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    hormones

    Bisphénol S et métaux lourds

    L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a lâché une bombe dernièrement. 

    Elle a classé le bisphénol A dans la catégorie des substances extrêmement préoccupantes, soit le plus haut niveau de toxicité selon les critères de l'Agence européenne. 

    Cette victoire intervient peut-être trop tard : les effets désastreux du bisphénol A affectent déjà des millions de citoyens victimes de cancer du sein, malformations génitales, diabète, troubles du comportements (autisme, hyperactivité, etc.) ! 

    Le biphénol A n’est plus le problème. Interdit depuis le 1er janvier 2015 dans les récipients alimentaires, il a été remplacé par le bisphénol S, son frère jumeau en pire ! 

    Bisphénol S plus persistant dans l'environnement

    Utilisé comme substitut au bisphénol A (BPA), c'est un perturbateur endocrinien, même à très faible dose. Une étude, menée par l’université du Texas et publiée dans la revue Environmental Health Perspectives, décrit pour la première fois comment le BPS perturbe la réponse hormonale de cellules de rats à des doses très faibles. Aucune étude précédente n’avait passé en revue les mécanismes d’action non génomiques du BPS, ni travaillé à partir de concentrations si basses, conformes à celles que l’on trouve dans l’alimentation, dans l’environnement et dans des échantillons d’urines humaines.

    Bien que moins susceptible de migrer sous l’effet de la chaleur ou de la lumière que le BPA, le BPS a une capacité de migration en petites quantités et en usage normal. Cette découverte est une douche froide, tant chez les industriels que pour les pouvoirs publics, lancés dans une course contre la montre pour proposer des substituts sans danger au très controversé BPA.

    La plupart des biberons garantis "sans bisphénol A" sont composés de polyéthersulfone (PES), un plastique qui contient du bisphénol S (BPS). Ce dernier est bien plus toxique, car il s'agit aussi d'un perturbateur endocrinien.

    Aujourd’hui, il semblerait que le BPS soit notamment utilisé dans les papiers thermiques (facturettes de cartes bancaires, reçus, lotos, tickets de cinéma et de concert, étiquettes d’identification, badges d’identification).

    Je pense notamment aux tickets de caisse, ceux-là mêmes qui portent la mention «ne contient pas de BPA» ! C’est le cas aux Etats-Unis. Et en France? Impossible de le savoir pour l’instant.

    Oser regarder la situation en face

    Nous savons que deux siècles de développement industriel ont abouti à ce que notre environnement, notre nourriture et donc nos corps eux-mêmes, soient désormais envahis par :

    • Les POP, ou « polluants organiques persistants » (PCB, benzène, chlordane, toxaphène). Ce sont des molécules capables de bio-accumulation dans les tissus vivants. Leur quantité s’accroît au long de la chaîne alimentaire. Chez les hommes, on les retrouve concentrés dans le cerveau, le foie, les tissus adipeux où ils provoquent tumeurs, troubles du comportement, diabète, syndrome métabolique, stérilité ; 

    • Les perturbateurs endocriniens, qui imitent les propriétés des hormones et provoquent des anomalies physiologiques (dans le fonctionnement des organes), notamment les organes reproducteurs ; ils agissent à très faible dose et perturbent l’organisme, souvent de façon discrète. Ce sont les pesticides organo-chlorés, les plastifiants comme les phtalates, les médicaments en particulier les pilules contraceptives ; le bisphénol A en fait partie, rappelons qu’il s’agit d’une molécule très proche du Distilbène, un médicament censé éviter les fausses couches, mais qui fut à l’origine de milliers de malformations chez les enfants; (aujourd’hui, le Distilbène est interdit sauf chez l’homme dans le traitement du cancer de la prostate) ; 

    • Les additifs alimentaires nuisibles comme l’aspartame, le glutamate monosodique utilisé notamment dans les plats cuisinés asiatiques en remplacement du sel car moins cher, la saccharine, les inosinates, le jaune de quinoléine, la tartrazine et bien d’autres ; 

    • Les produits cosmétiques classiques qui contiennent du chlorhydrate d’aluminium, des parabènes, du propylèneglycol, du triclosan et d’autres toxines qui s’infiltrent à travers la peau, surtout au niveau des aisselles où ils peuvent migrer et provoquer le cancer du sein.

