Blog
Le 22/03/2017
Définition
Une enzyme est une protéine fabriquée par l'organisme qui permet l'activation ou l'accélération de réactions chimiques. Il en existerait environ 15.000 protéines chez l'homme.
Fonction
Ces enzymes jouent un rôle dans toutes les fonctions, comme la digestion avec des enzymes intervenant dès le stade buccal avec les amylases contenues dans le suc sécrété par les glandes salivaires puis les différentes enzymes digestives qui décomposent les grosses molécules en substrats plus petits qui pourront être incorporés par l'organisme.
D'autres enzymes ont des rôles dans la purification du sang, l'élimination de substances toxiques...
En cas d'absence ou de déficit en une enzyme de l'organisme, la fonction exercée est défaillante : on parle d'enzymopathie.
L’intestin : Emonctoire capital pour notre santé
La plupart des maladies chroniques et bon nombre de symptômes aigus sont en relation avec notre système digestif, notre flore intestinale et notre alimentation.
L’intestin joue un rôle primordial dans notre santé et dans le maintien de celle-ci. C’est grâce à lui que les nutriments nécessaires au fonctionnement de notre organisme sont absorbés et redistribués là où notre organisme le demande. D’autre part il empêche la pénétration de micro-organismes, macromolécules et composés toxiques. Pour cela, toutes les étapes de la digestion doivent être effectuées correctement.
La digestion
Le but de la digestion est de dégrader les aliments en petites molécules absorbables (action de découpage) et ainsi permettre leur assimilation au niveau de l’intestin.
Histoire d'une carotte
Pour que son béta-carotène parvienne jusqu’à la circulation sanguine, il faudra que cette carotte soit réduite en morceaux minuscules pour que ce nutriment puisse traverser la barrière intestinale. Cette action est possible grâce à des procédés mécaniques comme la mastication, le péristaltisme (action rythmique des contractions de l’intestin) et des procédés chimiques enzymatiques (enzymes salivaires, gastriques, intestinales, pancréatiques)…
Les enzymes ont un rôle primordial ; si on ne possède pas pour une raison ou pour une autre une enzyme, l’aliment non dégradé ne reste pas neutre dans le système digestif. Il putréfie ou fermente, et à la longue entraîne un déséquilibre de l’écosystème intestinal.
Ce qui peut rendre nos enzymes digestives inefficaces :
-
Un défaut de mastication : l’amylase sécrétée par les glandes salivaires digère en partie les amidons (sucres lents), de plus la salive informe les papilles, le cerveau transmet l’information aux différents organes digestifs de l’arrivée d’aliments permettant la sécrétion des enzymes digestives adéquates,
-
Le stress,
-
L’hypochlorhydrie, due à l’âge ou aux médicaments ayant une action sur l’acide chlorhydrique,
-
Les métaux lourds,
-
Les carences ou déficits en vitamines, minéraux, qui sont des catalyseurs ou cofacteurs,
-
Les déficits enzymatiques d’origine génétique. Un exemple bien connu : le déficit en lactase, enzyme qui dégrade le lactose du lait. La lactase n’est pas efficace chez une majorité d’adultes, certains présenteront dès l’ingestion de lait des ballonnements, gaz, diarrhée, car les bactéries fermentent le lactose.
Nous devons toujours garder à l’esprit que notre alimentation doit convenir à nos enzymes et non le contraire.
Un exemple significatif : l’animal sauvage ne connaît pas les maladies (asthme, bronchite, problème de peau etc.) qui touchent les animaux domestiques nourris par l’homme aux croquettes ou aux pâtés. En effet, il se nourrit d’aliments adaptés à son espèce.
Pas de santé sans bonne digestion
Nous ne sommes pas ce que nous mangeons, nous sommes ce que nous digérons.
Les troubles fonctionnels intestinaux touchent 15 à 20 % de la population, ils sont 2 fois plus présents chez la femme que chez l’homme.
Mais ce que l’on sait moins, et qui est pourtant le fruit de nombreuses recherches scientifiques, c’est que de très nombreux troubles ou maladies (infections à répétitions, allergies, problème de peau, prise de poids, troubles du comportement, maladies auto-immunes…) sont plus ou moins directement liés à l’intégrité de notre écosystème intestinal.
On parle d’écosystème intestinal pour désigner l’ensemble formé par la flore intestinale, la muqueuse intestinale et le système immunitaire, trois éléments interdépendants les uns des autres, qui vont conditionner l’équilibre digestif, garant de notre santé. En effet, limiter le rôle du tube digestif au transit et à la digestion des aliments, serait négliger l’importance de son action, car il est le siège de nombreuses opérations qui permettent à notre organisme :
-
de se défendre contre les agressions microbiennes,
-
d’éliminer les substances toxiques,
-
d’assimiler les nutriments indispensables,
-
de participer à la fabrication de certains éléments vitaux.
Je vous suggère la lecture des articles: "Enzymes digestives, une autre énergie vitale", "La mastication et ses bienfaits", "Microflore: quand le ventre va, tout va","Affection de l'intestin émotif (A.I.E.)".
Le 20/03/2017
La digestion correspond à l’ensemble des transformations mécaniques et chimiques nécessaires pour que les aliments ingérés soient transformés en petites molécules, qualifiées de nutriments, seules capables de traverser la paroi intestinale et de passer dans le sang (absorption intestinale) qui les distribue à l’ensemble des cellules de l’organisme.
![]()
Au cours de la digestion, les aliments ingérés sont tout d’abord imbibés de salive et broyés dans la bouche. Le bol alimentaire qui en résulte est transporté ensuite par les mouvements de contraction de l’œsophage vers l’estomac où le brassage des aliments se poursuit.
