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    Qu'y a-t-il vraiment dans nos assiettes ?

    Les techniques et les produits employés par l'industrie agroalimentaire sont-ils inoffensifs ?

    Comment déchiffrer les étiquettes et choisir en connaissance de cause ?

     Pour faire la part entre risque et supposé, j'ai mis les pieds dans le plat et mené mon enquête.....alimentaire, mon cher Watson

    Mélamine dans le lait chinois, dioxine dans la mozzarella italienne, traces d'additif pour essence dans des bouteilles d'eau et de soda en France, crise de la vache folle, pandémie de grippe aviaire... Les crises alimentaires se succèdent, suscitant l'inquiétude. Outre les pollutions accidentelles et les maladies, les menaces environnementales que sont les pesticides ou les OGM s'invitent dans nos assiettes et provoquent le débat. J'ai rencontré des spécialistes pour faire le point sur notre alimentation et tenter de déméler le vrai du faux.

    Bonne nouvelle : nous pouvons manger sans danger. A condition toutefois de respecter des règles simples et d'éviter quelques pièges !

    Sirop de glucose-fructose

    le sucre à éviter

    Le sirop de glucose-glucose est en réalité un sirop de maïs riche en fructose. Présent dans de nombreux produits industriels en raison de son fort pouvoir sucrant pour un coût inférieur au sucre traditionnel, cet extrait d'amidon augmenterait, selon des études américaines, le taux de triglycérides dans le sang et favoriserait l'obésité. Pour les médecins nutritionnistes Jean-Michel COHEN et Patrick SEROG, le verdict est sans appel : A EVITER !!! Attention, les étiquettes mentionnent parfois seulement "sirop de glucose"...

    Edulcorants

    la mauvaise réputation

    Saccharine, acésulfamine K, cyclamate de sodium, aspartame : les édulcorants servent à donner le goût du sucre... Une illusion à la base de tous les produits "light" et qui n'est pas exempte de suspicion. Régulièrement les édulcorants sont accusés de tous les maux. Pourtant ils permettent de réduire les calories, d'éviter les caries... et sont d'un intérêt indéniable pour les diabétiques. Coupons court aux rumeurs : les scientifiques de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sont formels, les édulcorants autorisés sont inoffensifs.

    Graisses hydrogénées

    à proscrire sans hésiter

    Le Dr Jean-Marie Bourre, ancien directeur de recherche à l'Inserm et spécialiste des graisses, se montre catégorique : "Si sur l'étiquette d'un produit vous voyez la mention "graisses hydrogénées", passez votre chemin !"

    Ces graisses sont issues d'un processus industriel de solidification des huiles qui crée des acides gras "trans", nocifs pour la santé. Ils multiplient les risques de maladies cardio-vasculaires et de cancer du sein. Certains Etats, tels que le Danemark ou le Canada, ont d'ailleurs décidé de fixer par décret-loi le taux acceptable de ces acides gras trans industriels. La mention "hydrogénée" (même "partiellement") dévoile la présence de ces mauvais acides gras. En revanche, les acides gras trans d'origine naturelle, qu'on trouve dans les produits laitiers par exemple, ne posent aucun problème.

    Poisson

    = poison ?

    Les plus gros poissons d'eau de mer, ceux qui sont en fin de chaîne alimentaire (thons, requins, espadons...) sont contaminés par des métaux lourds comme le mercure : le plus sain des aliments serait-il devenu toxique ? "Le risque d'une intoxication au mercure en France, en mangeant des poissons variés 3 fois par semaine, est inexistant. On n'a pas pu le démontrer aux îles Féroé ! Il serait absurde de renoncer à tous les bénéfices des produits de la mer : iode, sélénium, oméga-3, vitamines D et B12...", rassure le Dr BOURRE, qui précise au passage que les poissons les meilleurs pour la santé, sardines et maquereaux, sont aussi les moins chers ! De son côté, l'Afssa est plus prudente : elle recommande aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants de privilégier une consommation diversifiée des différentes espèces de poissons en évitant une consommation exclusive des prédateurs sauvages tels que le thon, l'espadon, la raie, la lotte ou la julienne.

    OGM

    en debat

    Pour ou contre les organismes génétiquement modifiés ? En France, le débat passionne. Pourtant si la culture de ces OGM est bien un problème environnemental, la consommation de tels produits est-elle dangereuse ? A ce jour, aucun effet nocif des OGM sur la santé n'a été mis en évidence. En outre, en France, la présence d'OGM dans les produits alimentaires doit obligatoirement être mentionné (à partit de 0.9%). On peut donc, dans une très large mesure (à 99,1%), éviter ces produits ! Cependant, selon la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme, "outre le risque de destruction d'un équilibre naturel, l'OGM appauvrit et uniformise la biodiversité domestique". Convaincue que de nos comportements alimentaires dépend la santé de la planète, la fondation lance le site www.desfraisesauprintemps.org pour nous aider à faire les bons choix.

