 4 composés dans Bandix : après 4 semaines de traitement seulement, 70 % des participantes ont rapporté une augmentation significative dans le désir sexuel, 53 % d’entre elles une amélioration de la sensibilité du clitoris et 47 % ont même constaté une fréquence augmentée de leurs orgasmes ! Bandix possède de puissantes propriétés vasodilatatrices qui améliorent la performance sportive et aident à faire face aux troubles de la libido pour les femmes et de l'érection pour les hommes.

La damiana

La Damiana est utilisée comme plante médicinale depuis des temps immémoriaux; une utilisation historique de damiana est le traitement de l’anxiété et de la dépression, en particulier lorsque celles-ci sont liés aux problèmes de performance sexuelle.

Elle convient également pour : la stimulation sexuelle, augmenter l’énergie, oxygéner les zones génitales, l’asthme, la dépression, l’impuissance et les problèmes menstruels, la dyspepsie nerveuse, la constipation atonique, la faiblesse et la léthargie.

Turnera aphrodisiaca (nom latin de la Damiana) est connue en phytothérapie pour son peu de contre-indications et ses nombreuses propriétés bénéfiques comme tonique, aphrodisiaque, expectorante, diurétique et laxative; dans l’herbier, elle est également connue comme antidépresseur et pour les problèmes liés à l’anxiété et au cycle féminin.

Boost Plaisir sex

Cette formule associe des extraits d’une très grande efficacité pour améliorer l'activité sexuelle masculine et féminine. Les "Boost Plaisir Sex" ont un format intéressant. Il est assez connu que certaines personnes n’aiment pas prendre des comprimés, encore moins recevoir des piqûres d’injections dans les veines. Cette contrainte de devoir se balader avec son “sac à médocs” assez voyant, surtout sur les lieu de travail. Cette autre contrainte de devoir prendre son traitement à des doses précises, à des moments précis de la journée, au moins 3 fois par jour.

Ashwagandha

Enfin, dernière possibilité : l’Ashwagandha. Puissant adaptogène, cette plante intégrée depuis plus de 3000 ans à la médecine ayurvédique avait permis d’augmenter l’excitation et la lubrification chez une sélection de femmes en panne de désir sexuel (elles étaient âgées de 21 à 50 ans) dans une étude parue en 2015.

Je vous recommande la lecture de "Booster sa libido en période hivernale", "La schizandra : le fruit de l’amour pour la libido" et de "3 conseils pour rebooster sa libido".

Les solutions naturelles sont donc relativement nombreuses…et efficaces !

Chélation des métaux lourds: Détoxification naturelle

Devant le danger représenté par les métaux lourds pour la santé, certains médecins et spécialistes recommandent la chélation chimique en lieu et place de la détoxification naturelle de l’organisme. Afin de libérer les cellules graisseuses des éléments toxiques, ils utilisent l’administration d’éléments biochimiques qui se lient et neutralisent le mercure ou le plomb, par exemple, et qui sont ensuite éliminés par le système urinaire. Cette méthode ne fait cependant pas l’unanimité, notamment chez les naturopathes, qui privilégient le pouvoir des plantes et des aliments.

De plus en plus de chercheurs s’inquiètent des effets sur le long terme des polluants présents dans notre alimentation. Si ces polluants sont présents dans nos aliments à des doses infimes, l’exposition chronique à ces substances et leur accumulation dans notre organisme posent question. Pour se prémunir face à ces contaminants, des solutions simples existent en prévention ou en détoxification de l’organisme.

Enjeu de santé publique

Depuis plusieurs décennies, la pollution est devenue un véritable enjeu de santé publique. Si on évoque régulièrement la pollution atmosphérique, on oublie très souvent la présence et l’impact des polluants dans notre alimentation quotidienne. Qu’ils soient synthétiques ou naturels, ces polluants alimentaires peuvent avoir des origines très différentes. En effet, ces contaminants peuvent s’intégrer à nos aliments à différents stades de la chaîne alimentaire, depuis leur production jusqu’à leur consommation. Si l’usage intensif des pesticides joue un rôle évident dans la contamination alimentaire, d’autres polluants peuvent s’ajouter à nos aliments lors de leur production, leur transformation, leur conditionnement et leur préparation.

Notre alimentation moderne nous expose ainsi quotidiennement à de nombreux polluants alimentaires dont l’impact sur la santé pose problème. Ces contaminants alimentaires ont d’ailleurs été au cœur de plusieurs scandales alimentaires ces dernières années. Face à ces constats alarmants, de nombreuses études scientifiques s’intéressent à identifier et limiter l’impact de ces polluants.

Faisons le point sur ces polluants alimentaires : qui sont-ils ? d’où viennent-ils ? quels sont les dangers pour la santé ? comment les éviter et les éliminer ?

Zoom sur la chélation naturelle des métaux lourds

Il est fort heureusement possible d’acquérir des réflexes simples afin de faire disparaître le plomb, le cadmium, l’arsenic ou le mercure de l’organisme sans avoir recours aux méthodes chimiques. Ce processus est appelé chélation naturelle des métaux lourds. L’utilisation de la phytothérapie, par complémentation et un rééquilibrage alimentaire adapté permettent d’y contribuer de manière très efficace.

Quels sont les polluants présents dans la chaîne alimentaire ?

Cela fait déjà plusieurs années que nous, naturopathes, tirons la sonnette d’alarme face à la présence croissante de contaminants dans nos aliments. Ce sont d’ailleurs plus de 455 substances qui ont été identifiées dans nos aliments du quotidien. Ce résultat est issu d'une vaste étude réalisée entre 2006 et 2011. Une première édition de cette étude menée entre 2000 et 2004 avait d’ores et déjà pointé la présence de nombreux polluants alimentaires. Cette seconde édition a porté sur plus de 20 000 produits alimentaires consommés par la population française dont des viandes, des poissons, des crustacés, des céréales, des pâtes, des pains ou encore des fruits et des légumes.

Heureusement, les 455 substances identifiées ne présentent pas toutes un caractère dangereux pour la santé. Néanmoins, on compte près d’une douzaine de substances qui présenteraient un risque sanitaire. Parmi ces contaminants, on retrouve notamment le plomb, le cadmium, l’arsenic inorganique, l’aluminium, le méthylmercure, les dioxines, les furanes et PCB de type dioxines, le déoxynivalénol (DON), l’acrylamide, ou encore les sulfites. On considère ces polluants comme persistants, c’est-à-dire qu’ils s’accumulent dans les aliments tout au long de la chaîne alimentaire avant de se retrouver dans nos assiettes.

A l’inverse, on distingue des polluants dits non persistants. Si ces derniers peuvent se dégrader plus facilement que les polluants persistants, on peut malgré tout les retrouver dans notre alimentation. On trouve par exemple le bisphénol A et les phtalates dans cette classe de polluants.