Cependant, les transformations mécaniques subies par les aliments ne sont pas suffisantes pour que leurs constituants puissent être absorbés dans l’intestin.
En effet, si l’alimentation contient des petites molécules qui peuvent être absorbées par la paroi de l’intestin grêle sans transformation préalable, comme les sucres simples (glucose, galactose, fructose) ou des graisses, il n’en est pas de même des principaux constituants chimiques des aliments qui sont en majorité des macromolécules que l’intestin ne peut pas absorber directement. Les macromolécules des aliments sont pour l’essentiel des glucides complexes (amidon, glycogène et cellulose), c'est-à-dire des polymères de glucose, et des protéines, c'est-à-dire des polymères d’acides aminés.
Ces macromolécules doivent subir un véritable « découpage » chimique consistant à séparer les unes des autres leurs unités de construction qui sont de petites molécules, glucose dans le cas des glucides, acides aminés dans le cas des protéines.
Ce type de transformation chimique est appelée hydrolyse parce qu’elle nécessite l’intervention de molécules d’eau. Elle résulte de l'action de molécules spécialisées, appelées enzymes digestives, sécrétées par des glandes présentes à différents étages de l’appareil digestif (glandes salivaires, glandes gastriques, pancréas, glandes intestinales).
Toutefois, il est préférable de ne pas boire pendant les repas car les sucs gastriques seraient dilués et ne permettraient plus leur fonction principale. Boire de l'eau 15 minutes avant ou 45 minutes après le repas facilite la digestion. Le café, aliment acide par définition, en fin de repas rend la digestion difficile. L'alcool retarde la digestion.
Les macromolécules ne sont cependant pas les seuls constituants de l’alimentation à subir des transformations chimiques. Plusieurs glucides de l’alimentation comme le saccharose (sucre de betterave et de canne à sucre) ou le lactose (sucre du lait) doivent aussi subir une hydrolyse sous l’action d’enzymes pour que leurs constituants chimiques puissent être absorbés et certaines graisses doivent être émulsionnées par la bile soit pour être absorbées, soit pour être hydrolysées par des enzymes.
Les enzymes sont des catalyseurs biologiques, c'est-à-dire des molécules qui à des doses infimes accélèrent considérablement la vitesse d’une réaction chimique sans être modifiées au cours de la réaction. Ce sont des protéines dont l'activité dépend des conditions de l'environnement, notamment de la température et du pH. Chaque enzyme présente une activité maximale dans des conditions de température et de pH déterminées et n’accélère qu’une seule réaction chimique.
La diversité des enzymes digestives sécrétées par l’appareil digestif, conditionne en grande partie la nature des aliments qu’il est susceptible de digérer. Ainsi, l’appareil digestif humain ne produisant pas de cellulase, enzyme permettant la dégradation de la cellulose, les fibres végétales formées de cellulose ne sont pas digérées. Elles sont néanmoins utiles à l’alimentation et à la digestion car elles constituent un aliment de lest qui participe à la sensation de satiété et améliore le transit intestinal.
Salive
Définition
La salive est un liquide biologique sécrété par les glandes salivaires, à l'intérieur de la bouche. L'insalivation désigne l'imprégnation des aliments par la salive au cours de leur passage dans la bouche et de leur mastication.
Fonction
Le rôle de la salive est essentiellement mécanique. Toutefois, la salive n'a qu'une implication mineure dans la digestion des glucides et l’amylase salivaire est inactive chez de nombreuses personnes sans que cela les empêche de digérer normalement.
Composition
Elle contient cependant une enzyme, appelée amylase salivaire, capable d’hydrolyser l'amidon et le glycogène, comme on peut s’en rendre compte en mâchant un morceau de pain pendant une longue durée. Nous percevons alors un goût sucré résultant de la libération dans la bouche de certains constituants de l’amidon.
Sucs gastriques
Définition
Le suc gastrique est le liquide biologique produit par les glandes de la paroi de l'estomac (glandes gastriques).

Fonction
Ce suc gastrique sert à la digestion.
Composition
Il est composé de:
-
l'acide gastrique pour diminuer la taille des aliments,
-
la pepsine qui divise les protéines et produit les cellules principales à l'organisme
-
la lipase gastrique hydrolysant des liaisons des triglycérides.
-
le facteur intrinsèque, permettant l'absorption ultérieure de la vitamine B12.
-
le mucus et les bicarbonates ayant un rôle de protection physique et chimique de la muqueuse de l'estomac.
L'estomac humain produit environ 2 litres de suc gastrique par jour, ainsi, les matières azotées sont correctement digérées.. Cette production dépend des besoins, elle est donc maximale au moment des repas.
Le simple fait de sentir l'odeur de la nourriture peut déclencher la production de suc gastrique.
Bile
Définition
La bile est un liquide biologique jaune-verdâtre, basique (pH compris entre 7,6 et 8,6) qui favorise la digestion, plus spécifiquement celle des lipides. Elle s’accumule et se concentre dans la vésicule biliaire entre les repas. C’est à la fois un suc digestif et une voie d’excrétion pour différentes substances hépatiques, notamment des protéines et pour le cholestérol et les hormones stéroïdes.
Fonction
La fonction digestive de la bile consiste surtout à émulsionner les graisses dans l’intestin, facilitant ainsi leur dégradation par les enzymes du pancréas et leur digestion. C’est l'arrivée de graisses dans l'intestin qui déclenche, par un réflexe neuro-humoral (à la fois nerveux et chimique), la contraction de la vésicule biliaire provoquant la libération de la bile dans le duodénum (partie haute de l’intestin grêle).
