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Hemochromatose

Trop de fer, c'est l'enfer

C’est la première maladie génétique en France. Une personne sur 300 en est atteinte et l’ignore, elle tue 2.000 Français chaque année et pourtant, l’hémochromatose reste méconnue. Si la maladie est soignée à temps, on évite les complications qui peuvent être mortelles.

Ne pas laisser traîner

L’hémochromatose héréditaire se développe sur une anomalie génétique transmise par les deux parents. Les patients porteurs de cette mutation ont 30 à 50% de chances de développer la maladie, qui consiste en une absorption excessive du fer contenu dans les aliments par le tube digestif. Ce fer s’accumule alors dans l’organisme, occasionnant plusieurs types de complications.

Les premiers symptômes sont peu spécifiques et surviennent entre 30 et 50 ans. Au menu de la surcharge en fer: fatigue et douleurs articulaires, notamment dans les mains et les genoux. Si on laisse évoluer les choses, les complications surviennent.

Les complications ne disparaissent pas

Le fer, s’entassant dans les organes, crée des défaillances mortelles à terme. Le cancer du foie est la principale cause de décès, suivi des autres conséquences de la cirrhose entraînée par la surcharge en fer. Viennent ensuite les complications liées aux atteintes du pancréas, qui entraînent du diabète, et celles du cœur.

Pour éviter d’en arriver là, le dépistage est primordial. Et le plus tôt est le mieux, car une fois les complications installées, elles le sont à vie. Les risques associés diminuent, mais les complications, elles, ne disparaissent pas. Dès lors, deux cas de figure. Soit un dépistage génétique est pratiqué dans l’entourage familial direct (fratrie, parents, enfants) d’une personne atteinte. Il s’agit alors d’une simple prise de sang, tout comme dans le second cas, où l'anamnèse est faite à l’occasion d’un bilan de santé.

Traitement par saignée

Il faut avoir le réflexe de faire un bilan martial du fer, notamment devant une fatigue ou des douleurs articulaires inexpliquées. Là encore, une simple prise de sang, un ou deux tubes supplémentaires à l’occasion d’un check-up. Il fallait s’habituer aux aiguilles car si le diagnostic était posé, le seul traitement qui semblait avoir prouvé son efficacité, était la saignée.

Au début, on prélèvait 300 à 450 ml de sang toutes les semaines ou deux semaines, soit l’équivalent d’une poche de don du sang environ. Cette ponction, effectuée lors d’une consultation, permettait de faire baisser le taux de fer, évitant ainsi son accumulation. Lorsque sa concentration était redevenue normale, une saignée tous les un à six mois suffisait à le maintenir. Le traitement, s’il semblait archaïque, était efficace. Mais une découverte a été faite...

Comment gérer une surchage en fer

C’est une équipe française qui a découvert en 2001 l’existence, et du même coup l’importance, d’une molécule baptisée hepcidine, qui joue le rôle d’hormone régulatrice de l’assimilation du fer. C’est surtout sa carence ou la perturbation de son métabolisme qui entraîne une maladie jusqu’alors incurable, l’hémochromatose. Entendez par là un excès de fer qui peut conduire à des situations dangereuses, et même le décès de la personne concernée. Cette maladie n’est pas si rare puisqu’elle touche 1 personne sur 300.

Ces récentes découvertes qui ont mis en évidence que l’hepcidine est fabriquée par le foie confirment qu’il est le premier organe à maintenir en bonne santé pour mieux gérer son fer.

Les seules expériences personnelles que je pourrais citer concernent deux personnes à qui j’avais conseillé un traitement par les plantes visant le foie et les reins. Elles ont vu leur taux d’hématocrites se stabiliser alors qu’il montait inexorablement malgré les saignées répétitives.

Demandez à votre herboriste d’élaborer la formule de plantes suivantes :

  • Aspérule : 30 g
  • Réglisse : 25 g
  • Chardon Marie (feuille) : 15 g
  • Prêle : 10 g
  • Chrysanthellum : 10 g
  • Lapacho (écorce) : 10 g

Une cuillère à soupe de ce mélange pour une bonne tasse après chaque repas pendant dix jours, apportera une meilleure vitalité, une bonne digestion et redonnera au foie son rôle de «contrôleur» des flux métaboliques du fer.

Alimentation

il est impossible de traiter l'HG avec un régime alimentaire pauvre en fer.

Cependant, vous pouvez améliorer votre état de santé général, en adoptant un mode d'alimentation sensé.

* il faut absolument éviter les médicaments contenant du fer ou de la vitamine C en grande quantité, ainsi que les aliments largement supplémentés en fer ou en vitamine C. Les emballages ne mentionnent pas toujours la présence de tels suppléments, compléments ou additifs alimentaires, ce qui conduit certains patients à ne plus consommer aucun aliment préemballé ou pré-conditionné.

* il est conseillé de boire du thé riche en tannins au moment des repas (tous les thés ne sont pas de même richesse en tannins).

* en cas de lésions hépatiques, il ne faut plus boire d’alcool. En absence de telles lésions, il est conseillé de ne pas en boire plus de l’équivalent d’un verre de vin par jour.

* en cas de lésions hépatiques, les médicaments toxiques pour le foie doivent être évités autant que possible.