Les bisphénols A,S et F

Le bisphénol A est un composé qui a été utilisé dans la fabrication industrielle des plastiques, en tant que monomère du polycarbonate et en tant qu’additif dans les résines époxy. On en retrouvait donc par exemple dans les boîtes de conserve ou les cannettes de boisson et même dans les tickets de caisse et pouvait être transféré dans les aliments ou par voie cutané avec le ticket de caisse.

Sa toxicité a été bien étudiée. C’est un perturbateur endocrinien maintenant bien connu avec une  activité oestrogénomimétique, une toxicité sur la reproduction, une  activation de la lipogénèse, des effets sur la thyroïde, le développement suspecté de lésions de type néoplasique du sein après une exposition périnatale, sa fenêtre de tir préférentielle étant la période fœtale.

Le BPA est interdit dans les biberons depuis 2011 et dans tout contenant alimentaire depuis 2015.

L’un de ses cousins, le bisphénol S moins connu sur le plan toxicologique, tout comme le F, peut être utilisé comme substitut au BPA. On sait déjà, depuis une étude publiée en 2015, que l’exposition in vitro des testicules fœtaux humains aux bisphénols S ou F réduit la production de testostérone, de façon tout à fait identique à la réduction provoquée par le bisphénol A.

Mais cela ne s’arrête pas là. Des études de 2016 ont montré que le BPS, sur des modèles murins, avait un effet obésogène égal, voire supérieur, au BPA en provoquant une accumulation de lipides et une augmentation de l’expression des gènes adipogéniques. Une étude sur un modèle de préadipocytes humains vient de confirmer cette accentuation de l’adipogénèse.

Ces études montrent que le BPS a des effets aussi voire plus délétères que le BPA et ne devrait, à mon sens, ne plus être autorisé.

A l’heure actuelle, vous ne saurez pas s’il y a du bisphénol S ou d’autres bisphénols de structure proche dans votre boîte de conserve ou dans votre canette car cela n’est pas mentionné. Pour cette raison, je vous recommande de privilégier les contenants en verre et de ne pas faire chauffer tout contenant plastique (je vous suggère d'éviter l'usage du four à micro-ondes !!!) car le chauffage accentue le transfert du contaminant chimique vers l’aliment.

L’aluminium

Ce métal est présent dans  :

L’eau du robinet, car les stations d’épuration qui rendent l’eau potable utilisent du sulfate d’aluminium pour éliminer les matières organiques de l’eau.

Les ustensiles de cuisine en aluminium, casseroles ou emballages (feuille d’alu, barquettes en alu) libèrent du métal dans les aliments (100 g de tomates conservées dans une feuille d’alu toute une nuit peuvent contenir jusqu’à 6,5 mg d’aluminium). Citons également les boîtes de conserve et les boissons en canette.

Les additifs alimentaires sous forme de colorant (E173), d’épaississants, d’anti-agglomérants, d’émulsifiants (E520, E521, E522, E523).

Le E541 dans les viennoiseries et les E554, E555, E556, E559, dans les aliments séchés en poudre ainsi que le sel raffiné et les fromages industriels.

Certains dentifrices et déodorants contiennent du chlorure d’aluminium.

La plupart des vaccins contiennent des doses d’aluminium 50 à 80 fois supérieures aux normes européennes (15 µg par litre).

Certains médicaments, dont de nombreux antiacides, contiennent de l’hydroxyde d’aluminium parfois en forte dose, comme le Maalox (200 mg).

Les effets de l’aluminium sur la santé :

  • L’aluminium est toxique pour le cerveau, il peut être à l’origine de pertes de mémoire ainsi que de la maladie d’Alzheimer. Plusieurs études démontrent que le risque de développer la maladie d’Alzheimer est huit fois plus élevé chez les personnes qui absorbent une quantité anormalement élevée d’aluminium

  • Il peut interférer avec l’assimilation du calcium et du phosphore. Cela empêche la croissance des os (rachitisme) et réduit la densité osseuse (ostéoporose).

  • Sa toxicité peut aussi avoir pour conséquence des douleurs musculaires, de l’anémie, des troubles digestifs, une perturbation de la fonction hépatique, des coliques et une insuffisance rénale.

  • Une pathologie musculaire inflammatoire (myofasciite à macrophages) dont les symptômes sont des douleurs musculaires et de la fatigue avec un peu de fièvre. Les biopsies musculaires (prélèvements de cellules) pratiquées sur ces malades révèlent alors la présence d’une concentration anormale d’aluminium au niveau du muscle où l’on a administré un vaccin contenant de l’aluminium.

  • Une perturbation du système immunitaire  : cause première des maladies auto-immunes.

Le mercure

Les sources de pollution au mercure sont diverses mais la pollution de loin la plus importante provient des amalgames dentaires. Une personne possédant huit amalgames métalliques en bouche (ce qui est la moyenne de la population française) peut s’intoxiquer au mercure à raison de 15 µg par jour. Toutefois, l’importance de la libération du mercure dans l’organisme est très variable. Le mercure est également utilisé comme conservateur dans les vaccins. Le thiomersal est un sel de mercure qui agit comme anti-infectieux et conservateur. Mais il existe d’autres sources de contamination : air pollué (usines), poissons et mollusques, plastiques, encres d’impression, certaines peintures, pesticides organo-mercuriels, en cas de bris de néon ou d’ampoules à économie d’énergie.

Signes de l’excès de mercure :

  • Tremblements musculaires, paralysie, convulsions.

  • Hypersalivation, stomatite, parodontite.

  • Hyperactivité et troubles de l’attention chez les enfants.

  • Autisme.

  • Perturbations du système immunitaire, cause première des maladies auto-immunes.

L’arsenic

L’arsenic est largement répandu dans la biosphère sous forme d’élément trace. Dans certaines régions, les concentrations d’arsenic dans le sol et dans l’eau sont très élevées, que ce soit naturellement ou du fait de l’activité humaine. En effet, l’arsenic est employé comme insecticide dans l’agriculture. On en retrouve surtout dans les céréales (le riz et le blé), les légumes, les fruits de mer.

À une moindre échelle, l’arsenic est utilisé pour le traitement du bois, dans les industries du verre et des pigments, dans les appareils électroniques et pour les alliages.

Signes de l’excès d’arsenic  :

  • Faiblesse, somnolence.

  • Maux de tête, convulsions.

  • Douleurs musculaires.

  • Neuropathie périphérique.

Le plomb

Le plomb est un métal largement utilisé : dans les batteries de voiture, sous forme de tôles plombées dans le secteur de la construction, dans le plastique PVC, dans le cristal et la céramique, sous forme d’écran contre les radiations, dans certaines teintures pour cheveux.