On estime que les 7/8 environ de la bile sont réabsorbés dans l'intestin, le reste étant éliminé avec les selles auxquelles elle donne leur couleur brune. C’est pourquoi, lors des hépatites (maladies du foie), les selles sont très claires.
Suc pancréatique
Définition
Le suc pancréatique est un liquide biologique sécrété par le pancréas exocrine dans la lumière digestive. C'est le suc le plus complet.
Fonction
Sécrété par le pancréas et libéré dans le duodénum au moment de la digestion, le suc pancréatique est le plus important des sucs digestifs en raison de la diversité des enzymes qu’il contient et qui lui permettent d’hydrolyser pratiquement toutes les substances organiques qui constituent la nourriture humaine à l’exception de la cellulose.
Composition
On y trouve des enzymes capables d’hydrolyser les glucides (amylase), les lipides (lipases), les protéines (protéases) et leurs produits de dégradation résultant de l’action du suc gastrique (peptidases) ainsi que l’ADN (DNases).
La libération du suc pancréatique dans le duodénum est due à des mécanismes réflexes, à la fois nerveux et hormonal, déclenchés par l’arrivée dans le duodénum du chyme acide venant de l’estomac.
Le suc pancréatique contient aussi du bicarbonate de sodium permettant de neutraliser l'acidité du chyme. Le contenu intestinal se trouve dès lors à un pH de 8,3, optimum pour l’action des enzymes pancréatiques.
Suc intestinal
Définition
La paroi de l’intestin grêle sécrète du mucus, protecteur contre l’acidité du chyme, et des enzymes qui assurent la dégradation terminale en nutriments absorbables des molécules résultant de l’action des enzymes du suc pancréatique et celle de certains sucres, comme le saccharose (sucre de betterave), le maltose (présent dans le pain) et le lactose (sucre du lait).
C’est également au niveau de l’intestin grêle que se produit l’absorption, c'est-à-dire le passage des nutriments à travers la paroi intestinale vers le sang qui les distribue à l’ensemble des cellules de l’organisme.
Les sécrétions digestives représentent au total un volume de 7 à 10 litres d'eau par 24 h et une quantité importante d’ions minéraux dissous, mais la quasi-totalité est réabsorbée au niveau du gros intestin. Ce dernier héberge également une importante flore bactérienne dont l’activité est indispensable à la digestion et produit notamment des vitamines.
Comme nous pouvons le constater, certains aliments sont transformés en terrain acide, comme les protéines, et d'autres en terrain basique, comme les amidons. Cela démontre bien que ces deux aliments sont incompatibles en association dans un même repas.
|
Enzymes |
Source |
Substrats |
Produits |
|
Amylase salivaire |
Glandes salivaires | Amidon | Maltose (disaccharide) et petits polysaccharides |
| Lipase linguale |
Glandes de la langue |
Triglycérides et lipides | Acide gras et monoglycérides |
| Pepsine |
Estomac - Suc Gastrique |
Protéines | Peptides |
| Amylase pancréatique | Suc pancréatique | Amidon | Maltose (disaccharide) et petits polysaccharides |
| Trypsine | Suc pancréatique | Protéines | Peptides |
| Chymotrypsine | Suc pancréatique | Protéines | Peptides |
| Carboxypeptidase | Suc pancréatique | Peptides | Peptides plus petits et acides aminés |
| Lipase pancréatique | Suc pancréatique | Triglycérides | Acides gras et monoglycérides |
| Ribonucléase |
Suc pancréatique |
ARN | Nucléotides |
| Désoxyribonucléase | Suc pancréatique | ADN | Nucléotides |
| Maltase | Intestin grêle - Suc intestinal | Maltose | Glucose |
| Saccharase |
Intestin grêle - Suc intestinal |
Saccharose | Glucose et fructose |
| Lactase | Intestin grêle - Suc intestinal | Lactose | Glusose et galactose |
| Aminopeptidase | Intestin grêle - Suc intestinal | Peptide | Peptides plus petits et acides aminés |
| Dipeptidase | Intestin grêle - Suc intestinal | Dipeptide | Acides aminés |
| Nucleosidases et phosphatases | Intestin grêle - Suc intestinal | Nucléotides | Bases Azotés, pentose, et phosphates |
Le 21/02/2017
Pain, fromages, charcuteries... Certains aliments abîment les intestins et provoquent des réactions inflammatoires, voire l’apparition de maladies inflammatoires chroniques comme l’arthrose, la fibromyalgie, l'ostéoporose. On ne peut pas se plaindre de son état de santé, si on refuse de changer ce qui l’abîme.
Le point sur ces aliments avec VOGOT, le réveil des sens.
Affection de l'intestin émotif (A.I.E)
Le 09/01/2017
Cette pathologie est un sujet qui me tient à coeur, ayant moi-même été confronté à cette affection. Après un rééquilibrage alimentaire adapté (rien que pour soi), accompagné d’une bonne hygiène de vie, les symptômes ont été réellement éradiqués.
L'AIE aussi appelé syndrome du côlon irritable ou colopathie fonctionnelle, est un problème de santé de plus en plus fréquent dans nos sociétés.
Il se déclare généralement au tout début de l’âge adulte. Les femmes seraient généralement plus touchées que les hommes. Ce détail est trompeur, puisque les femmes ayant tendance à s’occuper davantage de leur santé, consultent plus souvent en cas de problèmes.
Ce sont autant d'affections qui peuvent perturber occasionnellement les activités professionnelles et domestiques des personnes atteintes dont la plupart souffrent en silence.
Certaines ressentent de légers symptômes de temps à autre, souvent pendant une période de grand stress, alors que d’autres éprouvent douleurs, souffrance et embarras social des années durant.
