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Jean-Pierre Coffe à la Sisqa

A quelques jours du Salon de la Sécurité et de la Qualité Alimentaires qui se tiendra du 10 au 13 décembre 2009 au Parc des Expositions de Toulouse, Jean-Pierre Coffe, présent en Midi-Pyrénées pour l'événement, répond à nos questions.

Quels rapports entretenez-vous avec Midi-Pyrénées ?

C'est un pays que j'ai appris à découvrir grâce à ses richesses gastronomiques naturellement !

Vous savez, j'ai grandi en Lorraine et j'habite dans le centre de la France mais évidemment je voyage partout. Je me suis intéressé à Midi-Pyrénées en m'intéressant aux vignerons de Saint-Mont. J'ai été fasciné par leur entêtement à vouloir travailler leurs vignes pour offrir des produits de qualité.

J'aime ici aussi le travail qui a été fait sur le Porc noir de Bigorre pour faire revivre une race qui était entrain de disparaître. Ce qui a été fait est vraiment exceptionnel et il faut le dire.

 

 

 

Quel souvenir gardez-vous de votre participation à la Sisqa l'année dernière ?

C'était la première fois que je venais à ce salon de la sécurité et de la qualité alimentaires et je dois dire que j'ai été littérallement bluffé ! Bluffé à tel point que j'ai voulu revenir cette année. La Sisqa est l'exemple de ce qui devrait être fait partout ailleurs. La réussite de cet événement vient, je crois, en grande partie de la volonté pédagogique de ses organisateurs d'expliquer l'agriculture et l'importance de la qualité des produits. Cette volonté pédagogique n'existe même pas au salon de l'agriculture de Paris ! A la Sisqa il y a une vraie rencontre entre le monde urbain et le monde rural. Le travail qui a été fait pour créer et faire vivre ce salon est remarquable.

Vous êtes connu comme le défenseur du bien manger et des produits de qualité. Vos détracteurs vous reprochent de faire de la pub pour une enseigne discount de la grande distribution. Que répondez-vous ?

Je réponds plusieurs choses. Depuis 1986, j'essaie d'améliorer l'alimentation de mes concitoyens et je ne changerai jamais. Bien manger ne doit pas être réservé à une élite qui a du "pognon". Moi je sais que des familles disposent de moins de 9 euros par jour pour nourrir quatre personnes. C'est une réalité. Pour améliorer l'alimentation, il faut rééduquer les gens à la cuisine, aux choses simples mais il faut aussi pousser l'agroalimentaire et la distribution à offrir des produits de meilleure qualité. Je ne me suis pas engagé aux côtés de ce discounter pour l'argent. Je n'en ai pas besoin. Mon dernier livre s'est très bien vendu, suffisamment pour me permettre de finir ma vie tranquillement. On l'ignore peut-être mais je ne fais pas que de la pub pour cette enseigne. Je les aide à changer leurs gammes de produits pour améliorer la qualité. Plusieurs fois par semaine, je vais goûter des produits et rencontrer des producteurs français. J'ai obtenu la suppression d'additifs dans des produits phares.

 

Comment voyez-vous l'avenir de la chaîne producteur / distributeur / consommateur ?

Nous sommes à un virage et il ne faut pas le louper. C'est le retour du commerce de proximité, des supérettes en centre-ville. Je crois que les intermédiaires sont la mort de la grande distribution. Il faut créer des centrales d'achat plus proches des lieux de distribution. Il faut essayer par exemple de mettre en place des plateformes de maraîchage à proximité des supermarchés. Les distributeurs ont besoin d'aide pour faire ce travail et pour trouver des produits de qualité bon marché.

A quelques jours des fêtes de fin d'année et des repas d'exception qui vont avec, que pourriez-vous proposer aux lecteurs du site ?

Evidemment chez vous plus qu'ailleurs la tradition du foie gras est bien ancrée. Mais on peut très bien imaginer un repas de fêtes sans forcément opter pour des produits aussi nobles. Si on n'en a pas les moyens mieux vaut se tourner vers des produits moins prestigieux mais de qualité. Je pense par exemple à l'alicot.

Vous voulez dire aligot ?

Non, un alicot. C'est une sorte de ragoût avec des abats de volailles comme les cous, les gésiers, les ailerons et les foies. On laisse mijoter deux ou trois heures ! C'est très bon et ce n'est pas che. Ce qui compte pendant les fêtes c'est l'amitié, le partage. Il ne faut pas l'oublier !

 

 

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