Signes de l’excès de plomb :

  • Effets sur le système nerveux  : hyperactivité, troubles de l’attention, faiblesse intellectuelle.

  • Effets sur la moelle osseuse et le sang : le plomb bloque plusieurs enzymes nécessaires à la synthèse de l’hémoglobine. Ces effets sanguins aboutissent à une diminution du nombre des globules rouges et à une anémie.

  • Effets gastro-intestinaux  : constipation ou diarrhée, goût de métal dans la bouche, douleurs ou crampes abdominales.

Le cadmium

Pour les fumeurs, la source majeure d’exposition au cadmium est la fumée de cigarette. Pour les non-fumeurs, la voie principale d’absorption du cadmium est l’ingestion de nourriture. Cela est dû au fait que ce métal, présent dans le sol, se retrouve à l’état de traces dans les légumes qui y poussent. On en trouve également dans les gaz d’échappement des automobiles.

Signes de l’excès de cadmium :

• Emphysème pulmonaire sans antécédent de bronchite chronique.

• Insuffisance rénale.

• Risque augmenté de fractures osseuses.

L’antimoine

La voie principale de contamination est la présence d’antimoine dans les eaux minérales embouteillées et stockées dans des récipients en plastique de type polyéthylène téréphtalate (PET) car l’antimoine est utilisé comme catalyseur de polymérisation du PET. La concentration d’antimoine est proportionnelle au temps de séjour de l’eau dans la bouteille en plastique qui, on le sait, peut-être assez long.

L’antimoine entre dans la composition de nombreux alliages, auxquels il confère dureté et résistance à la corrosion. On l’utilise également dans les textiles comme retardateur de flamme.

Signes de l’excès d’antimoine :

• Irritation des voies aériennes supérieures (rhinite, laryngite, trachéite).

• Problèmes cardiovasculaires (hypertension, arythmie…).

• Troubles digestifs (gastro-entérites).

• Troubles nerveux (céphalées…).

Origine des polluants présents dans notre alimentation 

Avant de se retrouver dans nos assiettes, les aliments peuvent être contaminés à différentes étapes de leur production, de leur transformation, de leur conditionnement et de leur préparation. Au niveau de la production agricole, on pense facilement aux pesticides et aux engrais, comme le cadmium, les dioxines et PCB, le diméthoane, l’hexachlorobenzène (HCB). Leurs effets néfastes pour la santé sont indéniables. Si certains agriculteurs commencent à s’engager dans une agriculture plus responsable et plus respectueuse de l’environnement, ils représentent malheureusement une minorité des exploitants agricoles à l’échelle du monde.

En espérant que ces engagements soient durables, il faudra également compter de nombreuses années pour lutter contre les dommages causés par l’usage intensif de polluants. Au-delà des pesticides, nos aliments peuvent également être affectés par la pollution de l’air, des sols ou encore des cours d’eau. Bien que certains procédés de transformation permettent de détruire des polluants, ces techniques peuvent néanmoins introduire d’autres contaminants. En effet, ces derniers peuvent être liés à certains traitements des aliments, à des problèmes d’hygiène ou encore à l’ajout d’additifs.

Plusieurs additifs ont d’ailleurs été remis en cause pour leur impact sur la santé, comme les sulfites, les nitrates et les nitrites. Au-delà de la production et de la transformation, l’emballage de nos aliments peut être à l’origine de la présence de certains contaminants, comme l’aluminium.

Dangers des polluants alimentaires sur notre santé

Bien que les intoxications alimentaires à cause de ces polluants soient rares, l’exposition répétée et chronique à ces contaminants peut présenter un risque pour votre santé. C’est l’enseignement de plusieurs études scientifiques dont une étude réalisée et parue en 2013. Les auteurs de cette étude ont montré qu’une association de polluants pourrait aggraver certains troubles métaboliques. Ces derniers seraient notamment connus pour augmenter le risque de survenue de maladies cardiovasculaires ou d’un diabète de type 2.

Pour cette étude, un mélange de quatre polluants a été utilisé : le bisphénol A, le TCDD, le PCB 153 et un phtalate. Ce cocktail de contaminants a été administré à des souris avec un dosage similaire aux doses couramment évaluées dans nos aliments du quotidien. Ces polluants ont été intégrés dans une alimentation riche en gras, représentative de l’alimentation moderne. Une aggravation de l’intolérance au glucose et une altération de la voie des œstrogènes chez les souris femelles, a été constatée. Ce constat est d’autant plus alarmant que l’intolérance au glucose est une des perturbations impliquées dans l’apparition du syndrome métabolique.

Ce syndrome constitue un facteur de risque important pour le développement de maladies cardiovasculaires et la survenue d’un diabète de type 2. Si les résultats furent moins marqués chez les souris mâles, les chercheurs ont mis en évidence une modification dans le métabolisme du cholestérol.

Ce constat rejoint une étude récente sur l’impact des polluants persistants, dont les PCB. Parue en novembre 2016, cette étude associe des taux élevés en PCB et une altération des protéines HDL-cholestérol. Ces dernières sont considérées comme le « bon cholestérol » en raison de leur fonction de transport du cholestérol vers le foie pour favoriser son élimination. C’est pourquoi les auteurs de cette étude s’inquiètent sur le risque des PCB pour la survenue de maladies cardiovasculaires.

Face à toutes ces conclusions, les polluants alimentaires posent question sur leurs effets sur la santé à long terme, leur accumulation au sein de l’organisme mais également l’effet cocktail qui pourrait accentuer leur impact.

Solutions pour éliminer les polluants alimentaires

Si notre organisme a la capacité de se défendre contre des contaminants, certains agents toxiques peuvent s’avérer difficiles à éliminer par l’organisme. En s’accumulant, ces polluants peuvent entraîner des désordres métaboliques et engendrer des complications pour la santé. Pour se prémunir face à ces effets néfastes, il est important d’adopter des mesures préventives pour éviter les polluants alimentaires et protéger l’organisme. 

Des astuces pour éviter certains polluants alimentaires

S’il est malheureusement difficile d’éviter les polluants dans l’air que vous respirez, il s’avère indispensable de limiter son exposition aux polluants présents dans les aliments. Pour cela, quelques conseils peuvent vous aider à faire le bon choix pour votre santé. Pour vos achats alimentaires, il est par exemple conseillé de privilégier des aliments non transformés, sans additifs alimentaires, issus de l’agriculture biologique et portant un label de qualité.

Il convient également d’être vigilant aux emballages des produits alimentaires dont certains peuvent contenir de l’aluminium ou du bisphénol A. Au rayon des poissons, il peut être judicieux de préférer les petits poissons comme le hareng, la sardine, l’anchois ou le maquereau. Ces derniers sont connus pour contenir moins de métaux lourds que d’autres poissons. En cuisine, il est recommandé de bien nettoyer ses fruits et légumes, d’éviter les boîtes en plastique, d’éviter l’utilisation d’aluminium et de préférer des cuissons douces.