Longtemps perçu comme un trouble psychologique « tout est dans la tête », aujourd’hui nous savons qu’il s’agit d’un problème thérapeutique bien réel, dont on commence à peine à comprendre les causes. Car la vérité est qu’il n’y a pas de cause unique et bien définie à l'AIE.
Problèmes fréquemment rencontrés
-
Douleur stomacale provoquée par des coliques, souvent en bas à gauche, souvent soulagée en laissant passer des gaz ou des selles
-
Sensation de ballonnement et de gaz, parfois accompagnée de gargouillements bruyants
-
Constipation
-
Diarrhée le matin, surtout au lever
-
Séquences de diarrhée et de constipation en alternance
-
Selles petites et dures accompagnées parfois de mucus.
-
Sensation d’évacuation incomplète après être allé à la selle
Moins fréquents
-
Nausée, rôts, vomissement
-
Brûlure d’estomac
-
Douleur dorsale
-
Léthargie
-
Maux de tête
-
Troubles du sommeil
-
Incontinence
REEQUILIBRAGE ALIMENTAIRE
Un rééquilibrage alimentaire n’est pas considéré comme un traitement mais permet de limiter les symptômes (douleurs et inconforts), leur durée et leur fréquence, et d’améliorer la qualité de vie.
L'AIE ne se manifeste pas de la même façon pour tout le monde. Chaque personne réagissant différemment aux aliments, il est nécessaire d’apprendre à reconnaître ceux qui conviennent et ceux qui occasionnent des problèmes digestifs.
Qui plus est, certains aliments peuvent convenir lorsque l’on se sent bien, mais être moins bien tolérés en périodes de crise ou de stress. C’est pourquoi un aliment n’est pas nécessairement à éliminer radicalement de l’alimentation « à vie ». L’important c’est d’écouter votre corps.
FIBRES SOLUBLES OU FIBRES INSOLUBLES ?
Les fibres solubles sont dites « douces », car elles sont moins irritantes pour la paroi intestinale que les fibres insolubles. Les fibres solubles gonflent au contact de l’eau dans l’estomac, se transforment en une sorte de gel pendant la digestion et permettent aux selles de passer plus facilement dans l’intestin.
METS EPICES
Les mets épicés peuvent irriter l’intestin et causer des inconforts. Pour rehausser le goût de vos plats, remplacez les épices par des fines herbes : basilic, menthe, origan, thym, aneth, coriandre, persil… En plus, la menthe poivrée en feuilles peut soulager les crampes abdominales, elle favorise la détente des muscles intestinaux.
ALIMENTS INDUSTRIELS
L’intestin est déjà assez occupé avec les produits naturellement contenus dans les denrées qui constituent notre alimentation, sans que nous le surchargions de produits transformés, auxquels nous ne connaissons à peine les dégâts sur la santé. Il va s’agir de colorants, agents de conservation, pesticides, glutamate… compris dans la plupart des aliments transformés et industriels.
SUCRES RAFFINES
La consommation de sucres raffinés peut augmenter les inconforts digestifs tels que jus ou cocktail de fruits, pâte à pizza, pain blanc, pâtes blanche, miel, sirop d’érable, céréales de petit déjeuner, confiture, sorbet, chocolat, biscuits, gâteaux, tartes, crème, friandise…
ALIMENTATION PAUVRE MODEFP
MODEFP est un acronyme pour désigner un groupe de glucides à chaîne courte présents dans certains aliments qui, une fois ingérés, peuvent fermenter et créer ainsi des gaz et des ballonnements. Une alimentation pauvre en Modefp permet de réduire à la fois les douleurs, les ballonnements et les flatulences.
MODEFP
Signification:
-
M : Monosaccharides (fructose en excès du glucose)
-
O : Oligosaccharides (fructanes et galacto-oligosaccharides ou GOS)
-
D: Disaccharides (lactose)
-
E: Et
-
F: Fermentescibles (rapidement fermentés par les bactéries du côlon)
-
P: Polyols (sorbitol, mannitol, xylitol et maltitol)
Ces substances sont fermentés par les bactéries du côlon et provoquent les symptômes de ballonnements, de gaz et de douleurs abdominales.
ALIMENTS RICHES EN MODEFP
Les plus courants sont:
-
Fruits : pommes, avocats, mangues, cerises, pêches, poires, melons, jus de fruits et fruits secs.
-
Légumes : oignons, l’ail, le chou, le brocoli, les choux de Bruxelles, les asperges, artichauts, aubergines, champignons, chou-fleur.
-
Produits laitiers : lait, yaourts, fromages à pâte molle.
-
Légumineuses : pois chiches, haricots rouges, pinto, lima, mungo, lentilles, fèves de soya.
-
Céréales : blé ou seigle, en grande quantité (ex. : pain, craquelins, biscuits, couscous, pâtes alimentaires).
-
Autres : alcools et tout édulcorant qui se termine en -ol, le miel, l’agave.
Et bien d’autres encore… Il s’agit d’une liste non-exhaustive.
COMMENT CES ALIMENTS AFFECTENT NOS INTESTINS ?
Une des raisons pour l’ensemble de ces différents types d’hydrates de carbone sont qu’elles sont irritantes, elles ne sont pas complètement digérés lorsqu’elles atteignent le gros intestin.
Chimiquement, tout ce que vous mangez est décomposé par une ou plusieurs enzymes. La principale enzyme responsable de la digestion des glucides est l’amylase, qui est d’abord produit dans votre bouche lorsque vous mâchez, puis continue de travailler lors de son voyage à travers le système digestif. Ensuite, les cellules qui tapissent votre intestin peuvent les absorber et les distribuer à d’autres parties de votre corps. Le problème avec les MODEFP est que, contrairement aux autres glucides, ils ne sont pas complètement digérés dans l’intestin grêle.
