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  • Profession : Naturopathe - Praticien Massages Bien-etre - Tarotherapeute
  • Centres d'intérêts : Les cadeaux que nous offre la nature.
  • Citation préférée : Soyons conscients du pouvoir que nous détenons.

À propos de l'auteur :

<p><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">Je suis né dans le Tarn (81), à Castres, le 5 septembre 1964 vers 8 heures 30 du matin. Mes racines sont dans le nord (Maubeuge) par mon père et le sud (Castres) par ma mère. J’ai grandi à Castres jusqu’à ce que je quitte le cocon familial. Mon père était assimilé fonctionnaire chez E.D.F. et ma mère ouvrière, puis s’est occupé de ses enfants. Je suis le dernier des cinq. On ne peut pas dire que je sois issu d’une famille de thérapeute car personne chez moi ne pratique les médecines douces. Pourtant inconsciemment, j’ai toujours été attiré par les bienfaits de la nature.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">Côté scolaire, j’étais plutôt bon élève sans pourtant trop en faire. Après la troisième, je (enfin, surtout les profs) décide que je m’exprimerai mieux dans un cursus technique. Je tente un BEP électrotechnique et obtiens la théorie, pour ainsi dire, rien du tout. Ma découverte du monde du travail se fait à l’usine à Castres, pendant 20 ans. L’école s’arrête là pour moi. Place au boulot et aux premières paies.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">Changement radical de travail après des problèmes sérieux au niveau des lombaires. Licenciement pour cause médicale, je suis traité par antalgiques et anti-douleurs, puis kinésithérapie. Mon état s’aggravant, mon médecin traitant d’alors me traite à la morphine, sans résultats. Trop jeune pour être opéré (heureusement !!!!) et pas assez âgé pour rester ainsi.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">Pendant ce temps là, se soigner autrement turbine dans ma tête. Pour moi, il y a une alternative à la guérison mais je ne vois pas encore le bout du tunnel.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">J’ai du retrouver un emploi, après une durée de chômage qui me mettait mal à l’aise, car je me voyais dépendre de la société. J’ai donc intégré, pendant 3 ans, une autre société, dans le Tarn, en temps que responsable fabrication dans un centre de détention. J’y ai fait mes armes en écoute à la personne, car le milieu carcéral est un endroit où le mal-être est récurent. Entre-temps j’ai arrêté, radicalement, la prise de morphine. Somnolence au volant, en partant au travail et en rentrant du boulot. Etat de fatigue le jour……le sevrage a duré 1 an et demi.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">Puis après un mariage et une naissance, puis un divorce je rencontre quelqu’un qui me fera pousser du bout des doigts, la porte de ses amis qui pratiquent une médecine alternative.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">Une vision différente de la vie s’ouvre à moi. Les émotions, les fleurs de Bach, la réflexologie plantaires, kinésiologie, la prise de conscience et le travail sur la personne, salons après salons je me plonge dans ce milieu qui commence de plus en plus à adhérer à mes théories.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">Je ne le savais pas encore, mais après avoir rencontré ces gens, ma voie commence à s’ouvrir. Une simple rencontre, je veux parler de Jocelyne R., a bouleversé ma vie. Puis, un jour en me réveillant, j’ai su qu’il me fallait créer un site pour y mettre mes connaissances si petites étaient-elles pour partager ma vision de guérison. Il me fallait un complément de savoir. Je me suis donc inscrit à une formation à distance, dans le cadre de la naturopathie (le mot est lâché).</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">Je me suis exilé dans la région Centre, Eure-et-loir (28)  pour des raisons personnelles, tout en continuant ma formation. De plus voyant que cette médecine y était très peu pratiquée, cela m’a réconforté dans le fait que c’était là et nulle part ailleurs que je devais faire « mon trou ». Autodidacte à mes heures, mes recherches complémentaires sur les techniques en musicothérapie, massages, m’ont aidé à comprendre le processus de vie de l’être « humain ». Les vibrations…. Les ondes, les bols tibétains, l’antenne Lecher , chakras ,…..</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">La naturopathie est une science complète, une médecine holistique qui donc, englobe le corps et l’esprit. La médecine dite « traditionnelle » ou allopathique, survole par manque de temps, les troubles des patients sans pour autant parvenir à des résultats concrets. Nous nous apercevons que les laboratoires, voulant faire du chiffre, sacrifient sur l’autel de la santé des personnes en mal-être.</span></p>
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Billets de vogot

Sénescence et antioxydants

Je pense que vous avez au moins une fois dans votre vie, entendu parler de "sénescence". Je vais essayer de vous expliquer ce que cela concerne. Qui cela concerne ? Tout le monde et surtout le monde vivant. Certains objets ont une obsolescence parfois programmée. Et bien la sénescence c'est en quelque sorte notre obsolescence, plus ou moins programmée.

Définition

La sénescence est le processus de vieillissement biologique : c'est la suite des changements irréversibles dans un organisme qui aboutissent à la mort.

Ce processus physiologique débute après la phase de maturité et se traduit par la dégradation progressive et inéluctable des fonctions vitales : reproduction, motricité, système immunitaire, etc.

Quest-ce que l'autophagie ?

Lors d’un stress, comme le manque de nourriture ou d’oxygène, les cellules peuvent recycler (à l’intérieur d’elles-mêmes, dans leur cytoplasme) des structures cellulaires endommagées en molécules utilisables pour leur métabolisme. Elles vont générer de l’énergie via leurs déchets.

L’autophagie est en fait un mécanisme naturel qui consiste en la dégradation partielle du contenu de la cellule (appelé cytoplasme) par la cellule elle-même. C’est un nettoyage des déchets qu’elle accumule dans des lysosomes (structures en forme de « sacs ») qui fusionnent avec d’autres contenant des enzymes digestives, ayant pour effet de détruire ces détritus. Un concept découvert il y a 50 ans.

L’autophagie (autolyse) reste une réponse cellulaire primordiale au manque de nourriture chez la plupart des organismes actuels, chez lesquels elle est stimulée par des hormones commme le glucagon (hormone hyperglycémiante qui provoque une augmentation de la quantité de glucose dans le sang, qui agit principalement sur le foie), qui mobilisent les réserves de l’organisme. Mais il est clair que la nécessité de se sustenter ne suffit pas à expliquer le renouvellement continuel et intense des constituants des cellules qui, la plupart du temps, sont abondamment nourries (…)

Grâce au renouvellement, les cellules remplacent continuellement leurs constituants par d’autres nouvellement synthétisés et réalisent ainsi quelque chose de très proche de la jeunesse éternelle.

Découverte récente

La découverte de ce phénomène d’autophagie est très récente, j'ai pourtant appris celui-ci pendant ma formation de naturopathie, dans l'étude des jeunes thérapeutiques, mais bon passons...

Le professeur Ohsumi qui en serait à l’origine a été récompensé par le prix Nobel de médecine en 2016. Il a montré que dans certaines maladies liées à l’âge comme les maladies neurodégénératives, le diabète ou l’athérosclérose, il est nécessaire de stimuler voire de réactiver ce processus d’autophagie pour aider les cellules malades à se débarrasser des agrégats de protéines qui viennent s’y accumuler.

Des cellules dégénérées, incapables de remplir leurs fonctions, s’accumulent dans notre organisme et perturbent son fonctionnement : ce sont les cellules sénescentes. Elles sont rares chez les personnes jeunes, mais elles augmentent avec l’âge et contribuent à toutes les maladies associées à l’âge que l’on connait (inflammation systémique, arthrose, athérosclérose, sarcopénie, cataracte, résistance à l’insuline, maladies neurodégénératives...).

Les cellules saines ont également un problème : elles n’arrivent plus à se débarrasser efficacement des déchets qu’elles produisent. Cette propriété - qu’on appelle l’autophagie - est pourtant fondamentale : sans elle, les cellules s’encrassent et finissent par dérailler.

Fonctionnement de la senescence

En réponse aux agressions de l’environnement, les cellules de notre organisme entrent parfois dans un état appelé sénescence cellulaire. Longtemps considérée comme étant uniquement à l’origine du vieillissement de l’organisme, de nombreuses études scientifiques ont aujourd’hui établi le rôle déterminant que cette destinée cellulaire joue dans le développement embryonnaire, la cicatrisation ou encore comme barrière à l’émergence de cancers.

Hypothèses

Deux hypothèses majeures – en apparence contradictoires – virent le jour pour tenter d’expliquer que les cellules normales ne prolifèrent pas indéfiniment. La première hypothèse reposait sur le fait que de nombreuses cellules tumorales disposent d’une capacité de prolifération illimitée in vitro et plaçait par conséquent la sénescence cellulaire au rang de potentiel mécanisme suppresseur de tumeurs, protégeant l’organisme contre l’émergence de cancers.

Cependant, autre hypothèse, conscients du déclin des capacités de régénération tissulaire observé avec l’avancée en âge chez les espèces mammaliennes, de nombreux scientifiques percevaient alors la sénescence cellulaire comme un mécanisme largement délétère in vivo et suspectaient qu’elle participe à l’émergence de pathologies liées à l’âge.

Ces deux hypothèses furent explorées plus ou moins indépendamment durant de nombreuses années, et – bien que paradoxales – elles sont à l’heure actuelle toutes deux éprouvées et constituent les piliers de la recherche contemporaine sur la sénescence cellulaire. En effet, de nombreuses études ont établi l’implication physiologique significative de ce mécanisme dans le développement embryonnaire, la réparation tissulaire ou encore la suppression de tumeurs.

Mais en dépit de son effet bénéfique pour l’organisme, de multiples travaux montrent que, dans sa composante chronique, la sénescence constitue un processus nuisible potentiellement tumorigénique et pouvant altérer l’homéostasie tissulaire (stabilisation, réglage chez les organismes vivants, de certaines caractéristiques physiologiques (pression artérielle, température, etc.)), favorisant ainsi l’émergence de pathologies neurodégénératives, inflammatoires ou encore métaboliques.