    Pesticides :

    place au bio

    Ce sont les chiffres officiels : 49,5% des fruits et légumes et 27,2% des céréales vendus en Europe contiennent des pesticides. La Commission Européenne vient de fixer, le 1er septembre 2008, les niveaux de pesticides autorisés dans les aliments. De nombreuses associations jugent cependant ces seuils trop élevés. Pour se garder des pesticides, il ne faut pas renoncer aux fruits et légumes : il suffit de consommer des aliments labélisés "Agriculture Biologique" ou de les éplucher. Le Dr Jean-Marie BOURE fait toutefois remarquer : "Le risque sanitaire lié aux pesticides est infinitésimal : entre la dose toxique et la dose autorisée, les marges sont énormes. Une certitude quand même : sur les 170 000 infarctus qui surviendront en 2009 en France, 80 000 seront liés à des causes alimentaires. La lutte contre l'obésité me paraît donc plus urgente!".

    Sel :

    notre pire ami

    En janvier 2008, le chercheur de l'Inserm Pierre Meneton comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris, poursuivi pour diffamation par des producteurs industriels qu'il avait accusés de désinformer le public sur les risques liés au sel. Le verdict est tombé en mars 2008 : relaxe pour le chercheur. Il peut désormais dénoncer les dangers d'une alimentation trop salée et les pratiques des industriels qui abusent du sel pour rehausser le goût des aliments ou augmenter le poids des produits (grâce à ses propriétés de rétention d'eau). Faut-il pourtant supprimer la salière ? Surtout pas ! Elle n'est responsable que de 10% à 20% des apports en sel, et elle distribue en outre de l'iode, dispensable au développement mental des enfants. Le sel de l'industrie alimentaire qui, lui, n'est pas iodé, représente jusqu'à 80% de notre consommation ! Résultat, nous absorbons quotidiennement quelque 8,5 gr. de sel, quand la communauté scientifique considère que 4 gr. de sodium suffiraient à nos besoin biologiques. La solution ? Eviter les produits industriels élaborés : plus un aliment est traité, plus il est salé. Rappelons cependant que si un régime trop salé est source d'hypertension, le sodium demeure indispensable à notre organisme.

    Huile de palme

    une calamité écologique

    "Cette huile entre dans la composition de près d'un produit alimentaire sur dix vendu en Europe (biscuit, chocolat, bonbon, crème glacée, sauce...). Sa culture est la cause de 90% de la déforestation en Malaisie. A Bornéo, un tiers de la forêt a été détruit en 20 ans, entraînant le déclin d'une flore et d'une faune uniques, dont les ourang-outans". A ce réquisitoire, dressé par la Fondation Nicolas Hulot, ajoutons que cette huile n'a pas d'intérêt nutritionnel : elle est pauvre en oméga-3 et en oméga-6, et riche en acides gras saturés qui ont tendance à augmenter le taux de mauvais cholestérol (LDL). On lui préfèrera des huiles d'olive, de colza ou de tournesol. Le hic ? Comme l'huile de palme se trouve sur presque toutes les étiquettes, il est très difficile de l'éviter.

    Lait à la mélamine

    pas chez nous

    Septembre 2008 : la planète entière apprend la présence de mélamine, une résine servant notamment à fabriquer du formica, dans le lait en poudre chinois. En Chine, des dizaines de milliers d'enfants sont hospitalisés en raison de troubles rénaux liés à l'ingestion de lait contaminé. A l'origine de ce scandale, une fraude : des industriels criminels ont sciement rajouté ce produit dans le lait pour le faire apparaître plus riche en protéines ! Nous sommes heureusement à l'abri : le lait en poudre chinois est interdit d'importation en Europe depuis 2002 et les produits chinois contenant du lait font l'objet de controles poussés -- et sont retirés du marché au moindre doute.

    Ionisation

    des aliments irradiés ?

    Cette technique de conservation consiste à exposer un aliment à des rayons X ou des rayons ionisants pour éliminer les bactéries et parasites, en empêcher la germination ou en ralentir la croissance. Pour ses détracteurs, l'irradiation, comme ils surnomment ce procédé, ferait perdre aux aliments leurs propriétés nutritionnelles et augmenterait les risques de cancer ou de mutations génétiques. De leur côté, toutes les agences de sécurité sanitaires, de l'OMS à l'Afssa, assurent que la technique est sans danger et altère moins les nutriments que tout autre mode de stérilisation. En France, les produits concernés sont clairement identifiés sur leur emballage par la mention "traité par ionisation" ou "traité par rayonnements ionisants". Le nombre de produits concernés est limité et comprends les herbes aromatiques, les épices et condiments, les oignons, l'ail, les échalottes, les légumes et fruits secs, les viandes et abats de volailles, les crevettes ou les cuisses de grenouille surgelées... En aucun cas les aliments ainsi traités ne sont radioactifs ! 

    Se pencher sur nos assiettes peut faire froid dans le dos, mais il convient de garder raison. Comme l'écrivait Paracelse (médecin et alchimiste Suisse) au XVIe siècle, "tout est poison, rien n'est poison, ce qui fait le poison, c'est la dose". En conservant le sens de la mesure, en adoptant une alimentation variée, en privilégiant les produits frais et de saison, non seulement on ne court aucun risque, mais on se fait du bien ! Comme le rappelle l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé), consommer chaque jour 5 fruits et légumes protège contre les maladies cardio-vasculaires, l'obésité, les cancers et le diabète.

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