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    Emotions simples

    On peut diviser les émotions en deux grandes classes, les positives et les négatives. Les positives rendent compte de la satisfaction, les négatives, de l'insatisfaction. Dans chacune de ces classes, il y a trois catégories. J'appelle les émotions qui renseignent sur le besoin lui-même, les émotions par rapport au besoin. J'appelle celles qui renseignent sur le responsable ou l'obstacle à la satisfaction, les émotions par rapport au responsable ou à l'obstacle. Enfin, la troisième catégorie porte le nom d'émotions d'anticipation. Voyons de plus près en quoi ces distinctions sont importantes.


    1- L'émotion: indicateur de satisfaction ou d'insatisfaction

    L'organisme vivant est toujours dans un équilibre instable. Cela s'explique par le fait qu'il est assailli par une multitude de besoins. Quand ses besoins sont satisfaits, il est en équilibre mais dès qu'un besoin apparaît, l'équilibre est rompu. De la petite plante sauvage à l'humain le plus évolué, tout organisme vivant a comme tâche de pourvoir à ses besoins s'il veut demeurer en vie. Il a le devoir à la fois de se maintenir en vie et de croître. L'arbre doit assimiler l'eau, les minéraux et la lumière pour survivre et grandir. Il doit capter le gaz carbonique et relâcher l'oxygène. Il est indispensable qu'il réussisse à s'adapter au lieu où il se trouve, en contournant des pierres par exemple, pour réussir à pousser ou pour trouver le soleil.

    Se maintenir en vie, pour l'humain et pour les animaux, cela veut dire répondre à leurs besoins de maintien et de croissance au plan physique, mais aussi, au plan psychique. Beaucoup de besoins physiques sont impérieux et les conséquences de les négliger, tellement évidentes qu'on les prend volontiers en charge. Il est clair, par exemple, que le sommeil est une nécessité et qu'on ne peut vivre sans se nourrir de façon appropriée.

    Au plan psychique, les besoins sont évidents. Ce sont nos émotions qui sont chargées de nous révéler s'ils sont satisfaits ou non et à quel degré ils le sont. Je m'aperçois rapidement que j'ai besoin d'un contact stimulant parce que tout à coup, ma solitude me pèse et que j'ai une envie soudaine de voir quelqu'un. Si je m'adresse à un ami qui est plutôt demandant, je m'apercevrai rapidement que mon besoin n'est pas satisfait. Je deviendrai impatient(e), je trouverai lourde sa demande d'écouter ses problèmes. Mes sentiments m'auront informé non seulement de mon besoin, mais encore de la qualité de ce que je me suis procuré pour y répondre. Mon impatience me révèle en fait que je n'ai pas trouvé réponse à mon besoin.

    Nos sentiments nous informent de manière très précise de notre équilibre au plan psychique et cela, de façon continue. Si nous aboutissons parfois dans des états de grand manque, comme c'est le cas dans la dépression, ce n'est pas parce que nous n'avons pas un cours de psychologie qui nous permettrait de décoder ce qui nous arrive. C'est plutôt parce que nous ne nous fions pas aux émotions que nous vivons dans cet état dépressif. Il faut dire, toutefois, que le décodage est parfois difficile parce que le langage que nous employons pour nommer ce que nous ressentons n'est pas toujours adéquat ni précis.

    Les émotions ont comme fonction de rendre compte de notre degré de satisfaction. Cela, sans arrêt. C'est pour cela que j'ai divisé les émotions en deux classes. Les positives qui signalent la satisfaction et les négatives, l'insatisfaction. Pour marquer la satisfaction, nous disposons d'une variété de sentiments qui s'étendent du simple contentement à l'euphorie. Entre ces deux extrêmes, on rencontre le plaisir, la joie, le ravissement, la jouissance... Chaque sentiment traduit un vécu différent en nature et en intensité, mais tous sont indicateurs de satisfaction.

    Pour marquer l'insatisfaction il y a aussi une longue série d'émotions qui vont du simple mécontentement jusqu'à la rage et la douleur. Entre celles-ci, l'ennui, la tristesse, la déception, la mélancolie, la colère, etc... Chaque émotion, dans ce répertoire aussi, traduit un vécu différent en nature et en intensité, mais toujours reflétant l'insatisfaction.

    2- Les émotions par rapport au besoin lui-même

    Il y a des émotions qui témoignent directement du besoin. C'est le cas de la tristesse, de l'ennui, de l'impatience, du mécontentement, de l’écœurement, par exemple. Je suis seul(e) et je me sens triste. Je ne suis pas suffisamment nourri(e) affectivement. Je m'ennuie au travail. Je trouve le temps long car il n'y a rien d'intéressant dans ce que je fais. Je suis exaspéré(e) par cette discussion stérile. J'espérais une solution qui ne vient pas. Je suis mécontent(e) de mes résultats d'examen. Ces résultats ne me conviennent pas. Je suis écœuré(e) de porter les problèmes de tout le monde sur mon dos. J'en ai trop fait. J'ai dépassé mes limites et je me retrouve avec un trop plein.

