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Pomme de terre OGM

Jamais une pomme de terre n'avait autant fait parler d'elle. La Commission européenne a autorisé la culture d'Amflora, pomme de terre génétiquement modifiée de la firme agrochimique allemande Basf. Bruxelles n'avait pas donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998. « Des réponses ont été apportées à toutes les questions scientifiques sur ce produit », a indiqué John Dalli, le commissaire européen chargé de la Santé, tentant d'atténuer la polémique. Soucieux de lever les craintes des consommateurs, le groupe Basf a indiqué que cette pomme de terre ne serait pas destinée à l'alimentation humaine, mais à un usage industriel (fabrication de papier). Par contre, ses sous-produits pourront aussi être utilisés pour l'alimentation animale. Basf a indiqué que cette patate OGM ne serait pas proposée dans l'immédiat en France mais dans des pays « déjà prêts à l'utiliser ».



Des précisions qui n'ont pas réussi à balayer les inquiétudes des écologistes, pour qui l'innocuité des OGM n'est pas démontrée. De son côté, Greenpeace appelle à déclencher la clause de sauvegarde pour faire barrage à cette pomme de terre OGM. Cette démarche permet d'interdire provisoirement la culture ou la vente d'un OGM autorisé dans l'UE, en invoquant un risque pour la santé ou l'environnement.

Interdiction nationale en Autriche

Le ministre autrichien de la Santé, Alois Stöger,  va interdire la culture dans son pays de la pomme de terre génétiquement modifiée autorisée par Bruxelles dans l'Union européenne.
"Le ministre Alois Stöger prépare un texte pour interdire la culture de la pomme de terre OGM" sur le territoire autrichien, a déclaré un porte-parole du ministère de la Santé à l'AFP.
Le ministre a dit vouloir 
légiférer "immédiatement" en vue d'une interdiction nationale.
La Commission européenne a annoncé mardi avoir autorisé la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand
 BASF, l'Amflora, premier feu vert depuis douze ans dans l'UE concernant les OGM.
L'Autriche avait déjà mis en place en 1999 une "clause de sauvegarde" pour empêcher l'importation et la culture de deux sortes de maïs génétiquement modifiés, le MON 810 de Monsanto et le T 25 de Bayer autorisés également par la Commission européenne.

Demande de moratoire du PS

En France, le PS a jugé que "le gouvernement français doit imposer un moratoire". Il considère que la décision de la Commission européenne est "un véritable coup de force alors que les citoyens et consommateurs européens sont de plus en plus nombreux à demander que le principe de précaution l'emporte sur les intérêts des grands groupes agroalimentaires".
"A titre préventif, le Parti socialiste demande que le moratoire français sur le Mon 810 soit étendu aux nouveaux OGM dont la commercialisation a été autorisée par la Commission".


Accusation de provocation du Modem

De son côté, Jean-Luc Bennahmias (MoDem) a accusé le président de la Commission de Bruxelles, Manuel Barroso, "de cultiver la provocation en remettant sur la table le dossier ô combien controversé des organismes génétiquement modifiés". "Sans débat, sans consultation du Parlement européen, on ouvre rien de moins qu'une brèche inconsidérée dans la sphère agricole. Une faveur destinée à un groupe, BASF, en total contresens de tout ce qui avait été décidé collectivement depuis plus de 10 ans", a dénoncé dans un communiqué le député européen.

"Un risque inacceptable pour la santé"

L'organisation Greenpeace France appelle la France à déclencher la "clause de sauvegarde" pour faire barrage à la pomme de terre OGM Armflora autorisée mardi par la Commission européenne.
L'organisation dénonce dans un communiqué l'autorisation de culture et de commercialisation de ce tubercule génétiquement modifié qui pose, selon elle, "un risque inacceptable pour la
 santé humaine et animale et l'environnement".
Notant qu'il s'agit de la première autorisation d'un nouvel OGM dans l'UE depuis 1998, Greenpeace souhaite que la France utilise pour s'y opposer "la clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son environnement et la santé de ses citoyens". 


"Résistance à certains antibiotiques"

L'organisation affirme que le tubercule Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF "contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques".
"Risques médicaux, environnementaux, tout allait contre cette autorisation", juge-t-elle. "
Disséminer des OGM de la pomme de terre BASF dans l'environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, comme des traitements contre la tuberculose", estime-t-elle.
"Il est vraiment très choquant que l'un des premiers actes officiels de la
nouvelle commission soit d'autoriser une culture aussi critiquable. Depuis six ans, l'innocuité de cette pomme de terre fait l'objet de controverses scientifiques", souligne l'organisation en rappelant qu'une "majorité des pays de l'Union Européenne s'est opposée à cette autorisation". 
En 2008, la France a fait valoir cette clause pour suspendre la culture du maïs OGM MON 810, comme l'ont également fait cinq autres pays membres dont l'Allemagne.