Selon le type spécifique d’hydrate de carbone, il peut s’agir d’une des deux raisons :
Nous ne pouvons pas les décomposer. L’amylase est la principale enzyme responsable de la digestion de l’amidon, mais pas la seule. Certains MODEFP atteignent le gros intestin et n’ont pas eu les enzymes nécessaires pour digérer. Les gens qui réagissent au lactose (disaccharide « D ») ont un déficit de l’enzyme lactase, qui rompt le lactose en sucres simples. Tout le monde réagit au raffinose (un des oligosaccharides, le « O » dans MODEFP), parce que les humains n’ont pas l’enzyme pour les digérer complètement. Pour certains les symptômes seront mineurs, pour les plus sensibles se sera une grande douleur.
Nous ne pouvons pas les absorber dans l’intestin grêle. Le fructose (le monosaccharide « M » de l’abréviation) n’a pas besoin d’être décomposé – c’est déjà un sucre simple. Mais le fructose peut encore causer des symptômes parce qu’il est difficile à absorber, de sorte qu’il reste dans l’intestin plutôt que de se transporter à travers la paroi intestinale dans le corps.
Autre raison, la fermentation.
Dans le gros intestin, la flore intestinale ne peut pas être plus heureuse que par l’obtention de ces hydrates de carbone – les glucides sont leur nourriture préférée. Malheureusement, les bactéries par les glucides font une fermentation sur les molécules de sucre (c’est pourquoi le F de MODEFP signifie fermentescibles).
Dernier point mais non des moindres, pour laquelle les MODEFP peuvent causer des symptômes digestifs, c’est qu’ils attirent de l’eau dans l’intestin (techniquement, ceci est connu comme l’osmose). L’osmose peut provoquer à la fois ballonnements et diarrhée, car ils vont provoquer un gonflement de la paroi intestinale. Cela aggravera les problèmes déjà causés par la prolifération bactérienne.
SENSIBLE AUX MODEFP, COMMENT LE SAVOIR ?
Réduisez votre consommation de tous les aliments riches en MODEFP entre 4 et 8 semaines pour voir si cela améliore vos symptômes. Ce laps de temps devra être assez long pour voir si vous répondez à un rééquilibrage alimentaire faible en MODEFP. Ensuite, vous pouvez réintroduire les aliments un à la fois pour déterminer si vous êtes sensible à chacune des catégories de MODEFP, mais soyez vigilant à vos affections et démarrez doucement. Si vos douleurs réapparaissent, faites une pause et ne redémarrez que lorsque les symptômes ont été à nouveau réduit.
MODEFP, un rééquilibrage alimentaire à la mode?
L’approche alimentaire du MODEFP que j'ai est à un stade expérimental, les résultats sont prometteurs.
Est-ce que ça marche ?
Oui en suivi thérapeutique naturopathique. Tout dépend si les MODEFP sont le souci à vos problèmes de santé. Car il y a d’autres aliments susceptibles de perturber votre système digestif. Notamment, le café, les aliments gras, les épices chaudes, la bière et les aliments riches en fibres, tels que le pain complet et de muesli, les fibres insolubles, ou encore d’autres familles alimentaires. Les associations alimentaires entre groupes d'aliments peuvent aussi influer cette pathologie.
Mais aussi et surtout… votre hygiène de vie, selon vos émotions, votre stress, si sédentarité, ou carence… De nombreuses causent peuvent être le soucis à votre problème, et sans doute plusieurs à la fois.
REPAS A HEURES FIXES
Ne sautez pas de repas et n’attendez pas d’être affamés au risque de ressentir des spasmes intestinaux auxquels les symptômes sont plus exacerbés qu’à la normale. Et à l’inverse, évitez les repas qui sont trop copieux, d’avoir un « trop plein » après avoir mangé. Il est préférable de ne pas surcharger le système digestif. 5 petits repas par jour valent mieux que 3 gros repas.
BOIRE BEAUCOUP D’EAU
Six à huit verres d’eau par jour est le minimum dont nous ayons besoin pour préserver la santé et de préférence en dehors des repas. L’eau permet également de diminuer le risque de constipation.
CAFEINE, THE, BOISSONS ENERGISANTES, ALCOOL…
La caféine et la théine stimulent l’activité de l’intestin et peuvent causer des diarrhées ou des inconforts.
Faites le test ! La plupart des personnes souffrant d'AIE ont noté qu’en buvant moins ou en en cessant ces boissons les symptômes s’estompaient. S’il y a une entorse, dans ce cas, ne jamais boire d’alcool l’estomac vide et à alterner avec de grands verres d’eau. Idem pour le café et le thé toujours à prendre en mangeant. Cela atténuera les effets.
UNE MEILLEURE HYGIENE DE VIE
TABAGISME
La nicotine a un effet puissant sur le système nerveux et bien des gens qui souffrent d'AIE, trouvent que le fait de cesser de fumer aide à réduire leurs symptômes. Même si vous fumez peu, cela est nuisible.
ESPRIT ZEN
Il est impératif de changer de rythme, de s’offrir des pauses, de manger lentement, de mastiquer longuement chaque bouchée, de dormir profondément et suffisamment, d’alterner régulièrement les temps de travail et de repos, des temps pour le raisonnable et des temps pour le plaisir.
RELAXATION
Se détendre ne signifie pas ne rien faire. Aussi, si vous décidez de vous relaxer, faites-en un choix positif et ménagez-vous un moment pour demeurer seul et tranquille chaque jour. Prenez un temps déterminé rien que pour vous. Quoi que vous décidiez de faire de ce temps : un peu de méditation, de yoga, une randonnée à pied, rester assis paisiblement, prendre un bain, écouter de la musique. Ce temps vous appartiendra.