ADN et stress oxydatif

La cellule dans son environnement se voit par ailleurs perpétuellement confrontée à de nombreux stress qui menacent son intégrité génomique, tels que les rayonnements ultraviolets ou les radiations ionisantes, alors que le métabolisme cellulaire basal produit lui-même des espèces réactives de l’oxygène (ROS) aux propriétés génotoxiques (qui peuvent compromettre l'intégrité physique). Par ailleurs, les polymérases (enzymes qui ont pour rôle la synthèse d'un brin d'ADN ou d'ARN), qui assurent la réplication de l’ADN lors de la mitose (étape de la division cellulaire), commettent parfois des erreurs qui rompent la complémentarité entre les brins de la double hélice. Aussi, on estime que dans un organisme mammalien donné émergent de 1 000 à 1 000 000 de lésions de l’ADN par cellule et par jour, qu’il s’agisse de coupures simple brin (SSB, single-strand break), de cassures double brin (DSB, double-strand break), d’altérations de base ou encore de liens inter/intra-brins.

Sénescence et vieillissement

Le vieillissement physiologique se manifeste par une perte progressive de l’homéostasie tissulaire (stabilisation, réglage chez les organismes vivants, de certaines caractéristiques physiologiques (pression artérielle, température, etc.)), pouvant impacter la physiologie des organes et conduire à l’émergence de pathologies chroniques et liées à l’âge. De nombreuses études rapportent une augmentation du nombre de cellules sénescentes avec l’âge, dans divers tissus et organes chez les rongeurs et les primates, dont l’être humain, suggérant un lien de causalité entre sénescence cellulaire et pathologies liées à l’âge.

Sénescence et cancer

Il est établi que le stress engendré par l’hyperactivité d’un oncogène (qui favorise le développement des tumeurs), ou la perte d’un gène suppresseur de tumeur, engendre, en général, la formation de lésions bénignes constituées de cellules sénescentes. Par ailleurs, des tumeurs malignes, formées de cellules ayant inactivé ou court-circuité le programme de sénescence, se développent à partir de lésions bénignes. Il a notamment été mis en évidence que des souris présentant des défauts majeurs d’apoptose (processus par lequel des cellules déclenchent leur auto-destruction en réponse à un signal), ne sont pas prédisposées de façon marquée à la néoplasie (désigne une formation nouvelle), car les cellules protumorales peuvent être éliminées par d’autres mécanismes, dont la sénescence.

Cependant, l’inverse n’est pas vrai : des perturbations, même subtiles, des mécanismes de sénescence influencent considérablement la sensibilité au cancer.

Alors, comment combattre la senescence ?

  • Une forte réduction des calories consommées produit les mêmes effets sur ces gènes.

L'accumulation des détériorations cellulaires avec l'âge, résultant des dérèglements du métabolisme, est la cause de nombreuses maladies.

  • Jeûne intermittent

De longues périodes de jeûne stimulent un nettoyage par l'organisme des cellules sénescentes. L'objectif est donc de découvrir des substances produisant les mêmes effets car se priver de nourriture de façon prolongée est difficile à faire, pour certains.

Le stress oxydatif est un processus naturel se produisant au cœur de vos cellules. Provoqué par la production énergétique, l'oxydation cellulaire crée des radicaux libres (substances chimiques) que votre corps doit compenser avec des antioxydants. Pourtant, les radicaux libres régissent certaines fonctions cellulaires (système immunitaire, fonction neuronale, prolifération des cellules) mais leur excès est néfaste à notre santé.

Notre organisme possède des moyens de défense efficaces pour lutter contre eux et stabiliser nos cellules mais lorsque l'oxydation est trop forte, l'équilibre est rompu en faveur des radicaux libres. Cette situation est causée par un déficit en antioxydants, une surproduction de radicaux libres ou une accumulation de ces deux facteurs.

Le stress oxydatif, lorsqu'il est souvent répété, conduit au vieillissement cellulaire prématuré ou à l'apparition de certaines maladies comme le cancer. Les scientifiques se sont donc penchés sur la question pour vous proposer une formule antioxydante qui améliore la régulation biochimique du corps et sa vitalité.

Les solutions naturelles et efficaces

REDOX est basé sur des nutriments sélectionnés pour leur qualité exceptionnelle et leur valeur scientifique démontrée. Ce complément est unique car composé de substances naturelles sélectionnées pour leur capacité à préserver les cellules du stress oxydatif, améliorer votre énergie, votre bien être et votre santé.

Redox

COMPLEXE ANTIOXYDANT est une association de vitamines et d’oligo-éléments antioxydants qui protège les cellules de l'organisme du stress oxydatif à l’origine de dommages et de vieillissement prématuré.

Complexe antioxydant

FISETIN contient un flavonol d'origine naturelle qui a des effets positifs sur les cellules cérébrales et les voies cognitives dans la recherche préclinique. La fisétine est un bioflavonoïde antioxydant qui aide à préserver les niveaux de glutathion et le fonctionnement des mitochondries en situation de stress oxydant.

Fisetin

Améliorez naturellement votre humeur

Avez-vous déjà remarqué que l'alimentation est un anti-blues par excellence ?

Je vous en dis plus et surtout comment adopter de bons réflexes !

L’alimentation a un impact évident sur la qualité de nos pensées et notre état émotionnel. Plus les aliments que nous mangeons sont sains, frais et naturels, plus nos idées sont lucides, claires, et notre moral positif et confiant, sans pensées toxiques !

Il est important de comprendre à quel point les aliments transformés, raffinés, dépourvus de nutriments privent non seulement l’organisme d’éléments précieux, mais l’obligent également à puiser dans ses propres réserves, provoquant des manques. Parallèlement, les digestions difficiles entraînent un gaspillage d’énergie. Elles s’expliquent par le manque de qualité des aliments industriels, les trop grosses quantités absorbées et les mélanges indigestes. Or, cette énergie, notre « mental » en a besoin pour fonctionner correctement.

Cette idée selon laquelle certains aliments influencent positivement notre humeur n’est pas neuve. Au moyen-âge, déjà, les gens étaient persuadés que chaque aliment provoquait des effets spécifiques sur le comportement. Certains comme les coings, les dattes et les baies de sureau étaient réputés pour leur capacité à améliorer l’humeur tandis que la laitue, la chicorée et le pourpier étaient davantage prisés pour leurs vertus tranquillisantes. S’il est fort improbable que ce folklore entier soit conforme à la réalité scientifique, il faut admettre que le principe général est aujourd’hui incontestable. Pour l’expliquer, on recense au moins deux théories, très étayées, et qui sont parfaitement compatibles entre elles.

La théorie de la sérotonine : pourquoi les aliments qui favorisent sa production vous rendent de bonne humeur ?

L’une des théories les plus convaincantes pour expliquer cette influence de l’alimentation sur l’humeur est la théorie de la sérotonine. La sérotonine est un neurotransmetteur important dont la synthèse par le cerveau est conditionné par la disponibilité du tryptophane. Elle contribue à la régulation du sommeil, de l’appétit, de l’impulsivité et surtout de l’humeur : des chercheurs ont démontré que des taux circulants élevés de sérotonine étaient corrélés à des améliorations de l’humeur. Pour améliorer l’humeur, la logique voudrait donc qu’on privilégie les aliments contenant de la sérotonine, comme la banane, et ceux qui sont les plus riches en tryptophane (le précurseur de la sérotonine), comme le poulet ou les œufs. Mais la logique est trompeuse. Elle trompe d’ailleurs souvent les auteurs d’articles peu documentés tels qu’on trouve aujourd’hui dans la presse généraliste ou certains blogs spécialisés dans la santé.

En réalité, il est totalement illusoire de compter sur les sources de sérotonine dans la mesure où cette molécule ne franchit pas la barrière hémato-céphalique du cerveau. N’espérez pas non plus gonfler votre taux de sérotonine en vous jetant sur les aliments riches en tryptophane : ce n’est pas la quantité qui prime mais le rapport existant entre le tryptophane et les autres acides aminés.

Explication de texte et de fonctionnement

Lorsque vous consommez de la volaille, les apports de tryptophane sont très élevés, mais les apports de tous les autres acides aminés le sont également. Il y a donc une compétition féroce qui s’installe entre les acides aminés pour utiliser les transporteurs du corps humain. Ces transporteurs, spécifiques aux acides aminés, sont très importants : ils permettent de rejoindre les différents tissus de l’organisme. Sans eux, le tryptophane n’a aucune chance de franchir la barrière hémato-céphalique du cerveau et donc aucune chance d’infléchir sur la synthèse de sérotonine.

Le problème c’est que parmi tous les acides aminés, le tryptophane est probablement le moins représenté dans les sources de protéines animales. Dans ces aliments protéinés, on trouve peut-être beaucoup de tryptophane, mais on trouve encore plus de leucine, de lysine, de méthionine ou de thréonine. Englué dans la masse, le tryptophane rencontre donc toutes les peines du monde à utiliser les transporteurs, pris d’assaut par les autres acides aminés.

Ce phénomène explique pourquoi une alimentation riche en protéines diminue la disponibilité de tryptophane dans le cerveau et finit par réduire la synthèse de sérotonine. Pour contourner ce problème, il suffit de sélectionner des aliments qui contiennent des quantités raisonnables de tryptophane tout en étant pauvres en acides aminés de manière générale. Et on ne peut pas dire que ces aliments soient difficiles à trouver : ce sont ceux que la majorité des chasseurs-cueilleurs ramassaient à longueur de journée, les fruits et légumes.

Il existe une corrélation entre la consommation de fruits et légumes et l’humeur positive. Les fruits, et surtout les légumes, contiennent des glucides complexes qui élèvent progressivement le taux de glucose sanguin. Cette arrivée des glucides dans le sang entraîne la libération d’une hormone bien connue, l’insuline, qui exhorte à son tour les tissus musculaires à accaparer les acides aminés qui circulent dans les vaisseaux. Mais ils font une exception avec le tryptophane, qui a tout le loisir de se lier aux transporteurs, rendus disponibles par la fuite de ses concurrents.