Une "très mauvaise nouvelle" pour Mme Duflot

Cécile Duflot, a qualifié mardi 2 mars de "très mauvaise nouvelle" le feu vert donné par Bruxelles à la mise en culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée, appelant le gouvernement français à s'y opposer.
"C'est une très mauvaise nouvelle", a affirmé la secrétaire nationale des Verts, sur RMC.
"Ce que demandent notamment les écologistes et nos députés européens c'est qu'on puisse faire une évaluation précise (des risques). Ca fait dix ans qu'on le demande, ça n'a pas été fait", a-t-elle ajouté, reprochant à la Commission européenne "de se précipiter".
Elle a souligné que des traces de tels organismes génétiquement modifiés utilisés dans l'alimentation animale pouvaient se retrouver "dans le viande ou le lait" 
à l'insu des consommateurs.
Quel est le danger ? "Justement on ne le connaît pas ! On a pu avoir, sur le maïs notamment, quelques études qui ont montré sur des rats des conséquences sur des atteintes au foie. Ces travaux scientifiques doivent être approfondis, on doit aller jusqu'au bout de ces études-là avant de commercialiser", a dit Cécile Duflot.


Appliquer la clause de sauvegarde

"Ces doutes, ce soupçon ne peuvent pas être levés aujourd'hui puisque ces études n'ont pas été menées avec suffisamment de moyens, de rigueur et de temps", a insisté la chef de file d'Europe Ecologie pour les élections régionales en Ile-de-France.
A la question de savoir ce qu'elle attendait du
 gouvernement français, elle a souhaité qu'il "refuse la commercialisation et la culture de cette pomme de terre comme de tous les OGM". "On a appliqué et fait appliquer la clause de sauvegarde, il faut continuer", s'est-elle exclamée.

La Commission doit "sortir de sa tour d'ivoire"

Fer de lance de la contestation des OGM en France, José Bové a, lui aussi, dénoncé le feu vert européen accordé à la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée, exhortant Bruxelles à sortir de sa "tour d'ivoire".
"La 
Commission européenne doit sortir de sa tour d'ivoire et revenir sur cette décision", a-t-il déclaré dans un communiqué.
"Elle doit entendre enfin les citoyens qui ne veulent pas d'OGM. Elle doit en outre accepter la position des 27 Etats membres (de l'UE) qui en décembre 2008 avaient majoritairement souhaité une réforme radicale des procédures d'évaluation" des demandes d'autorisation des produits transgéniques, a-t-il ajouté.
Connu pour ses prises de position contre les OGM, José Bové a fait l'objet de condamnations en justice pour ses actions d'
arrachage illégal de plantations transgéniques.

Autorisation de la Commission européenne

Il s'agit du premier feu vert de ce type depuis douze ans dans l'Union européenne, où les OGM suscitent une vive controverse. La décision prise ce mardi est de nature à relancer le débat autour de l'innocuité des produits OGM en Europe. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a profité du début de son deuxième mandat à Bruxelles pour clore le dossier de la pomme de terre de BASF qui avait empoisonné son premier mandat. 
Selon le communiqué de l'exécutif européen la vraie nouveauté concerne l'autorisation de la pomme de terre Amflora, un tubercule conçu par la firme BASF destiné à l'usage industriel pour son amidon et à l'alimentation animale. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs
 Monsanto MON 810 dont l'autorisation de culture est arrivée à échéance il y a deux ans. 


Choc des écologistes

Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe à des fins alimentaires de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un communiqué de l'exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où des produits OGM importés font régulièrement l'objet d'autorisations pour le commerce.
Les écologistes au Parlement européen se sont dits "choqués" mardi par l'autorisation sans précédent accordée par la Commission européenne à la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de ce type depuis douze ans.
"Je suis choqué de voir que le 
commissaire à la Santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, n'a eu besoin que de quelques semaines dans ses nouvelles fonctions pour exprimer un soutien aussi flagrant aux intérêts industriels", a estimé l'un de leurs chefs de file, Martin Häusling, dans un communiqué.

"Déclaration de guerre"

"Cette décision de reprendre les autorisations de dissémination d'OGM dans l'environnement, en évacuant le débat sur leurs risques, est inacceptable", a critiqué de son côté la libérale Française Corinne Lepage, vice-présidente de la commission Environnement du Parlement.

Elle "constitue une véritable déclaration de guerre à l'égard des citoyens européens majoritairement opposés aux cultures OGM, de la part de M. (José Manuel) Barroso", le président de la Commission, a-t-elle ajouté.
L'organisation des 
Amis de la terre a également dénoncé le feu vert de Bruxelles à la pomme de terre génétiquement modifiée de BASF. "C'est une mauvaise journée pour les citoyens européens et l'environnement", a-t-elle dit dans un communiqué.

(Nouvelobs.com avec AFP)

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