Au restaurant, il est parfois difficile de connaître l’origine des produits mais une cuisine faite maison est souvent gage de qualité et de confiance. 

Solutions pour détoxifier l’organisme des polluants alimentaires

Malgré une sélection rigoureuse de ces aliments, il est impossible d’échapper totalement aux polluants alimentaires. Pour se défendre face à ces agents extérieurs, l’organisme dispose de différents systèmes de défense dont certains organes comme le foie et les reins. Ces organes vitaux participent à la détoxification de l’organisme, c’est-à-dire à l’élimination des toxines. Si leur action est indispensable, elle peut s’avérer insuffisante face à l’accumulation de certains polluants comme les métaux lourds.

Heureusement, la communauté naturopathe est parvenue à identifier certaines substances pouvant favoriser la détoxification de l’organisme. Ces substances peuvent agir selon différents mécanismes d’action. Elles peuvent par exemple agir en contribuant à améliorer le fonctionnement du foie et des reins, ou encore en capturant certaines toxines.

Cela est par exemple le cas de l’EDTA, qui est une molécule connue pour être un puissant chélateur du plomb et des métaux lourds. En se liant à ces polluants, l’EDTA permet de les conduire vers les voies naturelles d’élimination. De la même façon, l’acide malique agit comme un chélateur de l’aluminium. Pour capitaliser sur l’action de ces chélateurs, ces derniers sont formulés sous forme de compléments alimentaires pour une détoxification efficace de l’organisme. De plus, d’autres composés ont montré des résultats bénéfiques pour favoriser l’élimination des toxines. Une combinaison d’acide humique et d’acide fluvique a par exemple permis de drainer l’organisme et de faciliter l’excrétion des déchets. En plus de ces actions, cette association bénéfique permet de stimuler le système immunitaire. Véritable atout pour la protection de l’organisme, ce mélange d’acide humique et d’acide fluvique est proposé sous forme de supplément nutritionnel. 

La phytothérapie, une aide précieuse pour la chélation naturelle des métaux lourds

Les plantes aux secours de la santé humaine ? Exactement ! Celles-ci agissent en effet sur nos différents systèmes d’épuration : les reins, le foie, les glandes sudoripares, les poumons, la peau, la vésicule biliaire, les intestins, etc.

Points sur la désintoxication par la médecine naturelle

On recourt en général à des substances chélatrices, capables de former avec les minéraux ionisés des complexes stables, inactifs et hydrosolubles, donc facilement évacuables par les voies urinaires.

Certains de ces produits ont néanmoins un inconvénient majeur, leur non-sélectivité, de sorte que les minéraux indispensables subissent le même traitement, risquant de créer des déficits, voire des carences en calcium, fer, magnésium…

Il n’est donc pas envisageable de s’engager dans une telle désintoxication au long cours sans l’avis, puis le suivi périodique d’un naturopathe. Ces substances ne doivent pas être prises pendant la grossesse ni l’allaitement.

Les algues

Outre l’EDTA qui est le plus ancien des traitements mais qui, molécule de synthèse oblige, n’a pas sa place ici, le second complément chélateur auquel je pense est la chlorella (Chlorella pyrenoidosa). Cette microalgue a d’abord été utilisée au Japon après la Seconde Guerre mondiale pour offrir des apports suffisants en protéines et vitamines. Dans un second temps, il s’est avéré que la chlorella possédait la propriété de chélater les minéraux, à raison de deux ou trois grammes (biologique indispensable !) par jour en continu, des mois durant. Toutefois, il est fréquent de ressentir un certain inconfort (maux de tête, malaise digestif, baisse de l’humeur, douleurs articulaires, etc.) après quelques jours de cure de désintoxication à la chlorella. Certains conseillent d’augmenter, parfois de façon considérable, la posologie. Ce genre de protocole pousse les émonctoires dans leurs limites, au risque de provoquer leur vieillissement accéléré.

Face aux intoxications, il existe une autre algue capable de débarrasser notre organisme de ces métaux très nocifs. Des recherches mondiales ont démontré que la spiruline contient plusieurs principes actifs de la plus haute valeur thérapeutique dont l’alginate qui est un puissant capteur, ou chélateur, de métaux lourds.

Par rapport à la chlorella, le traitement est plus rapide et surtout il ne présente pas ces phénomènes d’aggravation temporaire des symptômes.

La durée du traitement dépend surtout de l’importance de l’intoxication (entre 3 et 6 mois) et il sera de préférence suivi par un naturopathe formé à la chélation.

Propriétés de la chlorella

La chlorella est une algue d’eau douce qui a été découverte en 1890 par le microbiologiste hollandais Martinus Willem Beijerinck. Encore assez peu connue en France, elle jouit d’une excellente réputation au Japon, où elle est employée de multiples façons depuis les années 1950.

Le principal composant actif de la chlorella est la sporopolléine qui constitue sa membrane fibreuse. Celle-ci possède un excellent pouvoir d’absorption des métaux lourds, pesticides, insecticides et autres engrais chimiques divers. Véritable agent de chélation naturelle des métaux lourds, elle aide l’organisme à s’en débarrasser en les fixant et en les éliminant.

Les atouts de la chlorella sont encore nombreux :

  • elle favorise l’oxygénation des tissus et assainit la flore intestinale (effet probiotique) grâce à sa haute teneur en chlorophylle ;

  • elle participe à l’augmentation des défenses naturelles (lymphocytes T) et à la préservation des cellules saines ;

  • elle régule et maintient l’équilibre acido-basique du corps ;

  • elle apaise le système nerveuxdiminue le stress et favorise le sommeil ;

  • elle diminue le mauvais cholestérol (LDL).

Propriétés de la spiruline

La spiruline est un agent chélateur ou détoxifiant, grâce à la chlorophylle qu’elle contient en grande quantité. Ainsi, elle constitue un allié pour la désintoxication du corps en cas d’exposition à des substances toxiques, principalement les métaux lourds tels que l’arsenic, le plomb, le mercure, etc.. Ceci est supporté par une étude réalisée par un groupe de scientifiques bangladais, au cours de laquelle des patients empoisonnés de manière chronique connurent une amélioration de leur condition en 16 semaines.

Mais il n’y a pas que cela ; en tant que puissant antioxydant, la spiruline permet de combattre les radicaux libres, ces substances chimiques qui causent une oxydation cellulaire accélérant le processus de vieillissement et de dégénérescence des tissus organiques. Elle possède en ce sens des vertus tant régénératives que préventives contre l’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques.