Cette théorie, très étayée, est compatible avec les observations et les essais cliniques entrepris ces dernières années par les chercheurs. On a pu observer que manger de grandes quantités d’aliments riches en glucides complexes et pauvres en protéines permettait d’améliorer l’humeur, notamment chez les personnes qui souffrent de stress chronique, de dépression saisonnière, de légère déprime ou de franche dépression.

Dans une étude menée sur de jeunes adultes en Nouvelle-Zélande, des chercheurs ont découvert que les diètes riches en fruits et légumes rendaient les participants plus calmes, plus heureux et plus en forme dans leur vie quotidienne. L’étude a duré 21 jours : chaque soir, les participants devaient indiquer leur état d’esprit sur un journal de bord à l’aide d’une grille d’adjectifs positifs et négatifs.

Les chercheurs ont ensuite fait des rapprochements entre les humeurs des participants et les aliments qu’ils avaient consommés dans la journée. Mais comment savoir si les participants ont mangé des fruits et légumes parce qu’ils se sentaient heureux ou s’ils le devenaient parce qu’ils en mangeaient ? Autrement dit, lequel des deux arrive en premier ?

Pour en avoir le cœur net, les chercheurs ont croisé les données et ont remarqué que l’humeur avait tendance à s’améliorer le lendemain des repas particulièrement riches en fruits et légumes. C’est donc bien les fruits et légumes qui provoquent l’amélioration de l’humeur et déclenchent un cercle vertueux.

Attention : ne confondez pas sucres complexes et sucres simples ! Les aliments riches en sucres simples comme les céréales raffinées, le riz blanc, les biscuits sucrés ou les jus de fruits déclenchent une réponse glycémique brutale qui s’accompagne toujours d’un pic d’adrénaline, également appelé « l’hormone du stress ». En consommer conduit plutôt à une exacerbation des réponses aux stress et à une dégradation de l’humeur sur le long terme.

Les fruits et légumes les plus riches en tryptophane à consommer pour améliorer votre humeur :

  1. Fèves de soja cuites (85 g) 0,13 g
  2. Haricots blancs cuits (65 g) 0,048 g
  3. Avocat (140 g) 0,035 g
  4. Epinards cuits (85 g) 0,034 g
  5. Petits pois frais 0,031 g
  6. Brocoli (85 g) 0,029 g
  7. Asperge fraîche (85 g) 0,025 g
  8. Haricots mungo germés crus (65 g) 0,024 g
  9. Choux de Bruxelles (85 g) 0,024 g
  10. Kiwi (140 g) 0,021 g
  11. Champignon (85 g) 0,02 g
  12. Chou vert frisé (85 g) 0,02 g

D’autres astuces pour favoriser la synthèse de sérotonine :

  • Diminuez votre consommation de boissons caféinées : la caféine inhibe la sérotonine.

  • N'hésitez pas à essayer la prise de complément alimentaire de tryptophane.

  • Faites du sport régulièrement : cela augmente la disponibilité du tryptophane.

  • Exposez-vous quotidiennement à la lumière naturelle : les rayons du soleil favorisent la synthèse de sérotonine.

  • Travaillez à diminuer votre stress : des périodes de stress chronique contribuent à réduire les stocks de tryptophane et perturbent la synthèse de sérotonine.

La théorie anti-inflammatoire : comment les poissons gras améliorent votre état d’esprit

La deuxième théorie s’appuie sur le rôle des acides gras oméga-3 dans le corp humain : c’est la théorie anti-inflammatoire. On connait bien la capacité de ces précieux acides gras à prévenir les maladies cardiovasculaires en raison de leurs propriétés anti-inflammatoires. Ce que vous savez moins c’est qu’ils jouent aussi un rôle bénéfique pour la santé mentale.

Des chercheurs ont ainsi démontré un lien certain entre de faibles niveaux d’acides gras oméga-3 et des troubles de l’humeur, incluant les troubles dépressifs et le risque de suicide.

Il y a plusieurs décennies, lorsque les chercheurs étudiaient les effets des oméga-3 chez les personnes à risque de troubles cardiovasculaires, ils se sont aperçus que les participants étaient de meilleure humeur. Par la suite, on a compris que les troubles de l’humeur et les maladies cardiovasculaires avaient des mécanismes pathophysiologiques communs, notamment une production anormalement élevée de cytokines proinflammatoires et des niveaux critiques d’homocystéine plasmatiques. Mais d’autres pistes existent pour expliquer ces observations. On sait également que les acides gras oméga-3, dont font partie l’ALA, l’EPA et le DHA, participent activement aux structures des membranes des cellules du cerveau.

Lorsque les apports de ces acides gras sont trop faibles (ce qui est majoritairement le cas dans les pays occidentaux), on constate une altération du développement cérébral, une perturbation de la composition des terminaisons nerveuses, des dérèglements physiologiques, neurosensorielles et comportementales.

Des études menées sur des modèles expérimentaux ont montré que le manque d’oméga-3 induisait ainsi des déficits cognitifs, en particulier au niveau de l’apprentissage, et du métabolisme de certains neuromédiateurs impliqués dans l’humeur (la mélatonine surtout). Ces déficits peuvent être corrigés par une alimentation ou une supplémentation adaptée.

Savoir plus : OMÉGA 3 + Vitamine E : le meilleur complément oméga-3.

De nombreuses études soutiennent cette hypothèse

Sur une cohorte néozélandaise de 4 644 sujets âgés de plus de 15 ans, la perception personnelle d’un meilleur état de santé mentale et physique est proportionnelle à la consommation de poisson, et donc d’acides gras oméga-3, qui sont de ce fait considérés comme des stabilisateurs de l’humeur. D’autres études mettent en lumière de faibles concentrations d’oméga-3 dans les membranes des globules rouges des personnes déprimées et certaines valident l’efficacité du DHA pour les dépressions mineures, la dépression post-partum, la dépression hivernale, avec des modifications morphologiques mesurables (diminution du volume des ventricules latéraux).

Il est donc possible d’améliorer son humeur en incluant régulièrement des oméga-3 à ses menus, notamment au petit-déjeuner.

Les sources d’origine végétale (1,5 g d’AAL)

  • Une cuillère à café d’huile de lin.
  • 2 cuillères à café de graines de lin broyées.
  • 2 cuillères à café de graines de chia.
  • 1 cuillère à soupe d’huile de colza.
  • Une poignée de noix de Grenoble.
  • 1 cuillère à soupe d’huile de soja.
  • 10 g de graines de chanvre

Les sources d’origine marine (1,5 g d’AEP + ADH)

  • 50 g de maquereau.
  • 70 g de saumon.
  • 80 g de hareng.
  • 130 g de thon.
  • 130 g de sardines.
  • 200 g de bar.

Comme il n’est pas recommandé de consommer plus de 2 poissons gras par semaine, les compléments alimentaires d’oméga-3 (EPA et DHA d’origine naturelle) constituent une alternative tout à fait pertinente pour apporter à l’organisme des quantités régulières et quotidiennes d’oméga-3.

Attention : veillez à réduire vos apports en oméga-6 si vous consommez des oméga-3. Consommés en excès, les acides gras oméga-6 peuvent contrecarrer les effets bénéfiques des oméga-3 en monopolisant les enzymes nécessaires à leur métabolisme. Les aliments qui contiennent beaucoup d’oméga-6 sont surtout des aliments industriels et certaines huiles (huiles de carthame, de pépins de raisin, de sésame, de tournesol et de maïs).

Vitaminez votre cuisine ! 

Pour un résultat durable, il est important de poser les bases d’une alimentation composée de produits bruts, peu transformés et digestes.

Une alimentation autant que possible n’amenant pas de toxines, ni de digestion difficile. Votre assiette devrait contenir une grande proportion de fruits et légumes frais, crus et cuits (vapeur ou à l’étouffé si possible) complétés par des protéines animales (œufs, fromages à base de lait cru, produits de la mer, viandes blanches) et un peu de féculents (pommes de terre, patate douce, courge, châtaigne, riz, sarrasin…).

Idéalement réduire le sucre raffiné et les féculents raffinés (pain blanc, riz blanc, pâtes…), les produits ultra transformés, les plats préparés, le café, l’alcool…

D’autres conseils en vrac pour améliorer votre humeur et votre créativité

Les oméga-3 et le tryptophane sont de très bons moyens d’améliorer immédiatement et durablement votre humeur., mais il existe d'autres moyens  découverts par la communauté scientifique.

Aujourd’hui, nous avons tendance à nous ruer sur notre smartphone, tablette ou ordinateur dès que nous avons un moment de libre, du coup le cerveau est privé de repos. Nous considérons à tort qu’il s’agit de moments inutiles alors que ce sont des périodes d’archivage.

Quand nous ne faisons rien, nous sommes en fait en train de traiter l’information. C’est à ce moment-là que nous avons nos idées les plus créatives.

  • Engagez-vous dans le cercle vertueux : les personnes de bonne humeur ont tendance à choisir des aliments plus nutritifs alors que les personnes de mauvaise humeur font l’inverse. Autrement dit, le plus difficile c’est de s’y mettre !

  • Laissez libre cours à vos pensées : quand on est trop occupé, stressé ou anxieux, le cortex frontal est suractivé et il exécute mal les tâches créatives. Au contraire, quand on rêvasse, les ondes thêta, qui sont associées à la créativité, augmentent et l’humeur s’améliore.

  • Mangez en pleine conscience : ancrée dans la philosophie bouddhiste, la pleine conscience encourage les gens à ralentir lorsqu’ils s’alimentent, à prendre attention aux couleurs, à la texture, aux odeurs, à mâcher doucement et à observer les sensations produits par les aliments.