LE MOMENT PRESENT
Apprenez comment on se sent à vivre le moment présent. Même des tâches comme celle de vous laver peuvent être transformées en relaxation, si vous les accomplissez lentement, avec soin et attention. Quand vous vous brossez les dents, que vous prenez une douche ou un bain ou que vous allez à la selle, faites-le lentement ; concentrez-vous sur ce que vous faites et saisissez l’occasion de « connaître votre corps » et son fonctionnement. Vos muscles sont-ils détendus ? Comment est votre respiration ? etc.
RESPIRATION
A l’inspiration, notre diaphragme, muscle de la respiration, se contracte, descend et pousse les organes dans le ventre. A l’expiration, nos poumons se vident, le diaphragme se relâche et remonte. Le diaphragme est également le muscle des émotions. En le bloquant, nous empêchons nos émotions et notre stress de s’exprimer librement. Ils restent alors « prisonniers » de notre corps et s’expriment sous formes de tensions, de douleurs (boule dans la gorge, plexus bloqué, problèmes digestifs…). En activant notre respiration, nous libérons non seulement notre diaphragme mais également nos émotions et notre stress mal digérés.
EXERCICE PHYSIQUE
Notre corps a besoin d’exercice physique, autant que de boire et de manger. Sans un exercice adéquat, le métabolisme du corps ralentit. Nous prenons du poids, nos muscles s’affaissent, les toxines mettent plus de temps à quitter notre corps, puis apparaissent toutes sortes de symptômes.
Ionisation des aliments et de certains compléments alimentaires.
Le 05/01/2017
Petite mise au point
Je vous signale que les cahiers des charges Agriculture biologique et Ecocert garantissent des denrées non irradiées. “Le traitement au moyen de rayons ionisants est interdit”, spécifie l'annexe du Règlement européen de 1991 de l'agriculture biologique.
Acheter des compléments alimentaires, OUI, mais BIO. C'est une garantie d'obtenir les principes actifs en quantités nécessaires.
En plus de la liste des aliments autorisés à l'ionisation en France, le risque est multiplié avec la mondialisation et la contre-saison. Un produit importé peut être irradié à l'étranger, et une fois dans l'Hexagone il devrait en principe être étiqueté. Mais les contrôles onéreux -entre 200 et 360 € affiche le laboratoire Aerial qui travaille pour les services de l'Etat- en rendent l'accès limité. Facteur propice à entretenir une certaine psychose.
Un sujet fort intéressant bien que largement ignoré
La question des vitamines et oligo-éléments contenus dans l’alimentation. Derrière cette question qui semble anodine, il y a l’enjeu de la santé publique. Certains veulent limiter ces vitamines - oligo-éléments ou carrément les interdire en tant que compléments alimentaires, comme la FAO ou l’OMS, les autres affirment qu’on connaît parfaitement les doses à ne pas dépasser et qu’il n’y a pas lieu de leur faire la chasse. Sauf, surement, pour enrichir l’industrie pharmaceutique…

Tandis que des associations réclament l'application du principe de précaution pour stopper la stérilisation des aliments par ionisation, les consommateurs s'interrogent sur les dangers réels du procédé.
Seize produits autorisés en France
De manière provisoire, les herbes aromatiques séchées, les épices et les condiments végétaux sont les seuls aliments autorisés par les deux directives de 1999 qui encadrent l'ionisation dans les pays de l'Union européenne. Toutefois, chaque pays peut étendre cette liste.
Ainsi, la France a la liste la plus longue parmi les Etats membres qui irradient, avec seize familles de produits susceptibles d'être ionisés (voir tableaux ci-dessous). Mais elle n'est pas la seule à avoir allongé la liste.
La Belgique, l'Italie, la Hollande et le Royaume-Uni l'ont également fait. Ce dernier ajoute notamment la catégorie fruits et légumes frais, ce qui est interdit dans l'Hexagone.
Les associations contre l'irradiation se battent pour voir adopter de manière définitive à toute l'Union européenne la version minimale qui n'autorise que les épices et herbes aromatiques séchées et condiments végétaux.
Pour l'industrie agroalimentaire, l'intérêt de l'ionisation est de garantir une denrée stérilisée. En réduisant de la sorte le nombre de micro-organismes vivants, la durée de conservation de la viande, volaille, et fruits de mer augmente, favorisant les longs transports. Mais ce n'est pas son seul atout. Stoppant la multiplication des cellules, ce traitement va inhiber la germination des oignons, aulx, pommes de terre. Par ailleurs, au niveau gustatif, l'effet est plus neutre qu'avec d'autres procédés comme la vapeur utilisée pour les épices, entraînant une perte aromatique. “En décembre dernier, m'a confié une amie des services de la Répression des fraudes, un fabricant de farce regrettait de ne pas pouvoir irradier un lot de champignons frais pour les assainir, une pratique interdite en France.” Mais, en contrepartie, l'ionisation génère des radicaux libres réputés cancérigènes, et détruit les vitamines A, B1, C, E et K.
Des effets méconnus sur la santé
Les traitements créent aussi de nouvelles molécules dont les effets restent peu connus sur l'homme. Les deux techniques employées agissent sur la structure des atomes à l'intérieur des molécules de l'aliment. L'ionisation s'effectue soit par des faisceaux d'électrons générés par des accélérateurs à particules, soit et surtout à l'aide de rayons gamma émis par des sources radioactives, essentiellement le cobalt 60, au pouvoir si pénétrant qu'ils opèrent sur des palettes entières... Les aliments soumis à ces rayons ne deviennent pas radioactifs, mais leur composition se transforme. Un certain nombre de molécules nouvelles, appelées les produits de radiolyse, apparaissent. En particulier dans les aliments gras comme la viande. Détecter leur présence fait d'ailleurs partie des moyens de reconnaître une denrée irradiée.