Le Chardon-Marie

Plante de la famille des astéracées, le Chardon-Marie n’est pas doté d’une action spécifique à l’élimination des métaux lourds. Il est par contre un puissant purificateur et détoxifiant naturel du foie, organe le plus sollicité dans la chélation naturelle des métaux lourds et l’élimination des produits toxiques circulant dans l’organisme.

Le Chardon-Marie traite également le diabète et facilite la digestion des aliments.

Attention aux émonctoires

Quelle que soit l’intention que l’on a avant de démarrer une cure de désintoxication, il est indispensable de se rappeler que les fonctions émonctorielles vont être réquisitionnées alors qu’elles sont peut-être saturées, voire diminuées. Il est donc évident que la posologie des chélateurs ne doit pas être exagérée et que leur prise doit être associée à celle de certains draineurs.

Exigez IMPERATIVEMENT des compléments alimentaires issus d'agriculture ou aquaculture biologique.

Pour ce faire, en même temps qu’un dépistage des métaux toxiques, il est capital de faire dresser par son médecin traitant un bilan des fonctions hépatiques et rénales avant même de commencer la cure, puisque, de toutes les fonctions émonctorielles, ce sont ces deux-là qui sont majoritairement sollicitées: au minimum, dosages sanguins de la créatinine, des transaminases (ALAT, ASAT) et des gamma glutamyltranspeptidases (GGT).

Ce premier état des lieux présente d’ailleurs un double intérêt : adapter au mieux, la posologie des chélateurs et des draineurs, par votre naturopathe, et servir de repère lorsque de nouveaux contrôles seront pratiqués.

Le souchet: la noix tigrée qui vous veut du bien

Qu'est-ce que le souchet ?

Le souchet comestible est issu d'une plante vivace de 25 à 40 cm de haut, à feuilles minces (5 à 10 mm de large) et allongées, formant une petite touffe, à tige dressée, lisse, à section triangulaire.

La racine donne naissance à des rhizomes grêles qui portent des petits tubercules globuleux ovoïdes, écailleux de couleur jaunâtre. Ces tubercules contiennent environ 50 % de glucides (saccharose et amidon), 22 % de lipides et 6 à 7 % de protéines.

Également appelé la noix tigrée, « pois sucré » « horchata de chufas », « amande de terre »…, est un tubercule originaire du bassin méditerranéen qui est surtout cultivé en Espagne et en Afrique.

Rond et légèrement sucré, il ressemble à une noisette striée de noir, qui est utilisé depuis des siècles pour ses vertus curatives et régénératrices. Il est considéré comme un aliment complet et très intéressant au niveau nutritionnel grâce à ses apports en vitamines, minéraux et oligo-éléments, fibres solubles et insolubles ou en bonnes graisses.

C'est une source de protéines végétales d'excellente qualité en plus d'être extrêmement facile à digérer en comparaison avec d’autres sources de fibres. 

Le souchet est riche en minéraux tels le phosphore, le magnésium, le calcium et le fer. Il apporte aussi des vitamines C et E, de l’amidon, des graisses insaturées, des protéines et quelques enzymes qui facilitent la digestion. À noter que la vitamine E, anti-oxydante, diminue les effets du mauvais cholestérol – LDL – qui est produit dans notre organisme, il est donc fortement recommandé pour la santé cardio-vasculaire.

Il apporte aussi du zinc, qui joue un rôle important dans la croissance, la réponse immunitaire, les fonctions neurologiques et reproductives.

Farine de souchet

Les bienfaits du souchet

Mais le souchet est surtout reconnu pour ses effets bénéfiques sur la santé de l’estomac et de l’intestin grâce à sa teneur élevée en fibres insolubles, qui est supérieure à la teneur en fibres bien connue du son d’avoine, des prunes ou des graines de chia !

Il contribue à l’assimilation des nutriments et aide à réguler la fonction intestinale. Il évite ainsi les constipations et agit comme un coupe-faim qui favorise la perte et la stabilisation du poids. Grâce à son action de régulateur sur le niveau de sucre dans le sang, il est tout particulièrement conseillé dans le cadre d’un rééquilibrage alimentaire pour les diabétiques.

Une aide importante pour contrôler son diabète

Cette maladie, qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang, touche, tous types confondus, plus de 3,5 millions de personnes en France, selon l'Assurance maladie. Et connaît une envolée spectaculaire, à tel point que l'Organisation mondiale de la santé prévoit, si rien n'est fait pour l'enrayer, qu'elle sera en 2030 la septième cause de décès dans le monde derrière les maladies cardiaques, les AVC, le sida, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), les infections respiratoires et le cancer.

Pour faire mentir ce pronostic, en plus d'une activité physique régulière et d'une alimentation variée et équilibrée, invitez régulièrement le souchet à votre table.

Son index glycémique bas, puisqu'il est de 35, n'entraîne pas de pic d'insuline, tandis que sa richesse en fibres en fait un atout puisque, tout comme pour les mauvaises graisses, ces substances alimentaires emprisonnent les sucres et les éliminent par les voies naturelles, ce qui réduit d'autant l'index glycémique du repas.

Enfin, l'arginine que renferme le souchet joue aussi un rôle contre le diabète : il augmente de 34 % l'élimination du glucose et améliore la sensibilité à l'insuline.

Mais le souchet contient également des fibres solubles comme la pectine qui vont être fermentées par les bactéries intestinales. Il a donc un effet pro-biotique très intéressant. Il renforce également notre système immunitaire grâce à sa teneur en arginine, acide aminé responsable de son bon fonctionnement car il augmente les défenses de l’organisme.

Il participe à la cicatrisation de nos organes et est donc particulièrement recommandé dans les traitements des ulcères. 

Le souchet est aussi reconnu comme étant une source importante d’acide oléique (oméga 9), identique à l’huile d’olive, considérée jusqu’ici comme l’huile la plus bienfaisante pour la santé.

Et en plus de tout ça, il est sans gluten et sans lactose, il est donc conseillé d’en consommer régulièrement dans le cadre de tout rééquilibrage alimentaire !

C'est le garde du cœur

Pour maintenir longtemps notre organe numéro un en pleine forme, le souchet est souverain.

Au premier chef, il lutte contre l'hypertension grâce à sa teneur élevée en potassium, un minéral qui régule la pression artérielle, et en arginine, un acide aminé qui favorise la dilatation des vaisseaux sanguins.

C'est également un allié anti-cholestérol : non seulement il apporte des acides gras insaturés, qui ont pour propriété de diminuer le taux de mauvais cholestérol et d'accroître le bon, mais il est aussi source de fibres, ces substances alimentaires qui permettent de piéger les mauvaises graisses et de les éliminer par les voies naturelles.