  • Soignez votre sommeil : les recherches ont montré que plus vous vous réveillez au cours de la nuit, plus vous avez de chances d’être de mauvaise humeur les jours suivants. Ce n’est donc pas toujours la quantité d’heures de sommeil qui compte, mais la qualité, et notamment la préservation du sommeil profond.

  • Prenez soin de votre microflore intestinale : en consommant des fibres alimentaires et en prenant des probiotiques spécifiques, vous modifiez positivement votre flore intestinale. Cette intervention contribue à diminuer l'inflammation systémique du corps mais elle participe également à améliorer l'humeur ! C’est en effet une des découvertes les plus saisissantes des dernières années : les bactéries intestinales peuvent communiquer avec le cerveau par l’intermédiaire du nerf vague (on parle d’axe microbiome-intestin-cerveau). Encore plus étonnant, elles sont capables de produire des neurotransmetteurs identiques à ceux que l’on trouve dans le cerveau, et notamment de la sérotonine. Pour profiter pleinement de ces effets, une formule probiotique conçue à partir des dernières avancées en neurosciences a récemment vu le jour : elle s'appelle Formule Probiotiques et contient dix souches de bactéries sélectionnées à partir des essais cliniques menées sur l'humeur et la flore intestinale.

N'oubliez jamais que l’alimentation transformée et industrielle contient des produits indésirables, additifs, produits de synthèse qui affectent votre système nerveux et glandulaire.

En conclusion

Tous ces produits nous privent encore d’un élément essentiel : la vie !  Non quantifiable mais indispensable à notre bien-être, elle caractérise les aliments ultra frais, fraîchement cueillis, muris au soleil, les germinations, les pousses, la lacto-fermentation mais aussi les yaourts maison, les fromages frais type crottins ou faisselle à base de lait cru et fermentés naturellement…

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Démence sénile après 70 ans: Prévenir dès maintenant

Personne ne souhaite connaître un jour l’expérience de la démence sénile. Je vous conseille de réduire immédiatement la pression sanguine, c’est à dire réduire le risque de démence vasculaire qui surviendra dans plusieurs années voire plusieurs décennies.

Comment y parvenir ?

Si vous souffrez déjà d’hypertension, votre médecin vous a sans doute prescrit une thérapie médicamenteuse, mais de nombreuses mesures permettent aussi de réduire rapidement la tension artérielle et de façon prolongée dans le temps pour peu que ces mesures deviennent des habitudes. En voici quelques-unes (qui sont valables pour celles et ceux qui ne souffrent pas encore d’hypertension) :

  • Maintenir un poids de forme optimal.

  • Gérer son stress quotidiennement. L’adrénaline sécrétée en situation de stress chronique élève la tension artérielle en raison de son effet vasoconstricteur (diminution du calibre des vaisseaux).

  • Être actif : dans une étude portant sur plus de 6 000 personnes âgées de 35 à 60 ans, ceux qui s’étaient mis à marcher plus de 20 minutes par jour avaient réduit de 30 % leur hypertension artérielle.

  • Réduire la consommation de sels et augmenter la consommation d’aliments riches en potassium. On estime qu’un rapport sodium/potassium de 1/5 serait idéal pour maintenir une pression sanguine optimale alors que le régime occidental serait de 2/1. Pour réussir à revenir vers un tel rapport, il est conseillé de limiter la consommation de sodium à 2 300 mg par jour et de consommer des fruits et légumes en abondance. Remplacer le sel par des herbes aromatiques (Thym, origan, basilic...).

Et du côté des compléments alimentaires ?

Pour l’hypertension, il y en a 2 qui sont incontournables et très bien documentés sur le plan scientifique :

Les suppléments d’acides gras oméga-3 (DHA et/ou EPA). L’ensemble des données scientifiques démontre de façon incontestable que les suppléments d’oméga-3 réduisent les pressions systolique (d’environ 3,5 mmHg) et diastolique (d’environ 2,5 mmHg) chez les personnes victimes de l’hypertension artérielle. En moyenne, 900 mg d’EPA/DHA chaque jour suffit pour réduire la tension artérielle (soit 3 gélules d'Oméga-3 et Vitamine E).

Ces suppléments exercent, en plus, des effets bénéfiques contre plusieurs facteurs de risque des maladies cardiovasculaires (comme l’AVC) : taux de lipides sanguins, fonction vasculaire, inflammation, fonction plaquettaire… Ces effets ont été reconnus scientifiquement par l’EFSA tout comme son optimisation de la pression sanguine : le conseil scientifique indépendant de l’agence s’est basé sur plusieurs méta-analyses pour livrer ses avis.

Les suppléments de co-enzyme Q10. La co-enzyme Q10 est assez peu connue, et pourtant il s’agit d’un antioxydant fabriqué par le corps lui-même et qui s’est montré efficace au cours de plusieurs essais cliniques en association avec la médication classique contre l’hypertension. C'est un puissant antioxydant qu'on appelle aussi ubiquinol-10 ou UBIQUI car elle est présente partout dans le corps. Ainsi, on a enregistré une baisse de la tension artérielle chez les personnes prenant de la co-enzyme Q10 (près de 100 mg par jour, soit 1 gélule de Coenzyme Q10 100 mg) au cours de plusieurs essais cliniques randomisés.

Depuis des années, le marché des compléments alimentaires fournit des produits contenant du CoQ10 sous forme d’ubiquinone, la forme oxydée du CoQ10. Des études montrent toutefois que c’est sa forme réduite, l’ubiquinol, qui présente la plus grande biodisponibilité et qui permet donc d’obtenir des concentrations plasmatiques plus élevées avec des doses plus faibles.

Celui-ci est obtenu par un procédé exclusif de fermentation de levures d’origine naturelle. C'est une coenzyme Q10 identique à celle synthétisée par lorganisme lui-même. Une consommation régulière de CoQ10 permet de rétablir rapidement et efficacement les taux de CoQ10, notamment à partir de la quarantaine ou chez les personnes atteintes de certaines pathologies liées à l’âge. 

Sa consommation sous forme de complément alimentaire n’empêche ni ne réduit la production endogène (naturelle) de CoQ10 par l’organisme, c'est pour cette raison que j'ai sélectionné cet ubiquinol bio-identique pour l’élaboration de ce complément alimentaire qui bénéficie des garanties de sécuritédefficacité et de biodisponibilité.

La consommation régulière d’une gélule par jour CoQ10 + Ubiquinol 100 mg, hautement biodisponible, fournit une protection antioxydante et peut ainsi être bénéfique pour ralentir les processus de vieillissement. Elle permet également de favoriser la vitalité et l’énergie.

Du côté des produits naturels, on peut citer la teinture mère d’aubépine (qu’on trouve dans l'Aubépine BIO 50ml ou 100ml) pour optimiser les fonctions cardiovasculaires ainsi que les extraits de Bacopa monnieri que l'on retrouve dans le complexe Cerepuls, dont les bénéfices sont bien établis sur le plan de la préservation du système cognitif, mais aussi de la perception visuelle, de l’impulsivité, de l’attention, du langage (compréhension verbale et vocabulaire), de la concentration, du raisonnement, de la vivacité d’esprit, de la vitesse de traitement de l’information, de la mémoire associative, de la rétention de nouvelles informations et même de la tendance à faire des erreurs.

Cerepuls

Comment l’hypertension peut-elle aboutir à des formes de démence ?

C’est un phénomène qui est étudié depuis plusieurs années déjà, mais on continue de découvrir les mécanismes qui en régissent l’apparition.

Lorsque vous souffrez d’hypertension, le sang exerce une pression anormalement forte sur la paroi des artères ce qui les fragilise. Petit à petit, le diamètre des vaisseaux qui acheminent le sang vers le cerveau se réduit du fait d’un épaississement de la paroi vasculaire, diminuant ainsi les approvisionnements en nutriments et en oxygène des cellules de l’hémisphère cérébrale.

Cette sous-alimentation se traduit à long terme par des lésions au niveau de la substance blanche du cerveau. Les personnes souffrant d’hypertension, ont une détérioration des fibres de la matière blanche connectées à des aires cérébrales impliquant l’attention, les émotions et la mémoire.

La plupart des études publiées rapportent un lien entre une pression artérielle élevée et des performances cognitives plus faibles, et ce même chez les personnes jeunes. Mais c’est véritablement au bout de plusieurs années d’hypertension que le phénomène de démence commence à se développer.

Chez les personnes qui ont le malheur d’être touchées, la pression artérielle se met alors diminuer : ce qui semble être une amélioration est en réalité le signe que les lésions dégénératives ont touché les cellules qui interviennent dans la régulation de la tension. La baisse progressive de la pression artérielle observée au cours de la démence est en effet proportionnelle à la perte de neurones.

Les personnes les plus à risque sont celles qui font de l’hypertension avant l’âge de 60 ans !

Du vague à l'âme

Je suis pratiquement certain que vous avez déjà entendu cette expression "Avoir le vague à l'âme". Son sens voudrait nous rappeler à la mélancolie, la tristesse.

Cette sensation d'être un peu à côté de ses pompes, un peu déprimé, souvent sans aucune raison apparente ? Qu'est-ce qui provoque cet état, comment en sortir ? Mais que se cache-t-il réellement sous cette locution ?

Du nerf vague à l'esprit

Le nerf vague, également appelé nerf parasympathique ou nerf cardiaque, est le dixième nerf crânien - le dixième sur douze, en partant de l’arrière du crâne-.

Il est surtout connu pour être à l’origine du malaise vagal. Mais le nerf vague ne se résume pas à cette perte de connaissance. Il joue un rôle très important, puisqu’il assure la communication entre le cerveau et différents organes. En outre, sa stimulation peut avoir une action thérapeutique.

Ce nerf crânien  prend donc naissance dans le cerveau et passe ensuite par le tronc cérébral, que l’on peut comparer à un standard téléphonique rempli de câbles. Puis, descendant dans le corps, il innerve les poumons, le cœur, le foie, l’estomac, la rate et les intestins.