Mais les études scientifiques concernant l'impact à long terme sur la santé humaine manquent. De récents travaux franco-allemands financés par un programme européen en 2002 menés en laboratoire sur des rats ont simplement démontré l'existence d'une action biologique. “Le protocole consistait à mélanger la molécule pure avec de l'eau et à abreuver de cette mixture des rats, qui ont alors déclenché des débuts de tumeurs”, explique Eric Marchioni, l'un des auteurs, qui insiste sur la difficulté à divulguer de tels résultats à un public novice. De là à en déduire un effet cancérigène sur l'homme... certaines associations ont tiré un peu vite la sonnette d'alarme. “Il faudrait poursuivre et travailler à partir d'aliments irradiés, mais aujourd'hui plus personne ne veut financer un projet qui suscite autant de polémiques...”, déplore le chercheur de la faculté de Strasbourg.
Alors qu’en 50 ans, beaucoup d’aliments, à cause de la course au rendement, ont perdu la moitié de leur valeur nutritionnelle, les normes en matière d’alimentation font que les quelques vitamines et nutriments qui restent encore sont voués à disparaître totalement ou presque. Deux exemples parlants : la pomme de terre, qui a perdu la moitié de ses vitamines, de son fer et un quart de son calcium et le brocolis.
|
Calcium (mg) |
Fer (mg) |
Vitamine A (mg) |
Vitamine C (mg) |
Vitamine B1 Thiamine (mg) |
Vitamine B2 Riboflavine (mg) |
Vitamine B3 Niacine (mg) |
|
|
1951 |
11 |
0.7 |
20 |
17 |
0.11 |
0.04 |
1.20 |
|
1972 |
5.74 |
0.49 |
0.00 |
16.39 |
0.09 |
0.03 |
1.15 |
|
1999 |
7.97 |
0.30 |
0.00 |
7.25 |
0.09 |
0.02 |
1.74 |
|
% différence |
-27.55 |
-57.14 |
-100 |
-57.35 |
-18.18 |
-50.00 |
+45.00 |
|
Calcium (mg) |
Fer (mg) |
Vitamine A (mg) |
Vitamine C (mg) |
Vitamine B1 Thiamine (mg) |
Vitamine B2 Riboflavine (mg) |
Vitamine B3 Niacine (mg) |
|
|
1951 |
130 |
1.30 |
3500 |
104 |
0.10 |
0.21 |
1.10 |
|
1972 |
87.78 |
0.78 |
2500 |
90 |
0.09 |
0.20 |
0.78 |
|
1999 |
48.30 |
0.86 |
1542 |
93.5 |
0.06 |
0.12 |
1.07 |
|
% différence |
-62.85 |
-33.85 |
-55.94 |
-10.10 |
-40 |
-42.86 |
-2.73 |
Les études ont montré que ces dernières années, les aliments ont perdu au moins 10% de leur teneur en fer, zinc, calcium, sélénium etc. ce qui diminue l’apport nutritionnel par calorie consommé et favorise donc l’obésité et l’affaiblissement de l’organisme. De son côté, l’agriculture bio, avec des rendements moindres, produit des aliments qui contiennent 20% de certains minéraux en plus et 30% d’anti oxydants en plus. Dans certaines tomates biologiques, on a même deux fois plus de certains anti-oxydants que pour les tomates « normales ».
Aujourd’hui encore, il est question de diminuer l’apport en nutriments au nom de la santé publique. Ainsi, le sodium, par exemple, est dans la ligne de mire des autorités sanitaires . En effet, le sodium est accusé de favoriser l’hypertension. Alors, au lieu d’interdire l’alcool ou le stress au travail, on a mis en place des groupes de travail censés étudier une limitation de la teneur en sodium des aliments pour que la consommation soit diminuée.
En dehors de cela, certains éléments présents depuis peu dans l’alimentation, notamment les OGM, réduisent nos capacités à assimiler ces nutriments.
Sous prétexte de « sécurité alimentaire », on va finalement empêcher les gens de trouver des compléments alimentaires qui renforcent leur organisme (même si certains, trop chimiques, sont plus nocifs que bénéfiques pour l’organisme). Les apports nutritifs des aliments ont diminué de 50% depuis le milieu du XXème siècle, du fait de l’industrialisation, de la standardisation alimentaires.
Une autre étude dans le même style et tout aussi médiatisée à grand renfort de communiqués de presse a été publiée à peu près en même temps par Cochrane, juste avant une réunion du Codex alimentarius (un organisme censé légiférer en matière de norme alimentaires) qui portait sur ces compléments alimentaires à base de vitamines et de minéraux.
L’irradiation permet de retarder le mûrissement des fruits et légumes, peut tuer les bactéries responsables du pourrissement ou les insectes. En France, les herbes aromatiques surgelées sont ionisées, ainsi que l’ail, les oignons, les échalotes, qui normalement sont des aliments très nutritifs, mais aussi les germes de céréales pour produits laitiers, la farine de riz, la volaille, les cuisses de grenouille congelées, les crevettes congelées, le blanc d’œuf…
L’irradiation détruit par exemple 80% de la vitamine A présente dans les œufs et 48% du bêta carotène présent dans le jus d’orange.
En outre, l’irradiation qui détruit des éléments, en crée d’autres, dont certains sont cancérigènes comme les cyclobutanones qui apparaissent dans les aliments uniquement avec l’irradiation d‘acides gras et sont responsables de dommages génétiques chez les rats, le benzène, le xylène ou le toluène, responsables de l’apparition de cancers… Mais bien sûr, aucun risque pour la santé !