    En parallèle, le mode de vie moderne nous expose également à de nombreuses toxines qui agissent comme des poisons sur l’organisme : particules fines issues des moteurs diesel, métaux lourds (plomb, mercure, cadmium), les polluants des nappes phréatiques issus de l’agriculture conventionnelle, les dioxines dues aux incinérateurs de déchets ménagers. 

    Face à ces menaces, manger biologique est devenu indispensable, et surtout sélectionner les aliments entiers, que l’on peut reconnaître, par opposition aux plats préparés et aliments transformés.

    Autres précautions indispensables

    Eviter les plastiques, surtout dans l’alimentation et en particulier pour les cuissons et les plats réchauffés au micro-onde : utiliser bouteilles et récipients en verre, en céramique, terre cuite. Ne pas se laisser impressionner par les labels « sans bisphénol A » qui ont fleuri partout, puisqu’ils contiennent pratiquement à coup sûr d’autres types de bisphénols, tout aussi nuisibles. 

    Pratiquer régulièrement des cures de détox, périodes de jeune, et consommer des produits drainants et purifiants. 

    Detox-FortHuile essentielle Pamplemousse Bio

    Je pense en particulier à cette micro-algue extraordinaire qu’est la chlorella, qui bloque les métaux lourds et augmente l’excrétion urinaire (élimination par les urines) du métal lourd cadmium.

    Spiruline biologique & Chlorella* Chlorella bio en poudre


    Traditionnellement, nos ancêtres consommaient aux changements de saison des aliments qui avaient la réputation de "nettoyer le sang" : cure de sève de bouleau au printemps, pissenlit pour stimuler le foie et le pancréas et extraire les toxines du sang, carottes crues pour nettoyer le foie, myrtilles et jus de myrtille en été, pommes crues et jus de pomme frais à l’automne réputés pour « éloigner le médecin », ainsi que les cures de raisins, ail toute l’année.

    Jus de myrtilleJus de cranberryAil désodorisé

    Eliminer les métaux lourds grâce à l’alimentation

    Éliminer les métaux lourds prends plusieurs mois, voire des années. Il faut donc en attendant se protéger des contaminants, et consommer le plus d’aliments antioxydants possible pour neutraliser au maximum l’effet pro-oxydant des métaux lourds et enfin les éliminer. 

    La cure sans produits laitier ni gluten 

    Il est très fréquent que les symptômes d’une intoxication aux métaux lourds s’améliorent grandement après la mise en pratique d’une cure sans produit laitier, ni gluten. Les métaux lourds empêchent le fonctionnement des enzymes, notamment digestives. Hors, la caséine (la protéine du lait) et le gluten sont très difficile à digérer pour de nombreuses personnes en temps normal. Les métaux lourds amplifient cette problématique au point que des substances indésirables pénètrent la barrière intestinale et sature le corps de toxines. Le plus souvent l’effet de cette diète se fait sentir en moins d’un mois, mais des fois plus.

    Permettre au foie de se nettoyer

    La première chose à faire est de permettre à nos organes émonctoires (le foie, les reins et la peau principalement) de se « décrasser », afin qu’ils puissent éliminer du mieux possible ces substances. Vous ressentez un problème de foie, que lorsque celui-ci est à 30 % de son potentiel. Il y a souvent un effet seuil : tout va bien jusqu’à un abus de trop (des fois juste un repas ou la prise de substances fragilisantes pour le foie). Vous ferez face alors à une série de malaises qui peuvent aller de la simple nausée ou migraine à la crise de foie, en passant par les problèmes de peau.

    Si vous faites attention à votre alimentation, souvent les symptômes disparaissent. Prendre l’habitude de faire une cure de détox une à deux fois par an, principalement au printemps et à l’automne, permet de ne pas accumuler les toxines et d’avoir une meilleur marge afin de prévenir ces crises. Les cures de nettoyage du foie sont indispensables en cas d’intoxication aux métaux lourds. Si vous vous sentez trop faible ou avez un doute, n’hésitez pas à consulter un thérapeute compétant, qui pourra vous recommander une cure de détox par les plantes.

