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Fabrication

Avant de faire sonner la cloche, il faut la fabriquer :

Avant d’être "coulée", la cloche fait l’objet d’une étude très minutieuse car elle se caractérise par une note de musique. La note de la cloche est déterminée par les dimensions et la géométrie de la cloche caractérisée par son diamètre et l’épaisseur au point de frappe.

Pour fabriquer une cloche, nous allons devoir construire un moule ayant déjà la forme en creux d’une cloche et dans lequel nous verserons du métal en fusion. Le matériau de moulage est un mélange d’argile, de poils de chèvre et de crottin de cheval. Les poils de chèvre servent d’armature souple et poreuse et le crottin de cheval augmente la résistance de l’argile à la chaleur. La partie capitale de la fabrication est le moulage. Le procédé employé est celui que tous les fondeurs de fonte appellent "moulage à la trousse" : une planche tournant autour d’un axe vertical fixé dans le sol ; son profil représente exactement la section de l’objet qu’on veut former, et il donne en tournant les dimensions voulues à la terre qui constitue le moule. Le moule d’une cloche se compose de 3 parties : le noyau, la chape, et, entre les deux, une partie intermédiaire dite "fausse cloche" qui est en terre ce qui sera la cloche en métal. Ces 3 parties se forment successivement en partant du noyau qui leur sert de soutien.

·        1ère étape : le noyau

Sur une maçonnerie de briques réfractaires assemblées avec un mélange d’argile, de crottin de cheval et de poils de chèvre, on charge encore du même mélange, en plusieurs couches, pour venir épouser la forme intérieure du gabarit. Pour sécher le noyau, on entretient à l’intérieur du moule un foyer de charbon de bois et l’on obtient bientôt le noyau dur et poli ayant la forme intérieure de la cloche. Puis, on enduit cette partie d’une couche isolante pour que la deuxième n’adhère pas sur la première.

·        2ème étape : la fausse cloche

Entièrement en terre, la "fausse cloche" doit tenir sur le noyau la place qu’occupera plus tard le métal. Le gabarit est découpé selon le profil extérieur, l’espace vide donnant le volume de la future cloche. Sur une légère couche de cendre destinée à empêcher l’adhérence du noyau à la fausse cloche, on dépose le mélange argile et poils de chèvre d’abord en couche épaisse puis très fine, de la même manière que pour le noyau. La fausse cloche est enduite de gras de bœuf ou de suif chaud (selon les ateliers) pour la lisser parfaitement.

·        3ème étape : la pose des décors

La pose des ornements et des inscriptions de la cloche est une opération délicate. Les ornements et inscriptions ont été préparés sur des matrices sculptées en creux dans du buis. De la cire tiédie et comprimée vient épouser fidèlement toutes les finesses de la matrice, puis ils sont découpés et quand ils n’ont plus de bavures, on les colle sur le suif et le moule présente alors l’aspect de la future cloche.

·        4ème étape : la chape

On charge la fausse cloche du mélange argile, crottin de cheval et poils de chèvre, en plusieurs couches et au pinceau de façon à bien prendre l’empreinte de tous les décors. Ces couches de plus en plus épaisses vont venir former une carapace autour de la fausse cloche appelée la chape. On ne commence à faire un peu de feu pour activer la dessiccation que lorsque la chape en formation a acquis assez de solidité pour se soutenir seule sur la cire ramollie, alors l’opération va plus vite, on pousse rigoureusement le feu intérieur, le moule devient brûlant, la cire et le suif fondent et sont absorbés par la terre. Le moule est alors achevé.

·        La tête ou la couronne de la cloche

Le moule ne possède pas encore les anses destinées à soutenir la cloche et qui couronnent son sommet. Cette partie du moule se fait séparément, on part d’un modèle en cire qu’on enduit d’argile. Cet élément est ensuite chauffé dans une étuve à 100°C, afin que la cire fonde et laisse son empreinte en creux. C’est la technique dite de "la cire perdue". On pose alors la partie supérieure du moule appelée "tête d’anses" et on l’ajuste sur le moule de la cloche. Ainsi fait, le moule ne fait qu’un bloc.

·        L’ouverture du moule

Les parties du moule sont construites. Par le chauffage plus intensif du moule, la cire des décors fond en laissant son empreinte en creux à l’intérieur de la chape. On soulève alors la chape pour pouvoir casser la fausse cloche. Ainsi, en reposant la chape, on obtient un vide dans lequel nous pourrons déverser le métal en fusion et pour couronner le tout on replace la tête d’anses à la partie supérieure de la chape.

·        La coulée de la cloche

Le bronze de cloche (l’airain) est un alliage de 78% de cuivre et 22% d’étain qui est fondu à 1200°C. Pour les cloches de moins de 500 kg, le métal est fondu dans un four à creuset. Une poche de coulée est maniée à la main ou à l’aide d’un palan pour récupérer le bronze du four et le déverser dans le moule. Pour les cloches de plus de 500 kg, les moules sont construits et enterrés dans des fosses pour empêcher au métal de faire éclater le moule, et de soulever la chape. Si la chape prend de la largeur sous la pression du métal, le diamètre de la cloche change, son épaisseur change également, et donc la note aussi. Un canal en briques construit sur le dessus de la fosse permet au métal de se déverser par gravité du four dans les moules tandis qu’un jet de gaz enflammés sort en soufflant par l’évent qui permet à l’air de s’échapper. Sans cette précaution le liquide incandescent entrerait avec de bruyants glouglous mêlés de projections dangereuses pour le fondeur et le métal contenant des bulles d’air ne serait pas homogène. En quelques secondes les moules sont pleins, il n’y a plus qu’à laisser refroidir.

·        Le décochage

Après la coulée, on laisse le métal refroidir environ 5 jours pour 2 tonnes. Pendant ce temps, la terre qui avait été soigneusement damée autour des moules pour augmenter leur résistance, est dégagée. Puis, la chape est cassée. Ensuite il ne reste plus que la finition : la cloche encore enrobée d’argile brûlée sera sablée, brossée, ciselée puis polie ; il faudra ensuite vérifier la tonalité.

·        La sonorité de la cloche

La sonorité de la cloche sera contrôlée avec un analyseur de spectre électronique. Si nécessaire, la cloche sera accordée par un meulage intérieur afin de respecter les règles d’harmonie et être parfaitement consonante. Une cloche se caractérise par sa note de musique ou par son diamètre mesuré à la base. Plus le diamètre est grand, plus la note est grave, plus la cloche est puissante et plus elle porte loin. Si l’on choisit d’installer plusieurs cloches ensemble, elles devront former entre elles un accord respectant les règles de l’harmonie. On "épaissira" progressivement les cloches afin que les cloches aiguës ne soient pas étouffées par les plus graves. Les dimensions du clocher fixent la taille maximale des cloches qui peuvent y être installées. Si le clocher n’est pas très résistant, les cloches seront équipées de jougs cintrés qui réduisent de façon très importante les efforts transmis à la maçonnerie.

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