* en cas de lésions hépatiques, il faut proscrire les coquillages ou les poisson crus ou pas assez cuits, les produits laitiers non pasteurisés, la viande crue ou pas assez cuite, notamment la viande de porc et surtout les intestins, en raison de la présence possible dans ces aliments de bactéries ou virus pathogènes. En absence de telles lésions, ces aliments sont moins dangereux, mais ne sont pas dénués de risques.


Il faut savoir, en ce qui concerne les additifs, compléments ou suppléments alimentaires, que les étiquettes peuvent parfois omettre de mentionner que du fer a été ajouté, ce qui conduit certains patients à faire le choix, qui semble judicieux, de ne plus consommer aucun aliment pré-conditionné.

Les aliments le plus volontiers enrichis en fer sont, selon les pays, les céréales, les farines, les boissons en poudre, les boissons pour le sport, les boissons lactées pour bébé, les barres énergétiques, certains jus de fruits, certains sucres.

Les aliments riches en fer sont les suivants (richesse sans commune mesure toutefois avec les médicaments ou aliments supplémentés cités ci-dessus):

le vin, les boudins noirs, les abats tels que le foie, le cœur, les rognons ainsi que les plats contenant ces ingrédients (le pâté de foie et la saucisse au pâté de foie), les viandes rouges (les viandes blanches sont moins riches en fer), les coquillages cuits (moules, huîtres, chair de crabe), certains poissons, les œufs, la mélasse, les levures, les fruits séchés (noisettes, etc), les légumes secs.

Mais c’est surtout aux aliments enrichis en fer mentionnés ci-dessus qu’il faut faire le plus attention.

Certains aliments, vitamines ou autres additifs inhibent l'absorption du fer:

ce sont des 'inhibiteurs d'absorption du fer'.

D’autres accroissent effectivement la quantité de fer absorbée:

ce sont des 'accélérateurs d'absorption du fer'.

La connaissance de ces diverses substances peut permettre, en les prenant au moment des repas, ou en les évitant, de diminuer nos apports en fer, sachant, pour ceux et celles qui n’apprécient pas le "supplice" des saignées, que "les petits ruisseaux font les grandes rivières".

Les inhibiteurs d'absorption du fer

Le calcium est la seule substance qui inhibe l’absorption du fer héminique. On le trouve dans les produits laitiers.

De nombreuses molécules en revanche sont capables d’inhiber l’absorption du fer non héminique (acide phénolique, polyphénols, tannins, phytates, fibres végétales, amidon, jaune d’œuf, oxalates, carbonates, phosphates, etc).

• Les acides phénoliques sont trouvés dans le café et les fruits frais, notamment les pommes. Ces molécules sont surtout connues pour leurs propriétés anti-oxydantes et leur capacité à protéger vis à vis du risque de cancer. Ils partagent ces propriétés avec les polyphénols, qui se trouvent dans le café, les tisanes ou les germes de soja. Les tannins sont des polyphénols polymérisés que l’on trouve dans le thé, le vin rouge, le cacao.

Le thé inhibe 70 à 90% de l’absorption du fer non héminique.

Le café semble faire un peu moins bien, mais cela dépend des thés et des cafés utilisés. Le thé comme le café peuvent être avec ou sans caféine;

Je vous conseille de faire cuire votre riz ou vos pâtes dans de l’eau mélangée à du thé, puis d’éliminer l’eau de cuisson dans laquelle une bonne partie du fer est ainsi éliminée.

• Les phytates se trouvent dans les produits à base de céréales complète, farine complète, maïs, riz complet, blé complet, etc, les haricots, petits pois, lentilles, les germes de soja. L’amidon se trouve aussi dans les pommes de terre, pois chiches et autres féculents.

• Les oxalates sont trouvés dans de nombreux produits, notamment les épinards, l’oseille, la rhubarbe, le persil, les fraises ou le chocolat, mais non seulement leur pouvoir inhibiteur n’est pas parmi les plus puissants, mais aussi leur consommation en trop grande quantité peut être nuisible (risques de lithiase rénale).

• Les phosphates sont retrouvés, entre autres, dans les produits laitiers.

• Les carbonates dans les boissons gazeuses (attention aux boissons gazeuses sucrées, compte tenu du risque de diabète augmenté en cas d’HG).

Les aliments naturels qui minimisent le plus l'absorption du fer (non héminique) sont les produits à base de céréales complète (dont la farine complète) et le thé riche en tannins.

Attention toutefois à ne pas consommer des céréales complètes dont le contenu en phytates a été amoindri artificiellement par divers procédés agro-alimentaires.

Beaucoup de légumes verts sont riches en fer, par exemple les épinards, cependant, ils contiennent aussi des inhibiteurs d’absorption du fer, et donc ce fer n'est pas facilement absorbé par l'organisme. C’est d’ailleurs pourquoi je n'ai pas cité les légumes verts dans la liste des aliments riches en fer ci-desssus. Lorsque la viande et les légumes sont consommés en même temps, vous absorbez plus de fer que si les légumes sont consommés seuls. De plus, comme on l’a vu, le fer contenu dans les protéines animales est plus facilement absorbé que le fer contenu dans les légumes. C’est pour cela que certains patients prennent un supplément de calcium avant un repas au menu duquel il y a de la viande (abus déconseillés).

 

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