A travers lui, le cerveau contrôle le fonctionnement de ces organes qui, à leur tour, l’utilisent pour envoyer des messages au cerveau l’informant de leur état mécanique ou chimique. Il est en fait responsable des viscères situées entre le haut du thorax et les deux tiers du côlon.

Distribution nerf vague

Les fibres motrices, sensitives et végétatives de ce nerf jouent un rôle dans de nombreuses fonctions vitales de l'organisme et en particulier la fréquence cardiaque et des sécrétions digestives.

Le nerf vague est moteur pour le voile du palais et le pharynx. Il est sensitif pour le larynx, le pharynx, l’épiglotte, le voile du palais et la base de langue. Il joue aussi un rôle qui est qualifié d’autonome par le biais d’une sécrétion d’acétylcholine. La stimulation du nerf parasympathique entraîne en effet la sécrétion de cette substance chimique qui joue un rôle de médiateur entre les neurones (neuromédiateur). L’acétylcholine ralentit la fréquence des battements cardiaques, diminue le calibre des bronches, renforce la contraction des muscles lisses du tube digestif et augmente la sécrétion de salive et de sucs digestifs.

Une lésion de ce nerf peut se traduire par une baisse du rythme cardiaque (bradycardie), une tendance aux syncopes et à l’anxiété, une diminution du calibre des pupilles (myosis), une transpiration excessive des membres, une sécrétion accrue de salive, des spasmes musculaires, des épisodes de diarrhées ou de troubles de la respiration ou des malaises vagaux.

Comment optimiser son niveau d'ALC ? 

L’acétylcholine est un neurotransmetteur indispensable au bon fonctionnement du cerveau et capital pour notre mémoire. 

L’acétylcholine est fabriquée à partir de la choline, un phospholipide. La choline elle-même peut être soit puisée dans l’alimentation soit fabriquée à partir d’un autre composé, la DMAE (Dimethylaminoethanol).

Le DMAE se transforme en choline sous l’action de la méthionine. Puis la choline donne de l’acétylcholine sous l’action d’une enzyme : l’acétylcholine transférase (ACT). Cette enzyme dérive elle-même de la vitamine B5 sous l’action de l’acétyl-L carnitine (ALC).

On peut donc améliorer nos taux d’acétylcholine en optimisant l’apport en chacune de ces substances via l’alimentation ou la prise de compléments alimentaires.

Où les trouver ?

DMAE

  • Sardine

  • Anchois

Choline

  • Œuf

  • Foie

  • Germe de blé

  • Porc

  • Bœuf

  • Soja

  • Crevettes

  • Cabillaud ou morue

  • Son de blé

  • Saumon

  • Beurre de cacahouète

  • Son d’avoine

  • Pignons de pin

  • Amandes

  • Noix de macadamia

  • Artichauts

  • Brocolis

  • Choux de Bruxelles

  • Chou

Méthionine

  • Morue

  • Parmesan

  • Thon

  • Dinde

  • Poulet

  • Anchois

  • Porc

  • Veau

  • Noix du Brésil

Vitamine B5

  • Chocolat

  • Foie

  • Graines de tournesol

  • Rognons

  • Son de blé

  • Flocons d’avoine

  • Œufs

Acétyl-L Carnitine

  • Mouton

  • Agneau

  • Levure

  • Bœuf

  • Poulet

  • Lait

Mais cela peut-être encore plus grave 

Des études récentes sont venues démontrer qu’il existait un lien entre le nerf vague, le microbiote et de nombreuses maladies. 

Le microbiote ou flore intestinale, ce sont les bactéries et micro-organismes qui se trouvent dans votre intestin. 

Ils sont plus de 100 000 milliards de microbes à peupler votre côlon. Et leur rôle est extrêmement important. 

Un microbiote déréglé peut avoir une incidence forte sur des troubles aussi variés que : 

  • de problèmes de peau ; 

  • de nombreux cancers tels que les cancers du côlon, du pancréas, du sein, ou de l’estomac ; 

  • l’autisme ; 

  • la dépression ; 

  • la fibromyalgie

  • le vieillissement qui n’est évidemment pas un trouble mais que l’on souhaite tous ralentir autant que cela est possible ! 

  • l’arthrite rhumatoïde. 

Si ces travaux suscitent l’enthousiasme de certains thérapeutes, d’autres au contraire s’en lassent. 

Tout est “microbiote” de nos jours me disait une amie psychothérapeute il n’y a pas si longtemps.... Et en même temps, est-ce si surprenant ? 

Notre système digestif, et plus particulièrement le microbiote, a une influence directe et déterminante sur de nombreuses fonctions de notre corps : 

  • digestives (cela va de soi), c’est le traitement des déchets ; 

  • énergétique : c’est l’absorption des nutriments ; 

  • immunitaires : c’est la chasse aux intrus ; 

  • hormonales : 95% de la sérotonine se trouve dans le microbiote, ainsi que de nombreuses autres hormones et messagers chimiques ; 

  • neuronales : 200 000 neurones se trouvent dans l’intestin ; 

  • nerveuses : le lien avec le nerf vague est direct et cela a une incidence sur les deux systèmes nerveux ortho et parasympathique. 

Votre corps, votre tête, votre vie vibrent au rythme des bactéries qui vous habitent. Elles ont une incidence déterminante sur votre santé. 

En consultations,  les patients décrivent un mal être, quelques symptômes un peu vagues, de la fatigue, des douleurs, etc., mais rien de tout cela n’est confirmé par le scanner ou les IRM, conseillés à grands renforts par la médecine allopathique.

La science appelle cela dystonie neurovégétative

L’expression, je vous le concède, est un peu complexe. L’idée derrière est simple : une émotion un peu forte est venue déstabiliser votre système nerveux. Ce faisant, ce sont vos autres systèmes qui déraillent : 

  • l’immunité, 

  • les hormones, 

  • les muscles, 

  • la digestion, 

  • les émotions. 

Cela se traduit par de nombreux symptômes possibles, qui varient selon les patients :

  • troubles émotionnels ; 

  • anxiété ; 

  • sommeil dérangé ; 

  • essoufflement au moindre effort ; 

  • impression de pesanteur ; 

  • sueurs des extrémités ; 

  • fatigue générale ; 

  • vertiges intermittents ; 

  • impression d’évanouissement ; 

  • maux de tête ; 

  • fièvre, frissons ; 

  • instabilité thermique ; 

  • nausées ; 

  • hypersensibilité émotionnelle et corporelle ; 

  • douleurs non matérialisées ; 

  • impressions lumineuses sans rapport avec la lumière perçue ; 

  • tremblements ; 

  • rétention d’eau ; 

  • troubles digestifs : ballonnements, douleurs abdominales, brûlures ; 

  • troubles hépatiques ; 

  • hémorroïdes ; 

  • hypertensions ; 

  • troubles ORL ; 

  • problèmes de peau ; 

  • problèmes aux yeux ; 

  • etc. 

C’est une liste sans fin.

Un manque de présence

C'est un état où nous sommes peu connectés avec nous-mêmes. Nos pensées se morfondent en circuit fermé sur notre mal-être. Ou plutôt, elles s'en délectent, elles s'en nourrissent. Notre manque de présence à nous-mêmes donne libre cours à cette spirale descendante.

Reporter au lendemain: procrastination

Dans ces moments-là nous nous sentons vidés d'énergie. C'est normal, elle est engloutie par nos pensées moribondes, leurs servant de carburant. Nos pensées vont évidemment tout mettre en œuvre pour que nous restions tel un légume flétri, absent, pour qu'elles puissent continuer à se nourrir de cette énergie à portée de main. Elles vont nous inciter à reporter au lendemain des actions qui vont inverser le sens de la spirale.

L'importance du nerf vague

C’est lui qui vient vous calmer après l’activation du système sympathique, qui se met en marche en cas de stress. 

Face à une situation de stress, vous allez réagir grâce à votre cerveau archaïque. Ce sera la fuite, la lutte, ou la stupéfaction. Cela se traduit par les émotions que vous ressentez : la peur, la colère, la tristesse. 

Ces émotions ont un effet sur l’inflammation, et plus généralement sur votre corps. 

Pour les calmer, il faut que le nerf vague entre en jeu. S’il est tonique, c’est un bon frein, vous revenez vite à la normale. S’il traîne un peu, s’il est faible, vous restez stressé (e) plus longtemps que nécessaire. Votre organisme s’épuise. 

Le nerf vague aide aussi votre ventre à dialoguer avec le cerveau. C’est grâce à lui que sont transmises les informations essentielles telles que :

  • La satiété ; 

  • La distension douloureuse ; 

  • Les informations en provenance :

    • Du microbiote

    • Des cellules endocrines ; 

    • Des cellules immunitaires. 

    • Les neurones du tube digestif, que l’on appelle “cerveau entérique”, passent le message au nerf vague qui en informe le cerveau. 

Stimulation du nerf vague

Grâce à une série déterminée de massages sur la bonne zone de l’estomac et du cou, l’action du nerf vague peut s’activer pour expérimenter une sensation agréable de calme et soulager ainsi, les spasmes intestinaux associés à l’état d’anxiété.

Images 4Massage nerf vague

D’autre part, un bon moyen d’y parvenir est d’utiliser la respiration diaphragmatique. Elle agit comme un bon outil de relaxation quotidienne, et en cas de pratique tous les jours, vous ressentirez également une moindre sensation de menace, de meilleures digestions, un meilleur équilibre interne et un repos très réparateur.