    On trouve l'équivalent dans les émotions positives. Je suis content(e) de mon article. J'ai réussi à rendre clair un sujet difficile. Je suis joyeux(se), rempli(e) par toute l'affection que me témoigne mon ami(e) de cœur. J'ai un plaisir fou à faire ce que je fais. Dans tous ces cas, mon sentiment rend compte du besoin satisfait. J'avais à cœur de bien réussir mon article. J'y suis arrivé(e). J'ai besoin de me sentir aimé(e). Ce besoin est rempli par mon ami(e). Ce que je fais correspond à ce que j'aime... j'adore cela.

    Le seul fait de ressentir ces sentiments nous donne un accès direct au besoin. C'est si clair que lorsqu'il s'agit d'une insatisfaction, il est facile d'identifier la direction à prendre pour remédier à la situation. Pour que ma tristesse disparaisse, je dois trouver des relations qui me nourrissent affectivement. Mon ennui disparaîtra seulement si je trouve de nouveaux défis au travail. Je devrai mettre fin à cette discussion stérile pour que mon exaspération cesse. Je ne puis rien faire pour les résultats de ces examens. Je devrai donc travailler doublement pour me rattraper dans les suivants. Mon écœurement ne pourra diminuer que si je cesse de faire ce qui ne me convient plus.

    3- Les émotions par rapport au responsable ou à l'obstacle

    Certaines émotions reflètent nos réactions à ce qu'on identifie comme étant la source ou l'obstacle à notre contentement. La source ou l'obstacle peut autant être soi-même qu'une autre personne ou une personne morale (comme une institution). L'affection, la fierté, l'amour sont du nombre des émotions par rapport au responsable ou à la source de la satisfaction. L'impatience, la colère et la haine font parties des négatives liées à l'obstacle.

    J'ai raté mon train et j'en veux au discourtois qui est monté dans le taxi que j'ai hélé. Et je m'en veux aussi de l'avoir laissé faire. Ma colère porte sur les obstacles : l'individu qui m'a pris mon taxi et moi qui ne suis pas intervenu(e) pour l'arrêter. J'ai une immense affection pour cet enfant. Je lui attribue une partie de mon bonheur de vivre parce qu'avec lui je me sais utile et aimé(e). Je suis fier(e) de ce que j'ai accompli jusqu'ici dans ma vie. Je reconnais mes efforts et ma persévérance dans mon exigence de qualité. Je suis en colère contre la (le) collègue de mon ami(e) avec qui il a l'air d'aimer passer tout son temps. Je lui en veux car je pense qu'il (elle) est responsable de la détérioration de notre couple.

    Les émotions en rapport avec la source ou l'obstacle informent aussi sur le besoin mais ce n'est pas cette information qui se situe au premier plan. À cause de cela, il peut arriver qu'on perde le besoin de vue et qu'on s'acharne à retrouver la source ou à éliminer l'obstacle. Dans ces deux cas, il est possible que nous fassions fausse route pour arriver à la satisfaction. Si je suis impatient(e) parce que je trouve notre discussion inutile et que ma solution est d'accuser les autres d'insipidité, il y a de fortes chances que je ne sois pas satisfait(e). Si, par contre, j'introduis un sujet qui me tient à cœur et que je travaille à y faire adhérer les membres du groupe, je mets toutes les chances d'être satisfait(e) de mon côté.

    De la même façon, la colère contre le (la) collègue de mon ami(e) me dit que je lui attribue la responsabilité et aussi que je suis affecté(e) par la détérioration de notre couple. Je pourrais tenir compte uniquement de ma colère et mettre mon énergie à détruire l'image de cette personne auprès de mon ami(e). On pourrait dire, dans ce cas, que l'arbre me cache la forêt parce que ce n'est pas en mettant toute mon énergie à rendre cette personne moins intéressante que je redonnerai vie à notre couple.

    4- Les émotions d'anticipation

    Les émotions de cette catégorie sont vécues par rapport à ce qui pourrait survenir. Elles sont donc déclenchées par l'imagination. Il est important de reconnaître ce type de sentiments afin de les utiliser pour ce qu'ils sont.

    L'anticipation peut être positive comme dans les émotions de type désir : l'excitation, l'appétit... Elle peut être négative comme dans le cas de l'inquiétude, la peur, la panique, la terreur. Ou encore mixte : le trac qui est fait à la fois de la crainte d'échouer et de l'excitation de réussir.

    Malgré que cette catégorie d'émotions repose sur l'imagination, celles-ci donnent autant d'indications que les autres sur nos besoins. La peur, par exemple, nous permet d'identifier un danger potentiel et de prendre des mesures pour y faire face en protégeant ce qui nous importe. De ce fait, elle met en lumière ce qui nous importe. Il arrive même que la peur nous révèle sur nos besoins, des informations qui nous surprennent. Je pensais n'avoir plus de sentiments amoureux pour mon époux(se). Voilà qu'il (elle) est menacé(e) du cancer et que la peur de le (la) perdre m'envahit.

    Même lorsqu'elles sont irréalistes, nos peurs nous permettent d'identifier ce à quoi nous tenons. Nos peurs sont donc précieuses. Quoi qu'en disent les tenants de la pensée positive, ce sont les façons de s'informer et d'agir avec le type d'information que nos peurs nous procurent qui sont parfois inefficaces et non le fait de les ressentir comme tel.

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