    Beaucoup de légumes qui peuvent être mangés au quotidien aident le foie à se nettoyer et à fonctionner efficacement : notamment les légumes amers et source de souffre, (artichaut, radis noir, choux, légumes verts foncés…), le curcuma, la betterave, le citron, les orties, le romarin, mais aussi la vitamine C et le sélénium que l’on trouve dans l’ail et les oignons.

    Levure de sélénium & Vit. C

    Faire sortir les métaux lourds du corps

    Une grande partie des métaux lourds sont éliminés par la voie intestinale, après avoir été neutralisé par le foie, via la bile (mercure notamment), piégés par les fibres. Chaque repas doit donc contenir des fibres chélatrices, telles les fruits, les légumes, mais aussi les légumineuses et les céréales complètes. L’agar-agar, une algue utilisée en cuisine, est une chélatrice de métaux lourds… que l’on pourra l’utiliser en cuisine pour épaissir les sauces et desserts. Voici enfin les douceurs détox ! Le psyllium blond, utilisé en complément, aide efficacement à coller les métaux lours et favorise un transit régulé.

    Les algues sont particulièrement intéressantes comme le kelp (appelé aussi varech), le wakamé, le kombu et la plupart des algues rouges, vertes et brunes. Elles sont d’excellentes chélatrices de métaux lourds et radio-actifs. La cuisine à base d’algues est pleine de surprises gustatives. La spiruline est à la fois chélatrice et antioxydante. La coriandre et l’ail des ours, sous forme d’herbes fraîches, aident à déloger les métaux lourds en douceur.

    Spiruline biologique en poudreChlorella bio en poudreGuide : Les bienfaits de la mer

    Faire le plein d’antioxydant

    Certains aliments vont renforcer les défenses naturelles du corps, d’autres vont capter les métaux lourds et faciliter leur élimination.

    Comme les métaux lourds sont très oxydants, privilégiez une alimentation riche en vitamines, minéraux et antioxydants. Les fruits et légumes en sont d’excellentes sources, avec notamment beaucoup de vitamine C qui est très efficace pour éliminer le plomb du sang. Une consommation quotidienne de 1000 mg de vitamine C fait baisser de 80 % la quantité de plomb circulant au bout d’un mois. 

    Formule Multivitamines

    Le glutathion (GSH) est un antioxydant et un agent de détoxication extrêmement protecteur. Il est synthétisé rapidement dans le foie et les reins. On peut aussi le trouver dans les choux, les asperges, les avocats, les courges, les chou-fleurs, les brocolis, les pommes de terre, les épinards, les noix, l’ail, et les tomates crues. Avec seulement 500 mg de vitamine C le foie fabrique deux fois plus de son super antioxydant le glutathion.

    Sachez que 1000 mg de poudre d’acérola contient 180 mg de vitamine C. Une orange épluchée de 150 g en contient 80 mg, mais 100 g de persil en apporte le double. Dans les fruits et légumes, on trouve aussi les flavonoïdes, antioxydants très efficaces pour neutraliser les effets des métaux lourds. Il est important de panacher différents flavonoïdes. Comment être sur d’en prendre une large variété ? Simplement en choisissant des légumes de couleurs différentes. En effet, les flavonoïdes sont très souvent colorés. En médecine chinoise, on recommande que chaque repas contienne 5 couleurs différentes.

    Acérola bioINCAFORCE

    Si vous souhaitez manger beaucoup de légumes… Buvez les ! Faites vous des jus de légumes le plus souvent possible (consommez-en plusieurs fois dans la journée, tous les jours). 

    Les graines germées sont une excellente source des tous ces nutriments protecteurs. Elles sont de véritables concentrés de légumes. Le vert des plantes devrait être plus souvent présent dans nos assiettes, car il marque la présence de chlorophylle, détoxifiante général et revitalisante. Pensons aux légumes verts, aux jus d’herbes, mais aussi aux fanes de nos légumes.