Il existe également de nombreuses stratégies qui, combinées à la respiration profonde et diaphragmatique, (holotropique ou musculaire progressive - adaptation de la méthode Jacobson -) peuvent vous apporter de d’aide :

  • Exercice aérobique modéré et pratiqué quotidiennement ;

  • Connexions sociales positives et enrichissantes ;

  • Pratique de la méditation ;

  • Tenue d’un journal pour favoriser le dialogue avec soi-même ;

  • La consommation de probiotiques, puisqu’avoir une flore intestinale saine et forte se reflète sur la santé cérébrale ;

  • Les douches froides de quelques secondes ;

  • Pratique du yoga ;

  • Dormir sur le côté gauche ;

  • Rire fréquemment ;

  • Augmenter les niveaux de sérotonine, d’ocytocine et d'acetyl L-carnitine (ALC)… ;

  • Complémentation indispensable en mélatonine, somatropine naturelle et probiotiques ;

  • Recherches d'associations et  d'intolérances alimentaires.

En conclusion, comme nous l’avons vu dans cette liste, il existe un aspect qui doit sans doute nous attirer l’attention : le fait de cultiver des émotions positives et simples, comme de profiter de bonnes relations sociales, avoir des instants de loisirs, des fous-rires et de la détente ; offre également une stimulation très bénéfique à notre nerf vague.

Nous ne pouvons pas oublier que la production de 80 à 90% de la sérotonine, hormone du bien-être, a lieu dans l’intestin. Nous ne pouvons pas non plus passer outre le fait que les simples actions de dessiner un sourire sur un visage, de danser, de marcher, de nager… génèrent des changements métaboliques très positifs.

Changements que ce nerf immense, qui erre dans notre corps, capte instantanément et qui permettront l’envoi d’un message très concret à votre cerveau : « Tout est en ordre, nous allons bien ».

Acide Alpha-lipoïque : l'enfer est pour les ERO

Depuis que vous lisez mes articles, je devine que vous vous intéressez suffisamment à la nutrition pour savoir que les antioxydants sont indispensables pour votre santé.

Vous savez par exemple que les fruits et légumes en contiennent de grandes quantités et qu’ils contribuent à réduire le vieillissement. Vous connaissez certainement les caroténoïdes, la vitamine C et vitamine E, le sélénium, et peut-être même les flavonoïdes…

Mais...

  • Sauriez-vous expliquer concrètement leurs rôles dans l’organisme ?

  • Pourriez-vous citer le roi des antioxydants, la crème de la crème, celui qui permet de regénérer tous les autres ?

  • Savez-vous dans quelles situations ils sont incontournables et à quels moments les utiliser ?

Avec cet article, je vais vous apprendre, une bonne fois pour toutes, à quoi servent les antioxydants, comment ils agissent et quels sont les plus redoutables.

L'exploitation de l'énergie des aliments à l'origine de tout

Pour exécuter les nombreuses tâches essentielles à la vie, comme se déplacer, respirer ou transporter des substances dans le corps, nos cellules doivent forcément recevoir de l’énergie de sources extérieures. Cette énergie, nous la trouvons dans les aliments que nous ingérons, et plus exactement dans ceux qui contiennent des protéines, des graisses ou des glucides.

Les organismes vivants qui ont fabriqué ces nutriments ont dû utiliser eux-mêmes de l’énergie, et cette énergie est toujours là !

L’énergie ne se perd jamais, elle se recycle

  • Quand vous convertissez l’énergie chimique contenue dans une entrecôte, c’est l’énergie déployée par le bœuf pour fabriquer ses muscles.

  • Quand vous mangez une pomme, vous puisez l’énergie qu’a déployée le pommier pour produire l’un de ses fruits.

Les animaux puisent leur énergie en consommant d’autres animaux ou des végétaux, tandis que les végétaux réussissent l’exploit de capter et d’utiliser l’énergie du soleil.

Pour la très grande majorité d’entre eux, ils n’ont donc pas besoin de manger d’êtres vivants ! On leur doit d’être en vie car, si l’on y réfléchit bien, toute l’énergie qui circule dans le monde du vivant provient du soleil.

3 nutriments essentiels qui nous maintiennent en vie

Les graisses, les protéines et les sucres contiennent beaucoup d’énergie mais encore faut-il réussir à la convertir ! Si vous vous contentez de casser ces molécules, vous libèrez beaucoup d’énergie mais de manière complètement anarchique et sous une forme explosive très dangereuse.

Aucun animal ne peut réussir à exploiter l’énergie de cette façon. De même que l’explosion d’un réservoir d’essence par exemple ne ferait pas avancer une voiture.

Les animaux ont donc mis au point un système complexe permettant de « brûler » les nutriments en une série d’étapes, à l’aide de plusieurs « ingrédients » supplémentaires, et notamment l’oxygène, que nous puisons dans l’air en respirant.

En s’arrangeant pour transformer les molécules d’origine en des molécules de moins en moins énergétiques, ce système libère l’énergie graduellement, ce qui nous permet de la stocker sous une forme originale : l’ATP.

Quelques notions de base

Sans vouloir être rébarbatif, car la suite de cet article vaut la peine d'être lue, une cellule doit trouver l'énergie nécessaire à son fonctionnement : celle-ci est principalement obtenue par dégradation de molécules organiques, c'est le catabolisme.
Elle doit également fabriquer les molécules de base (glucides, lipides et protides) : ce sont les réactions d'anabolisme.
L'ensemble constitue le métabolisme cellulaire.

Les réactions de dégradation sont dites exoénergétiques car elles libèrent de l'énergie et les réactions de synthèse sont dites endoénergétiques car elles en consomment : l'énergie des premières réactions permet la réalisation des réactions de synthèse.

 

Ceci n'est possible que si un intermédiaire est capable d'emmagasiner cette énergie et de la restituer selon les besoins : les molécules d'ATP jouent ce rôle d'intermédiaire.

L'ATP : une molécule fondamentale

C’est une petite molécule énergétique facilement utilisable par l’organisme pour réaliser toutes les opérations qui nécessitent de l’énergie comme la synthèse des protéines, le passage de certaines substances à travers les membranes cellulaires, le changement de forme d’une cellule ou le battement des cils. Autant vous dire que l’ATP est une molécule fondamentale dans l’organisme. En moins d’une minute, une cellule musculaire utilise près de 10 millions de molécules d’ATP !

La naissance des ERO, ces composés oxydants qui vont précipiter le vieillissement

Ces transformations complexes se font dans nos cellules, et pour la majorité d’entre elles, dans de petites usines qu’on appelle « mitochondries ». Ce sont des compartiments plus ou moins perméables situés dans la quasi-totalité de nos cellules.

A l’issue du processus, les petites usines aboutissement à la production d’ATP ainsi qu’au rejet de plusieurs déchets « propres » : le dioxyde de carbone (CO2) et l’eau.

On dit qu’ils sont propres parce qu’ils ne sont pas toxiques pour l’organisme. Mais ce ne sont malheureusement pas les seuls déchets de la production : au cours des étapes successives, se forment des produits particulièrement toxiques pour les cellules : les espèces réactives de l’oxygène, communément appelées ERO.

Ce sont des éléments très instables qui peuvent s’échapper des usines et réagir avec l’oxygène pour former des composés encore plus toxiques. Ils ont un besoin impérieux d’arracher des éléments aux autres molécules pour acquérir plus de stabilité et sont prêts à attaquer toutes les molécules qui se trouvent sur leur passage. 

Une production inévitable

C’est la rançon du succès d’un système de conversion d’énergie ultra-efficace (nous captons environ 34 % de l’énergie des nutriments alors que l’efficacité d’un moteur d’une voiture atteint à peine 25 %). Nous réussissons à exploiter magnifiquement l’énergie en utilisant de l’oxygène, mais nous produisons à petites doses des molécules toxiques qui peuvent nuire à notre organisme sur le long terme.

Un bon compromis

Pour éviter que ces molécules dégradent des composés importants de l’usine, de la cellule ou des éléments extra-cellulaires (comme les protéines), l’organisme a mis en place une parade originale : il envoie, sur le front, des composés qui vont accepter d’être dégradés par les ERO et qui vont leur donner les éléments de stabilité dont ils ont besoin. Ce sont les fameux antioxydants. 

Je pourrais les comparer à des « soldats » qui se sacrifient pour la survie des éléments plus importants de la « nation ». Ils encaissent les coups à la place des autres. Grâce à eux, les ERO ne « volent » pas d’éléments structurants à des molécules vitales.

Les antioxydants contre les ERO : un combat longtemps équitable

En temps normal, les ERO sont présentes dans nos cellules à des doses raisonnables. L’organisme fabrique alors des quantités adéquates d’antioxydants pour réussir à minimiser les dégâts. Il utilise également des antioxydants qu’il trouve dans les aliments consommés, en particulier dans les fruits et légumes.

Comme nous, les végétaux fabriquent des « soldats » pour lutter contre les ERO et on retrouve logiquement ces composés dans les parties que nous consommons. En réalité, ils en produisent même beaucoup plus que nous ! Contrairement aux animaux, les végétaux doivent s’exposer le plus possible aux rayonnements du soleil s’ils veulent produire de l’énergie. Or, le rayonnement UV est connu pour générer une grande quantité d’ERO (c’est d’ailleurs pour cela que les personnes qui s’exposent trop souvent au soleil sans protection voient leur risque de cancer de la peau augmenter !).

De plus, ils produisent de l’oxygène pur pendant la photosynthèse, lequel entraîne une production accrue de ces molécules oxydantes. Ils s’en défendent en fabriquant un puissant assortiment d’antioxydants.

L’organisme utilise donc deux types de « soldats » pour s’opposer aux ERO : les antioxydants endogènes (c’est-à-dire qu’il fabrique lui-même) et les antioxydants exogènes (qu’il trouve dans l’alimentation).

Et chaque type d’antioxydant a son terrain de prédilection : certains comme la vitamine E sont spécialement entraînés pour évoluer sur des terrains gras tels que les membranes cellulaires, d’autres comme la vitamine C au sein de milieux aqueux tels que le cytoplasme.