Un cocktail efficace pour parer aux maladies cardio-vasculaires, infarctus et accident vasculaire cérébral (AVC) en tête. Enfin, il contient de la vitamine E, dont l'action antioxydante, conjuguée à celle de la rutine, une substance de la famille des flavonoïdes, s'oppose au stress oxydatif (source de nombreuses pathologies cardio-vasculaires) que génèrent les radicaux libres.

Farine de souchet

Amélioration de votre flore intestinale

Après une gastro-entérite ou une prise d'antibiotiques, tournez-vous vers cet aliment pour restaurer votre flore intestinale : il renferme des substances aux propriétés prébiotiques qui fournissent de l'énergie aux bonnes bactéries présentes dans l'intestin pour leur permettre de proliférer et d'être ainsi plus efficaces.

Un atout pour tenir à distance les agents pathogènes (champignons, microbes, virus…) responsables d'infections, mais aussi pour favoriser l'absorption des vitamines et des minéraux, faciliter la digestion, prévenir le surpoids et permettre une diminution du risque de cancer colorectal.

Formidable stimulant

Vous vous sentez à plat ? Votre cerveau fonctionne au ralenti ? Pour retrouver votre tonus et booster vos fonctions cognitives, rien de tel que le souchet.

Ce tubercule recèle donc, un cocktail de minéraux et d'oligoéléments tonifiants, notamment du fer anti-anémie et anti-fatigue, du magnésium (dont la carence expose à d'importants coups de pompe, ainsi qu'à une hypersensibilité au stress, sans parler d'une baisse de moral et de troubles du sommeil), du phosphore et du manganèse, tous deux impliqués dans la production d'énergie, et enfin du cuivre et du zinc, qui contribuent au bon fonctionnement de notre système immunitaire.

En outre, il apporte des glucides complexes (environ 30 %), source d'énergie longue durée. C'est donc l'aliment star à inscrire au menu en cas de fatigue, de stress ou avant un effort physique ou intellectuel.

Y a-t-il des contre-indications à sa consommation ?

Riche en fibres, il doit être consommé avec modération si vous avez les intestins sensibles, sous peine de douleurs abdominales. Veillez aussi à bien le mâcher ou, mieux encore, préférez-le moulu ou en farine.

En résumé

  • Excellent aliment riche en fibres avec une saveur agréable.

  • Augmente la vitesse d'absorption des aliments au passage du colon, en réduisant le temps total de la digestion.

  • Augmente la fréquence d'évacuation du système digestif.

  • Influence positivement les irritations du colon, en les réduisant fortement en quelques jours.

  • Grand pouvoir réducteur de la sensation de faim : 30 g par jour, avec des aliments riches en protéines ou des fruits produit un niveau élevé de satiété, constituant un complément idéal pour tous les rééquilibrages alimentaires.

  • Aliment hautement recommandé pour les diabétiques : en ajoutant une cuillerée de souchet pour un rééquilibrage normal, il peut améliorer la quantité de sucre dans le sang.

  • Propriétés antioxydantes.

  • Diminution possible du "mauvais cholestérol" LDL grâce à son contenu élevé en vitamine E.

  • Concentration élevée en acide oléique (beaucoup plus que l'huile d'olive).

  • Recommandé pour les diabétiques grâce à la présence de saccharose et de grandes valeurs nutritionnelles, supérieures à celles du chocolat.

  • Idéal pour les enfants, les personnes âgées et les sportifs. 

Farine de souchet

Conseils d'utilisation

2 à 3 cuillères à café quotidiennes au petit-déjeuner, dans les mueslis, avec des compotes de fruits, dans des yaourts au soja, dans les jus de légumes et de fruits.

Dans les pâtes à gâteaux : 50 % de farine de souchet + 50% de poudre d’amande, pour un gâteau moelleux.

Gâteaux de la joie de Hildegarde de Bingen revisité à la farine de souchet

Ingrédients:

  • 800 g de farine d'épeautre (ou de blé complet) + 200g de farine de souchet

  • 45 g de noix de muscade

  • 45 g de cannelle

  • 10 g de clou de girofle

  • 300 g de beurre clarifié

  • 300 g de miel

  • 300 g d'amandes douces pilées

  • 4 oeufs ou (20g de chia)

  • 1/2 c. à c. de sel de Guérande

  • Eau végétalisée au soja, amande ou riz (au choix)

Préparation :

Mélanger les ingrédients avec suffisamment d'eau végétalisée. Puis faire des biscuits avec un emporte-pièce. Pour finir, les cuire à 180°C pendant 15 minutes.

Les adultes peuvent consommer quotidiennement 4 ou 5 biscuits, les enfants 3.

Bon appétit !

CBD : l'anti-inflammatoire du 21ème siècle

 

Vous pourriez être amenés à confondre trop souvent, au sujet du cannabis, le THC et le cannabidiol (CBD). Et pourtant, le second se distingue du premier par ses bénéfices sur la santé et son utilisation dans un cadre paramédical.

Des deux substances actives les plus connues du cannabis, le CBD est, en effet, la plus intéressante du point de vue des patients qui s’en servent pour apaiser douleurs, angoisses, inflammations, ainsi que de nombreux autres symptômes. Une sorte de cannabis light, cannabis thérapeutique désormais légalisé par de nombreux pays en raison de ses vertus thérapeutiques. Explications.

Qu’est-ce que le CBD ?

Le cannabidiol (CBD) est l'un des nombreux cannabinoïdes présents dans le cannabis avec le THC. Contrairement au THC, il n'a pas d'effet "défonce", mais des effets d'apaisement et de relaxation musculaire. Il est autorisé en France et on en trouve en cristaux, dans des crèmes, dans des huiles, dans des e-liquides (pour le vapotage). La Suisse a été plus loin et propose dans des kiosques des fleurs de cannabis à fort taux de CBD (10%) et faible taux de THC (0,2%) comme la Blue Dream. Ce cannabis n'est à priori pas autorisé en France.

Le CBD aurait un grand potentiel thérapeutique (antioxydant, anti-inflammatoire, anticonvulsif, antiémétique, anxiolytique, hypnotique ou antipsychotique), bien que des études soient nécessaires pour confirmer son potentiel.

Mais aujourd’hui, alors que les atouts médicaux du cannabis attirent de plus en plus l’attention, des variétés sont produites spécifiquement pour contenir des niveaux importants de CBD. Il est ainsi possible de trouver des graines de cannabis (à visée médicale) ayant plus de 6 % de CBD, ce qui est énorme… Et assez rare. Une concentration de 1 % est largement suffisante pour couvrir les besoins des patients, le CBD s’avérant très efficace.

Quelle est la différence entre le CBD et le THC ?