    Les métaux lourds ont tendance à prendre la place des bons minéraux. Il est important d’avoir une alimentation très riches en minéraux (algues, légumes, noix, graines germées). Notamment en zinc qui, avec le sélénium, est un très bon antioxydant. On les trouve dans les amandes et les noix (dont celles du Brésil), les oléagineux, les fruits de mer, les poissons, les champignons (notamment le shiitaké), les viandes en général et les légumineuses.

    Shiitake Bio (<em>Lentinula edodes</em>)Souchet bio

    Les métaux lourds adorent le gras, et donc favorisent l’oxydation des graisses avec pour conséquence une augmentation des risques cardiovasculaires et une fragilisation du système nerveux (très riche en gras). Les oméga 3 servent à remplacer les acides gras oxydés du corps. La vitamine E est un antioxydant spécialiste des graisses. On les trouve dans les huiles végétales et les fruits à coque. Le colza est une bonne source d’oméga 3, l’huile de germe de blé de vitamine E, une cuillère à café nous apporte notre minimum syndical (Apport Journalier Recommandé), mais 2 par jour apporteront un surplus de protection, nécessaire en cas d’intoxication aux métaux lourds. L’huile de chanvre, les graines et la farine de chanvre, peuvent apporter aussi une bonne portion de vitamine E, d’oméga 3 et aussi une variété d’oméga 6, rare et très bénéfique pour la réparation des tissus, l’acide Gamma-linolénique (GLA), que l’on trouve aussi dans l’huile de bourrache.

    Guide : Le pouvoir des omega-3OMÉGA 3  - EPA +Huile de bourrache

    Les végétariens et les végétaliens intoxiqué veillerons à apporter suffisamment de protéines, car les métaux lourds neutralisent une partie de nos protéines.

    Bien sur la méthode alimentaire vise surtout à réduire lentement la surcharge de métaux lourds. Si vous êtes particulièrement intoxiqué je vous recommande de consulter un thérapeute maîtrisant les différentes méthodes de détoxification, naturelles ou chimiques, dont je fais partie. Ils sont hélas trop rare en France.

    Mais elles demandent une certaine maîtrise, aussi je vous déconseille d’explorer seul la chlorella et les extraits concentrés de coriandre, qui peuvent se révéler trop efficaces à déloger les métaux lourds et en faire surgir des effets indésirables.

    Buvez de la bonne eau

    La bonne eau permet de nettoyer le sang, les reins, d’évacuer les toxines de tout l’organisme. 

    C'est celle qui est le moins chargée possible en chlore, résidus de médicaments, plomb, aluminium et phtalates, tous produits malheureusement présents dans l’eau du robinet.

    L’idéal est d’installer un filtre à osmose inverse pour filtrer l’eau du robinet. 

    La seconde solution est de boire de l’eau de source en bouteille.

    Ces deux solutions sont coûteuses. L’eau en bouteille en plastique produit beaucoup de déchets. C’est donc un problème qu’il va falloir traiter collectivement.

    Et les textiles ?...

    Enfin, il faut absolument penser aux textiles que l’on porte : les fibres et teintures synthétiques sont une source majeure de polluants volatiles. Nous les respirons, elles forment un " bain " d’effluves invisibles.

    De plus, l’industrie du textile est en seconde position, la plus polluante derrière celle du pétrole. Elle est le principal producteur de chrome hexavalent.

    L’idéal est de choisir des vêtements en laine, coton, lin ou autres fibres végétales, colorés par des teintures naturelles. Je vous conseille un rapprochement vers des producteurs locaux. (Le fil du rouet par exemple, si vous habitez dans le sud-ouest de la France, entre Toulouse et Tarbes).

    Le problème des vêtements est le même que celui des textiles et revêtements qui nous entourent en voiture, à la maison et dans les lieux publics. Si vous avez la possibilité, comme moi, de vivre dans une maison ancienne faite de bois, brique, pierre, chaux, ou mieux encore, de terre crue, c’est autant de polluants que vous ne respirerez plus. 

    Dans la famille bisphénol, il n’existe pas que le bisphénol A ni le bisphénol S, mais aussi le F….

    Alors, après le BPA, le BPS  lequel sera le prochain ? Affaire à suivre...

     

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