Ce combat entre ERO et antioxydants démarre dès la formation de l’embryon après la fécondation et il va durer… toute la vie. Pendant très longtemps, au moins deux décennies, il est très équitable. Les antioxydants neutralisent les ERO, les composants sont très peu attaqués et l’organisme fonctionne de manière optimale. Il arrive même régulièrement que le corps « utilise » les ERO pour communiquer ou combattre des éléments étrangers et indésirables.

Le stress oxydatif : quand les ERO prennent les devants et menacent gravement notre santé

Le stress oxydatif ou stress oxydant correspond à une agression des cellules par des radicaux libres, aussi appelés "espèces réactives de l'oxygène" (ERO).

Ne confondez pas stress oxydatif, qui s'observe au niveau cellulaire, et stress psychologique, au niveau de l'organisme.

C’est après l’âge de 30 ans que les choses se compliquent. A partir de ce moment (mais cela peut être plus tôt ou plus tard), les ERO commencent à prendre les devants. De nombreux facteurs environnementaux comme l’excès de poids, l’ingestion de substances toxiques (fumée de cigarettes, pesticides, métaux lourds, etc.), l’exposition aux polluants de l’air, les infections microbiennes, le rayonnement UV, l’inflammation chronique ou le stress, font que leur nombre augmente progressivement dans l’organisme. Si ces facteurs sont temporaires, l’organisme revoit sa production d’antioxydants à la hausse pour maintenir le statu quo.

Mais s’ils persistent dans le temps, l’équilibre est rompu. C’est à ce moment-là que l’organisme a le plus besoin d’antioxydants d’origine exogène, ceux qu’on trouve dans l’alimentation. La production a atteint sa limite, et le seul moyen d’augmenter les effectifs de « soldats », c’est de consommer davantage d’antioxydants « déjà formés ».

Malheureusement, en général, c’est l’inverse qui se produit : notre consommation d’antioxydants à travers les fruits, les légumes et tous les autres végétaux n’est pas à la hauteur des enjeux.

La supériorité prolongée des ERO entraîne alors rapidement des lésions irréversibles sur de nombreuses molécules biologiques, conduisant à terme, à des pertes de fonction.

Les protéines, premières cibles des ERO

Environ 50 à 70 % des ERO s’attaquent en priorité aux protéines, avec des conséquences plus ou moins graves. En général, elles dégradent les chaînes latérales des protéines, avec une préférence pour les acides aminés soufrés (cystéine, méthionine), basiques (arginine, histidine, lysine) et aromatiques (phénylalanine, tyrosine, tryptophane).

Effet antioxydant de la somatropine naturelle

La somatropine permet une régénération rapide des cellules, ce qui lui vaut ses propriétés nécessaires. Cependant, aujourd’hui, cette hormone est aussi très utilisée pour ses avantages amincissants et pour ses vertus contre le vieillissement.

Pour stimuler la sécrétion de l'hormone de croissance, améliorer la performance sportive et combattre la fatigue, une somatropine naturelle a été développée, riche en acides aminés (L-citrulline, L-ornithine, glycine, L-leucine, L-isoleucine, L-valine, L-tryptophane) et un isolat de protéines de lactosérum le plus pur possible (ISOLATE) afin d'augmenter la masse musculaire.

Certaines somatropines naturelles contiennent également de la levure de bière sèche inactive riche en vitamines B, qui participent à la réduction de la fatigue (morale et physique), et à la régulation de l'activité hormonale grâce à son apport en vitamine B6.

Elles peuvent comporter également de l'extrait sec de graines de fenugrec (Trigonella foenum-graecum L.) titré en saponines stéroïdiennes, des molécules qui contribuent à augmenter les niveaux de testostérone, complétant ainsi l'effet stimulant et régulateur de la somatropine naturelle.

Dégradations et inflammations chroniques

La plupart du temps, ces dégradations sont temporaires car l’organisme peut les remplacer et en fabriquer de nouvelles, mais elles perturbent momentanément le fonctionnement de nombreux systèmes, y compris le système antioxydant lui-même ! Il arrive aussi, et cela devient plus grave, que les protéines endommagées ne puissent pas être remplacées ou évacuées.

Prenons l’exemple de l’athérosclérose, un phénomène inflammatoire chronique qui conduit à la formation de plaques dans les grosses et moyennes artères. Au tout début, les ERO attaquent certaines protéines circulant dans le sang : les LDL et les VLDL. Ce sont des protéines qui transportent du cholestérol à destination de toutes les cellules du corps humain. Lorsqu’elles sont abîmées par les ERO, elles génèrent la sécrétion de messagers pro-inflammatoires et posent donc de sérieux problèmes au système immunitaire.

Des cellules spécialisées font alors le choix de les neutraliser en les engloutissant : ce sont les macrophages. Malheureusement, chez les personnes qui présentent de grandes quantités de LDL et de VLDL (généralement parce que leurs apports en sucres et en cholestérol sont trop élevés), les macrophages ont beaucoup de travail. Comme il y a beaucoup de LDL et de VLDL abîmés par les ERO, les macrophages doivent littéralement se gaver pour réussir à les engloutir tous. Et rapidement, eux-mêmes contiennent des quantités ahurissantes de cholestérol.

Ils en contiennent tellement qu’à certains endroits turbulents de l’écoulement sanguin, ils échouent sur les parois de la couche interne des artères et finissent par former des plaques très dangereuses pour l’organisme. Les fameuses plaques d’athérome.

Dans d’autres situations pathologiques, les protéines dégradées par les ERO ne sont pas détruites par l’organisme et peuvent former des agrégats qui s’accumulent dans les cellules et dans le compartiment extracellulaire.

Les ERO s’attaquent aussi à l’ADN

Malheureusement, les ERO sont particulièrement friands de l’ADN, et notamment de l’un de ses composés, la guanine. Et là, ça n’est plus du tout la même histoire : l’ADN n’est pas une molécule qu’on remplace facilement. Il existe des systèmes de réparation, certes, mais les informations à l’origine de ces systèmes sont inscrites eux-mêmes dans l’ADN. La dégradation de l’ADN à long terme par les ERO dérègle donc de nombreux mécanismes physiologiques et participe directement et indirectement au développement du cancer et du vieillissement.

Avec le temps, les systèmes de réparation de l’ADN deviennent défaillants, ce qui entraîne toujours plus de mutations, et toujours plus de défaillances.

Aucun système n’est épargné quand l’ADN est touché

Cette chaîne de destruction, nous l’avons mise en évidence au cours du vieillissement mais aussi dans la quasi-totalité des maladies chroniques. Elle est la cause directe de plusieurs cancers, de l’athérosclérose et probablement de la maladie d’Alzheimer et du diabète.

L’assaut contre les lipides membranaires

Nos membranes cellulaires sont également les cibles privilégiées des ERO. Celles-ci contiennent des acides gras indispensables pour notre santé : les graisses poly-insaturées (dont font partie les oméga-3). Ce sont ces acides gras qui intéressent particulièrement les ERO. Ils sont responsables de la souplesse de nos membranes, une propriété capitale pour assurer correctement la transmission nerveuse et prévenir le déclin cognitif. Sans eux, nos membranes deviennent rigides et les cellules s’en trouvent considérablement diminuées. Certaines finissent même par mourir.

Les ERO transforment ces acides gras si bénéfiques en nouveaux produits néfastes pour plusieurs activités biologiques. On appelle cela la péroxydation lipidique. C’est une destruction progressive de la membrane cellulaire, et elle se poursuit tant qu’aucun élément de défense ne l’arrête (comme un effet domino). La défense des membranes, c’est justement la mission principale de l’un des antioxydants fabriqué par l’organisme : la glutathion péroxydase.

Les antioxygènes exogènes dont on dispose : du moins actif au plus redoutable

Vous le savez maintenant, quand nos antioxydants endogènes diminuent, les antioxygènes d’origine alimentaire sont décisifs. C’est la raison pour laquelle la consommation d’au moins 5 fruits et légumes par jour (en réalité, il faudrait faire beaucoup beaucoup plus) est importante pour tout le monde, mais encore plus pour les personnes de plus de 30 ans.

3 antioxydants d’origine alimentaire sortent du lot

La vitamine C

La plupart des mammifères sont capables de synthétiser la vitamine C au niveau du foie ou des reins, mais pas l’homme. Il doit donc la puiser dans l’alimentation (environ 100 mg par jour au minimum). La vitamine C est un excellent piégeur des ERO. Elle met fin à la péroxydation lipidique en régénérant un autre antioxydant capable d’évoluer dans les milieux gras : la vitamine E.

La vitamine E

La vitamine E désigne en réalité un ensemble de molécules antioxydantes très semblables, les tocophérols et les tocotriénols. Ils aiment les milieux gras, ce qui leur permet de s’insérer dans les membranes cellulaires. Le α-tocophérol est le plus abondant (environ 10 mg via l’alimentation chaque jour grâce à certaines huiles végétales et à certains fruits à écale) mais il semble que le γ-tocophérol soit le plus efficace (on le trouve dans l’huile de sésame).

L’acide alpha lipoïque, le plus efficace de tous

Vous ne le connaissez peut-être pas et pourtant il s’agit certainement de l’antioxydant le plus efficace. Il est naturellement produit par l’organisme mais on le trouve également dans l’alimentation (en petites quantités dans les légumes feuillus comme les épinards).

Voici quatre de ses propriétés qui le rendent tout à fait exceptionnel :

  • Sa grande polyvalence. Il peut agir à la fois dans un milieu aqueux et dans un milieu gras contrairement à la vitamine E (uniquement dans le gras) et la vitamine C (uniquement dans l’eau). C’est pour cette raison qu’on l’appelle régulièrement l’antioxydant universel.

  • Son pouvoir régénérateur. Il est capable de régénérer les autres antioxydants après qu’ils aient neutralisé d’autres ERO. Il augmente ainsi la durée de vie et l’efficacité de la vitamine E, de la vitamine C et du glutathion (dont il favorise la production).

  • Son effet chélateur. Il présente également la capacité très recherchée de piéger les métaux toxiques comme l’arsenic, le cadmium et le mercure.