Sur les 500 cannabinoïdes différents qui existent dans le cannabis, le THC est certainement le plus connu des consommateurs, même si le CBD commence à s’imposer. Tout simplement parce que le THC (9-tétrahydrocannabinol) est le composant dit « psychoactif » du cannabis. En agissant directement sur le système nerveux, il affecte le fonctionnement du cerveau et peut changer les perceptions, modifier l’humeur et transformer le comportement. C’est généralement pour ces effets que le THC est consommé : il rend « high » !

Contrairement au THC, le CBD ne fait pas « planer ». Son rôle est même exactement inversé : il tend à contrer les propriétés psychoactives de son grand frère, et les retarde parfois (peuvent aussi durer plus longtemps). C’est ce qui explique son orientation médicale. Pour autant, il n’est pas totalement dénué d’effets psychoactifs : le CBD génère une sensation de soulagement à l’instar d’un sédatif.

Ensemble, THC et CBD voient leurs effets se décupler. La conjonction des deux molécules permet d’agir puissamment sur l’anxiété et sur les douleurs, avec de meilleurs résultats que dans le cas du seul THC (dont les effets sont parfois mal ressentis par les utilisateurs).

Notez tout de même que le cannabis à forte teneur en CBD ne peut pas remplacer le THC, pour ceux qui recherchent essentiellement les effets psychoactifs de la substance. Les propriétés idoines ne sont atteintes qu’à hautes doses de CBD, et encore, sans aller jusqu’à un effet relaxant équivalent à 100 %. En d’autres termes, le CBD ne peut pas servir de produit de substitution pour les gros consommateurs de cannabis riche en THC.Cbd10 click hereCbd25 click here

Comment fonctionne le CBD ?

Dans l’organisme, le CBD joue le rôle de catalyseur. Il optimise la réponse naturelle à la douleur, mais aussi aux angoisses et à l’anxiété. Comprenons-nous bien : le CBD n’élimine ou n’empêche pas la douleur et l’anxiété, mais il agit sur le système nerveux pour réduire l’impact de l’un et de l’autre. Cela, en envoyant des signaux qui, en substance, intiment à l’organisme de ne pas s’en soucier et de vaquer à ses occupations.

Cette substance est d’autant plus efficace qu’elle fonctionne comme un prolongement des propres défenses naturelles de notre système nerveux. Si les cannabinoïdes nous font de l’effet, c’est parce que le corps humain possède les récepteurs adaptés et qu’il produit lui-même une sorte de THC naturelle, dans des concentrations toutefois très limitées. On parle de « récepteurs CB1 » (surtout présents dans le cerveau et le système nerveux central) et « CB2 » (essentiellement installés dans les organes périphériques et dans les cellules liées au fonctionnement du système immunitaire).

Ces récepteurs « fixent » les molécules de THC, mais aussi celles du CBD, de façon plus indirecte. Ce dernier interagit aussi avec d’autres récepteurs de l’organisme, ce qui renforce ses propriétés médicales.

Quels sont les bienfaits du CBD ?

Les effets positifs du CBD sont très nombreux, et connus depuis une quinzaine d’années. Ils surpassent de loin tous les autres cannabinoïdes pour ce qui est de lutter contre :

  • Les douleurs

  • Les inflammations

  • Les nausées

  • Les crises d’angoisse

  • L’anxiété

  • Certaines affections mentales (schizophrénie…)

  • Les maladies cardiovasculaires

  • L’épilepsie

  • L’arthrose rhumatoïde

  • Le diabète

  • L’alcoolisme

Voici ses principales applications sur différentes douleurs

  • les douleurs rebelles ou infernales

  • les douleurs aiguës et chroniques

  • les atteintes musculaires et articulaires

  • les maux de tête et les migraines engendrés surtout par le stress et les troubles du sommeil

  • les douleurs neuropathiques et fibromyalgiques

  • les troubles du sommeil résultant de douleurs diverses.

La liste est longue, et n’a pas fini de s’allonger. Retenez que le CBD permet surtout de contrer les douleurs musculaires et neuropathiques. Des symptômes difficiles à atténuer avec les traitements classiques. Le cannabidiol peut ainsi faire des miracles dans la réduction des symptômes douloureux d’origine neurologique et dans l’amélioration de la qualité de vie des patients atteints de fibromyalgie, par exemple.

Il faut néanmoins garder à l’esprit que l’étude du CBD (isolé des autres substances actives du cannabis) est relativement récente. La recherche médicale se poursuit. Elle laisse d’ores et déjà entendre que l’impact du CBD sur le traitement des malades pourrait ouvrir la porte à des traitements révolutionnaires, équivalents à la découverte des antibiotiques. Certaines études montrent, par exemple, que les molécules THC et CBD agissent contre les rhumatismes, aident à réduire les nécroses qui suivent les infarctus, et peuvent même s’attaquer aux cellules cancéreuses, d’autant plus efficacement qu’elles sont combinées.

Le CBD est-il légal ?

La substance concernée par la prohibition dans de nombreux pays n’est autre que le THC, aux effets psychoactifs. Ce n’est pas le cas du CBD, qui peut être acheté et consommé sous des formes variées. En France, la commercialisation du CBD est donc légale depuis une annonce du ministère de la Santé en novembre 2017. Une décision motivée par le fait que la substance, dépourvue de tout effet psychotrope, n’est pas addictive ni toxique.

Toutefois, les produits vendus légalement contiennent seulement une faible concentration de THC (moins de 0,2 % en France), ce qui réduit certes les effets  » négatifs  » de la consommation, mais atténue également les propriétés médicales du CBD qui fonctionne mieux quand il est associé au THC.

Enfin, il faut savoir que la légalisation du CBD ne concerne pas la résine de cannabis destinée à être fumée. Exception faite du CBD sous forme e-liquide à consommer par le biais d’une cigarette électronique.

Le CBD pas cher, un mythe ?

A partir des premiers constats que j'ai pu faire, plusieurs évolutions sont possibles.

D’abord la loi de l’offre et de la demande joue plutôt en votre faveur. Qui plus est on peut aisément supposer que les techniques de fabrication vont progressivement se standardiser et s’homogénéiser. Ce qui pourra se traduire par une baisse des prix (ce processus est hélas très lent).

Ensuite, il vaut probablement mieux pouvoir accéder au CBD dans des ordres de prix nécessaires pour assurer le respect de normes encore très délicates en France. Plutôt que de le voir complètement interdit faute d’une transparence totale de la part des fabricants. A trop vouloir optimiser les prix, le risque peut être de saboter un marché. Un marché qui n’est encore que dans sa toute première phase et qui a encore besoin de temps pour atteindre sa maturité.

Le meilleur prix n’est pas toujours l’option la plus confortable, ni la plus rapide à mettre en œuvre.

Faites confiance avant tout aux sites de vente en ligne, tenus par des professionnels de santé qui sauront mieux vous conseiller.