Et puis, l’irradiation fait muter génétiquement les aliments: au bout d‘une heure de rayons gamma, toute la structure moléculaire de l’aliment est cassée, l’ADN est détruit et il n’y a plus rien de vivant à l’intérieur, sans que l’aliment en question ait changé de forme à l’extérieur.
Il y a donc une autorisation pour irradier un certain nombre d’aliments, mais en 2002 un rapport européen montrait que 2,7% des 5.000 échantillons alimentaires testés dans différents pays européens étaient irradiés et non étiquetés comme aliments irradiés. 29% des compléments alimentaires censés améliorer la santé étaient irradiés (Sauf les compléments alimentaires BIO !).
Des pays comme le Brésil, la Thaïlande ou l’Afrique du Sud ont l’habitude d’irradier les fruits et légumes exportés. La Chine a 50 centres d’irradiation pour l’alimentation, contre 7 en 2003, et en Europe, plus de 15.000 tonnes d’aliments ont été irradiées. Evidemment, les contrôles sont quasi inexistants, puisque d’après les scientifiques autorisés, il n’y a aucun risque. En France, on a ainsi eu droit à 216 contrôles pour 3.000 tonnes de produits alimentaires irradiés alors qu’en Allemagne, il y a eu plus de 4.000 contrôles pour 340 tonnes.
La chasse au millepertuis, concurrent du Prozac
Le cas du millepertuis, une plante utilisée depuis des siècles pour ses effets sur l’humeur et qui pousse partout, est également révélateur de cette tendance à empêcher les remèdes naturels de trouver leur place.
Le millepertuis, donc, s’utilise à l’état naturel pour régler les troubles de l’humeur (les dépressions « légères et moyennes » du moins, mais aussi l’asthme, les bronchites, les sciatiques…), et a l’avantage de ne pas entraîner d’effets secondaires, ce qui n’est absolument pas le cas des traitements chimiques. Mais surtout, il est au moins aussi efficace sur le long terme que les médicaments.
On sait en revanche que les « médicaments » contre la dépression ont une fâcheuse tendance à rendre suicidaires certains patients.
Dans un pays où un tiers des gens sont sous traitements chimiques pour une dépression ou quelque chose qui s’en approche, l’idée d’utiliser des plantes efficaces et sans effets secondaires devrait faire son chemin. Mais, non.... Le formatage médicamenteux a encore quelques beaux jours devant lui.
Le problème du millepertuis ?
Certaines autorités sanitaires considèrent qu’il peut interagir avec des médicaments, et qu’il est, par conséquent, dangereux (mais pas l'inverse !!!!).
L’Allemagne l’a ainsi classé dans les anti-dépresseurs, et le millepertuis ne s’obtient plus que par ordonnance.
Et en France, la DGCCRF (directions générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a décidé de l’interdire en 2000 car il réduisait l’efficacité de certains médicaments comme le Prozac, selon l’Afssaps (Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé). Des agents de contrôle ont même fait le tour des pharmacies pour être sûrs qu’aucune boîte de millepertuis n’était vendue, ce qui a occasionné quelques saisies de la vilaine plante un peu partout en France.
En 2001, une seule société, Arkopharma, commercialise 80% du millepertuis vendu en France, car l’autorisation de fabriquer des produits à base de millepertuis n’est octroyée qu’au compte goutte par l’Afssaps.
Pendant ce temps-là, les cultivateurs bio et autres qui en cultivent se voient saisis et poursuivis puisqu’il est interdit de consommer et de produire cette plante (à cause des interactions avec les médicaments). D’autres plantes séchées vendues en sachet sont interdites, comme le buis, le bleuet, la prêle, le souci, connaissent le même sort…
En 2002, il revient… avec le statut de médicament. On ne peut donc plus s’en procurer normalement (dans les herboristeries par exemple), et la production est contrôlée.
Depuis 2000 environ, le millepertuis est la cible de nombreux articles qui pointent sa dangerosité. The Lancet l’a fait, mais le Quotidien du Médecin, en France, l’a fait aussi presque en même temps.
Plus récemment, en 2005, l’Afssaps a décidé de retirer de la vente et d’interdire la fabrication de tout un tas de produits utilisés en phytothérapie, qui sont en France considérés comme des médicaments « par fonction ». C’est-à-dire que sans être des médicaments, on les utilise pour se soigner et donc ce sont des médicaments, réglementés et contrôlés comme tels. Enfin, beaucoup plus que les vrais médicaments pour lesquels les effets secondaires ne sont pas vraiment un frein. Parmi ces produits, le millepertuis, mais aussi l’aloe vera, l’ephedra, le gui, la rhubarbe…
Quels produits sont concernés ?
Les produits qui peuvent être légalement irradiés en France
Liste obligatoire de l’Union Européenne :
• les herbes aromatiques,
• les épices,
• les condiments.
Liste spécifique à la France :
• l'oignon,
• l'ail,
• l'échalote,
• les légumes et fruits secs,
• les flocons et germes de céréales pour produits laitiers,
• la farine de riz,
• la gomme arabique,
• la volaille,
• les cuisses de grenouilles congelées,
• le sang séché et le plasma,
• les crevettes,
• l'ovalbumine (additif alimentaire),
• la caséine et les caséinates (additifs alimentaires).
L’irradiation détruit les bactéries, mais pas les toxines qu’elles sécrètent, or ce sont ces dernières qui sont responsables des intoxications alimentaires.
La seule manière de se prémunir des aliments irradiés est de consommer local.
Chez Anastore c'est BIO, fabriqué en France, donc non-ionisé bien évidemment !!!!
Maintenant, vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas.