  • Son pouvoir réparateur. Non content de s’opposer aux ERO et de régénérer les « soldats » morts au combat, l’acide alpha-lipoïque est capable de réparer certains des dommages oxydatifs infligés aux molécules, et notamment aux protéines. C’est une propriété particulièrement importante surtout vis-à-vis des protéines dont le taux de remplacement est très bas comme la myoglobine.

Un organisme de 20 ans en pleine santé produit suffisamment d’acide lipoïque pour subvenir à ses besoins. Mais définitivement pas un organisme plus « mûr », surtout s’il est atteint d’une maladie chronique, de diabète, de cirrhose ou encore d’athérosclérose.

Actuellement, les chercheurs multiplient les essais cliniques pour comprendre l’étendue des pouvoirs de l’acide alpha lipoïque (AAL). On sait déjà qu’il lutte contre le stress oxydatif, ce déséquilibre qui place les ERO en situation de force. Il renforce les « soldats » dont les effectifs vacillent dangereusement, et ce, avec une efficacité remarquable. Il est donc utile dans toutes les affections associées au stress oxydatif. Une étude a ainsi montré les effets positifs d’une supplémentation en acide alpha-lipoïque (AAL) pour la perte d’audition lié à l’âge.

Mais les études les plus récentes montrent qu’il peut faire beaucoup mieux que ça.

Les pouvoirs de l’acide alpha lipoïque sur le vieillissement : télomérase et horloge circadienne

Il y a plusieurs décennies, les chercheurs ont découvert que nos chromosomes, ces éléments qui portent nos gènes, raccourcissaient de manière régulière en vieillissant. Pour éviter que des gènes ne fassent les frais de cette anomalie, l’organisme a placé des séquences d’ADN complètement inutiles aux extrémités. De cette façon, les chromosomes raccourcissent mais aucun gène ne disparaît. Malheureusement, ces séquences inutiles ne sont pas infinies et tôt ou tard, un premier gène se volatilise, emportant avec lui de précieuses informations génétiques. A partir de ce moment, le raccourcissement inexorable des chromosomes va engendrer la disparition de nombreux gènes et provoquer des dysfonctionnements majeurs dans les cellules, et dans tout l’organisme.

Quand elles atteignent ce stade, la plupart des cellules se suicident pour éviter la catastrophe. C’est une autre composante du vieillissement…

En réalité, il existe une enzyme qui ajoute de nouvelles séquences d’ADN aux extrémités et qui empêche le raccourcissement des chromosomes, mais elle ne s’exprime que dans certaines cellules, notamment celles d’un embryon. Cette enzyme, c’est la télomérase.

En 2015, des chercheurs ont montré que l’acide alpha lipoïque pris sous forme de complément alimentaire stimulait l’activité de cette enzyme, avec des effets positifs observés sur des animaux atteints d’athérosclérose.

Et ce n’est pas tout !

Des chercheurs ont aussi montré que l’acide lipoïque aidait à maintenir un rythme circadien normal. Or, on sait que cette « horloge biologique », qui se dérègle en vieillissant, influe sur un nombre insoupçonnable de fonctions biologiques comme la résistance au stress, la fonction cardiaque, la balance hormonale, la performance musculaire, le métabolisme du glucose… Il a été remarqué chez les animaux supplémentés avec de l’acide lipoïque une meilleure capacité cognitive et une expression génétique d’une centaine de gènes associés à la détoxification et à l’antioxydation comparable à celle des animaux plus jeunes. Plus on améliore notre compréhension de l’horloge biologique, plus on s’aperçoit qu’elle est impliquée dans de très nombreux aspects de la vie. Les rythmes circadiens affectent une flux de processus biologiques critiques : si l’acide lipoïque aide à les resynchroniser, cela pourrait conférer un avantage significatif.

Acide alpha lipoïque et antioxydants : la poursuite des études

Les chercheurs continuent d’explorer les pouvoirs insoupçonnés de l’acide alpha-lipoïque. Avec beaucoup de difficulté comme pour tous les composés antioxydants. L’intérêt de ces substances est d’empêcher le développement de pathologies associées au stress oxydatif et de ralentir le vieillissement. Or, il est très difficile de mesurer ces effets dans des essais cliniques généralement limités à quelques mois.

Une supplémentation de 2, 5 ou même 10 ans peut avoir empêché le développement d’une pathologie, ralenti certains signes du vieillissement ou retardé l’apparition de problèmes auditifs, mais comment le prouver puisque les affections ont été évitées ? Et quand bien même, comment prouver qu’elles ont été évitées grâce à cette supplémentation ?

En fait, c’est un peu le même problème qu’ont les chercheurs à prouver la toxicité à long terme de certains produits néfastes comme les pesticides. Ces derniers fonctionnent exactement de manière opposée : ils augmentent le niveau des ERO et accélèrent l’apparition des cancers et du vieillissement.

Comme il faut parfois plus de 20 ans avant que les effets se manifestent, les chercheurs mettent souvent des décennies à associer les produits et les risques. Ce lien de cause à effet repose avant tout sur des études d’observation et des travaux de laboratoire : les essais cliniques ne sont d’aucune utilité pour évaluer le risque de ces substances (qui voudrait être le sujet d’une supplémentation de 30 ans en pesticides ?).

Pour en revenir à l’acide alpha-lipoïque, les essais cliniques démontrent surtout leurs effets lorsque la situation est déjà dramatique, quand les ERO sont omniprésents, dans le cadre du diabète par exemple. Ils montrent aussi une diminution objective incontestable du niveau des ERO dans les concentrations plasmatiques et une augmentation du niveau des antioxydants.

Pour le reste, il faudra faire confiance aux études d’observation, aux études in vitro et aux études animales, déjà bien fournies.

Comment choisir votre complément d’acide alpha-lipoïque (AAL) ?

On ne peut pas y couper : les compléments d’acide alpha-lipoïque sont forcément fabriqués en laboratoire. Ce processus aboutit à la synthèse d’un mélange de deux formes d’acide lipoïque : la forme R et la forme S. La forme R est exactement la même molécule que celle fabriquée par notre organisme. La forme S, en revanche, n’en est qu’une mauvaise copie et elle semble d’ailleurs totalement inactive.

La plupart des vendeurs proposent des compléments qui contiennent les deux formes car c’est assez coûteux de les séparer. Et c’est là qu’il faut être vigilant : si l’étiquette indique 200 mg d’acide alpha-lipoïque, sans plus de précisions, cela signifie très probablement que le complément contient les deux formes en quantités égales, soit seulement 100 mg d’acide alpha-lipoïque. Même si la forme S parait inoffensive, c’est une molécule qui ne servira à rien dans votre organisme. Si vous le pouvez, préférez donc des compléments ne contenant que de l’acide R-lipoïque comme Acide alpha-lipoïque (AAL)

Choisissez également des compléments dont les dosages par capsule ne sont pas trop élevés : comme la durée de vie de l’acide lipoïque dans l’organisme est assez courte, il vaut mieux prendre de petites quantités en plusieurs fois. Les dosages d’acide alpha-lipoïque (AAL), par voie orale, utilisés dans le cadre des études scientifiques sont de 300 mg, 1 fois par jour.

Dans les études qui ont montré des bénéfices, plusieurs semaines de traitements ont été nécessaires pour en ressentir les effets.

Il est également important de le prendre à distance des repas : les autres nutriments et micronutriments réduisent fortement sa biodisponibilité ! Sans eux, il monopolise deux transporteurs principaux pour traverser la barrière intestinale et gagner les différents tissus.

Enfin, dernier point important, l’acide alpha-lipoïque (AAL) est très sensible à la chaleur, à l’humidité et à la lumière : il est indispensable de le conserver dans un endroit sec et frais.

Le rappel des points importants

  • La production d’énergie à partir des aliments et du dioxygène entraîne l’apparition de composés toxiques pour l’organisme : les ERO.

  • L’organisme parvient à contrôler ces composés toxiques grâce aux antioxydants endogènes (produits par l’organisme) et exogènes (apportés par l’alimentation ou la supplémentation).

  • Au cours du vieillissement et en parallèle de nombreuses maladies, les ERO deviennent majoritaires et dégradent de nombreuses molécules essentielles comme des protéines, des lipides et même de l’ADN.

  • L’acide alpha lipoïque est l’antioxydant universel par excellence : il est à la fois produit par l’organisme et contenu dans certains aliments. Antimutagène redoutable et régénérateur de nombreux autres antioxydants, il agirait également contre le vieillissement. 
     

  • Doses adéquates : 1 gélule de 300 mg d’acide alpha-lipoïque (AAL) en dehors des repas.

La recette pour une production d’énergie efficace et durable

Les ingrédients principaux :

  • Des aliments riches en glucides, en protéines ou en lipides (environ 2000 à 3000 kilocalories par jour).

  • De l’oxygène (soit environ 12 000 litres d’air par jour).

  • De la vitamine B3  que l'on retrouve dans la formule Vitaminéro (qui concourt à la production du NAD, un intermédiaire important).

  • De la co-enzyme Q10 (un intermédiaire qu’on trouve surtout dans la viande et le poisson).

  • De la somatropine naturelle (30 g par jour)

Les restes et déchets produits par le système :

  • Du dioxyde de carbone (CO2).

  • De l’eau.

  • Des substances toxiques pro-oxydantes, les ERO.

Les astuces :

  • Une paroi intestinale en bonne santé pour absorber efficacement les nutriments (glucides, protéines et glucides) et micronutriments secondaires.

  • La supplémentation en antioxydants (surtout en acide alpha-lipoïque (AAL)) et la forte consommation d’aliments bruts d’origine végétale.

  • Eviter toutes les sources supplémentaires d’ERO comme le tabac, les pesticides, la pollution, l’exposition inadéquate au soleil (peau non préparée), l’exposition soutenue aux bruits, etc.

 

 

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