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Les différents produits à base de CBD

Tout comme le THC, la molécule CBD peut se trouver sous diverses formes. On la trouve notamment dans les graines de haschich, dans la plante de chanvre et particulièrement les têtes de beuh, mais aussi sous forme d’huile et de e liquide CBD. Il est également possible d’extraire le cannabidiol pour en faire des cristaux, de la cire, ou encore de la crème.

  • Les graines de cannabis

Les graines CBD désigne des graines permettant de produire du cannabis ayant un taux de cannabidiol élevé (supérieur à 4%). La proportion en THC et en CBD des plantes est en effet prédéterminer par le phénotype du chanvre exploité, c’est à dire par l’ensemble des caractères biologiques d’une variété. Ainsi soit la plante de chanvre est prédestiné en fonction de la plante mère à produire un maximum de CBD cannabidiol, soit elle est programmé pour favoriser l’émission de THC tétrahydrocannabinol.

Il existe de nombreuses variétés de graine de cannabis CBD. Que vous préfériez une weed Sativa, une weed Indica ou encore une weed hybride, il est possible de choisir entre de nombreuses espèces : CBD Kush, Yummi, Black Widow, Med Gom, Crimea Blue, Phatt Fruity, Skunk Haze, Shark Shock, Medi-Haze… Ces différentes variétés ont des taux variés en THC et en CBD, des modes de cultures différentes, des délais de floraison plus ou moins long, et des effets propres.

  • La fleur

La fleur CBD est couramment appelé weed, hash, chanvre ou encore herbe CBD. Elle désigne la marijuana, c’est à dire les herbes produites par le chanvre et qui contiennent les molécules cannabinoïdes. Tout comme les graines, les fleurs de cannabis sont prédéterminés à produire principalement du THC ou du CBD selon l’ADN de la plante.

Les fleurs de cannabis CBD ressemblent en tout point aux fleurs de cannabis THC : les têtes de beuh sont de couleurs vertes plus ou moins intense et se broient facilement à la main ou à l’aide d’un grinder. Toutefois l’odeur est plus subtile et concis bien que toujours agréable.

Attention si vous faites de la culture de chanvre chez vous, les plantes peuvent être femelle, mâle, ou hermaphrodite. Lors de la floraison les plantes femelles produiront des têtes de weed, tandis que les plantes mâles et hermaphrodites élabore du pollen. Il est recommandé de ne pas laisser les cultures de cannabis mâle et hermaphrodite dans le même espace que les femelles aux risques que les têtes de chanvre soient chargées en graines et non pas en cannabinoïdes.

Comment consomme-t-on le CBD ?

Il existe plusieurs façons de consommer du CBD, mais les plus efficaces sont celles qui passent par les voies naturelles – car le CBD est considéré comme un complément alimentaire. Quelles sont les méthodes les plus répandues ?

  • Sous forme d’huile, que l’on absorbe à l’aide d’un goutte-à-goutte. Il suffit d’ajouter quelques gouttes à un aliment ou une boisson, ou simplement de placer la pipette sous la langue pour un effet plus rapide.

  • Sous forme de pâte, absorbée avec des aliments ou seule.

  • Sous forme de gélules ou de capsules, généralement en gélatine, contenant chacune une dose fixe de pâte de CBD. Comme un médicament, la capsule se dissout dans l’estomac. Cette posologie permet une absorption aisée du CBD, par exemple au travail ou en déplacement. C'est la forme la plus stable et la plus constante.

  • Sous forme de chewing-gum, une méthode appréciée parce qu’à la fois simple et pratique. De la pâte de CBD (à dose fixe) est mélangée à des ingrédients naturels pour une posologie très discrète.

  • Sous forme de e-liquide, utilisé dans une cigarette électronique. Absorbé par les poumons, le CBD passe très rapidement dans le sang (plus vite que dans le cas d’une ingestion).

  • Sous forme de produits cosmétiques, à appliquer sur la peau. Le CBD est surtout utilisé par ce biais pour traiter des troubles localisés (douleurs aux articulations, acné, maladies de la peau, etc.), en complément des produits classiques.

Les gélules de CBD (cannabidiol) sont efficaces pour accroître votre immunité. Ce complément alimentaire vous aide à faire face au stress et se met au service de votre bien-être tant physique que psychologique en vous aidant à surmonter la dépression, l’anxiété, les craintes, la solitude, le sentiment d’inutilité ou encore celui de culpabilité.

Les gélules de CBD permettent une relaxation générale et sont donc utiles pour aider à apaiser les irritations nerveuses, et participent efficacement à la conduction nerveuse, en réduisant ainsi les symptômes et en permettant une relaxation générale.

Le CBD est un nouveau complément alimentaire, obtenu à partir de dérivés du chanvre. Il contient des antioxydants qui aident à lutter contre les effets du stress et contribue au bon fonctionnement et à l’équilibre de votre organisme.

Quelle dose de CBD pour une efficacité optimale ?

La dose utile de CBD dépend de facteurs variables :

  • la concentration du CBD ;

  • le poids de chaque individu ;

  • des facteurs biologiques individuels ;

  • la sévérité de l’affection ou des symptômes initiaux.

Pour une moyenne corporelle de 70 kg et une standardisation de 17 % de CBD, la dose optimale s'établit à 25 mg mais elle peut être graduellement augmentée en fonction des résultats obtenus jusqu'à 50 mg (une dose qu'il n’est pas recommandé de dépasser). Le CBD peut également être vaporisé mais la forme la plus stable et la plus constante reste la capsule ou la gélule parfaitement dosée, administrée par voie orale.

Demandez conseil à votre professionnel de santé.

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Existe-t-il des effets secondaires avec le CBD ?

Contrairement au cannabis stupéfiant qui contient généralement autour de 15 % de THC, le cannabis utilisé ici n’en contient pas. Il ne présente donc aucun effet psychotrope sur le consommateur et dispose d’un excellent profil de sécurité chez l’homme.

Une fois ingéré, le CBD est rapidement distribué dans l’organisme. Sa nature lipophile lui permet de passer rapidement à travers la barrière hémato-encéphalique et de gagner ainsi les tissus cérébraux. Il n’altère pas le rythme cardiaque et n’influe ni sur la pression sanguine ni sur la température corporelle. La demi-vie du CBD est d’environ 9 heures : il est ensuite excrété dans l’urine sous une forme métabolisée.

Il n’y a à ce jour pas le moindre problème de santé publique associé à l’utilisation nutritionnelle du CBD.

Précautions d’emploi : À utiliser dans le cadre d’un régime alimentaire varié, équilibré, et d’un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Tenir hors de portée des enfants. Pour les femmes enceintes et allaitantes, demander conseil à votre professionnel de santé. Ce produit n’est pas un médicament. À conserver dans un endroit frais et sec à l’abri de la lumière.

 

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