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Dérèglement de la thyroïde: stress et émotions fortes
Le 14/08/2020
Comme je l'ai écrit dans les articles Solutions naturelles aux problèmes thyroïdiens, et La thyroïde en médecine traditionnelle chinoise, il est dit qu’un choc émotionnel peut être à la source de n’importe quelle maladie.
Les troubles de la glande thyroïde, peuvent résulter d'une forte émotion due au stress.
Les émotions, racine de la maladie
Petit rappel: nos émotions ont un impact sur nos organes de manière ciblée :
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les poumons sont liés à la tristesse,
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le foie à la colère,
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les reins à la peur,
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l’estomac à l’inquiétude…
Chez certaines personnes dont le corps est génétiquement prédisposé à réagir ainsi, le stress peut engendrer un désordre hormonal susceptible de modifier à la baisse leur système immunitaire et d’accélérer l’apparition d’un dérèglement thyroïdien, voire d’une maladie auto-immune.
Les facteurs de stress les plus connus ayant un impact suffisamment forts pour impacter sur la thyroïde sont :
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la perte d’un conjoint (décès ou divorce),
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un licenciement,
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des conflits familiaux,
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un déménagement,
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des problèmes professionnels,
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des soucis financiers.
A l’apparition de la maladie s’ajoute alors la peur de vivre avec… puis de vivre avec les troubles psychologiques qui y sont associés.
En cas d’hyperthyroïdie, le futur patient peut présenter de l’anxiété, de la tension, de l’irritabilité, de la nervosité, de la dépression, de l’impatience, une sensibilité accrue au bruit ainsi que des troubles du sommeil (tout ou partie).
En cas d’hypothyroïdie, il peut avoir le plus souvent des idées lentes ou confuses, un manque d’intérêt, une détérioration intellectuelle et/ou un processus mental ralenti (tout ou partie).
Dans un cas comme dans l’autre, le stress est le chaînon qui entraîne le patient dans le cercle vicieux des thérapies allopathiques ne faisant qu’aggraver son état.
Les thérapies contre le stress
Si l’efficacité de la naturopathie n’est plus à démontrer pour la gestion des troubles liés à un dysfonctionnement de la thyroïde, elle ne l’est plus non plus en ce qui concerne le stress.
Phytothérapie
Les plantes du stress sont le romarin, l’extrait de pépin de pamplemousse, la rhodiola rosea.
Aromathérapie
Les huiles essentielles de petit grain bigaradier et de lavande aspic sont recommandées sur un coin de l’oreiller ou en brumisation.
Sophrologie
Elle permet d’aider le cerveau à lâcher le stress, à retrouver une certaine sérénité en induisant une “reprogrammation” de codes en place. Chaque séance doit être uniquement rédigée pour le malade en fonction des troubles qu’il présente et de ses attentes personnelles.
Reiki
Les soins Reiki (soins énergétiques) permettent du rétablir l’énergie dans les corps, de l’harmoniser. Ils génèrent une véritable relaxation dont l’effet est profond et immédiat.
Pour en savoir davantage et surtout savoir ce qui vous est le plus adapté, n’hésitez pas à prendre contact avec votre naturopathe.
Il ne remplacera en aucun cas une consultation avec votre médecin ou votre endocrinologue, mais il peut par son (ou ses) action(s) venir en complémentarité vous apporter la détente et le bien-être dont vous avez besoin pour vous sentir mieux, et vous aider pour renouveler votre stock de neurones fonctionnels et pour un rééquilibrage alimentaire par associations, qui est la base, le terrain favorable au réensemencement d'une thérapie redoutablement efficace.
Impacter de manière positive sur le stress dans un dérèglement de la thyroïde, c’est faire le choix d’inverser la vapeur, de reprendre le contrôle de soi, de son corps, ne plus laisser l’émotionnel aux commandes.
Émotions et mémoire: quand l'affect agit
Le 08/08/2020
La capacité du corps à digérer les émotions est un des fondamentaux de la psychologie biodynamique. Ce mécanisme de régulation psychologique de l’organisme est relié au système digestif et au système nerveux qui l’entoure.
Nous avons constamment des émotions, comme nous avons constamment des sensations.
Le film m'ennuie et mon ami(e) de cœur m'attend pour dîner.
La décision est facile à prendre: je quitte le cinéma et j'accours chez lui ou elle. Mon enfant est malade, je suis inquiet(e). Malgré mon immense fatigue, je suis d'accord pour les nuits blanches qu'il m'impose.
Voilà deux décisions prises à partir de l'information fournie par mes émotions. La plupart des émotions passent ainsi, presque inaperçues, car elles ne nous posent pas de problème.
C'est lorsqu'elles nous dérangent que nous nous objectons et que nous tentons de les arrêter ou de les transformer artificiellement. Pourtant, qu'elles nous dérangent ou non, elles jouent le même rôle.
Philosophes et scientifiques ont longtemps pensé que les émotions et la raison, au côté de laquelle on place traditionnellement la mémoire fonctionnaient différemment. L’émotion était considérée comme une pollution de la pensée.
Aujourd’hui, les nouveaux outils de neurosciences permettent d’affirmer que les émotions sont nécessaires au fonctionnement cognitif, et à celui de la mémoire.
Le corps a dans sa propre organisation, un mécanisme pour dissoudre et résoudre la matériel inconscient et le stress.
Ce mécanisme est situé en profondeur, dans le système végétatif. Je l’ai appelé le psychopéristaltisme.
Je le considère comme le principal régulateur de la décharge de l’énergie nerveuse, avec la possibilité de “digérer” les névroses et de gérer l’équilibre de l’énergie vitale de l’organisme.
Le péristaltisme intestinal ne fait pas que décharger ce surplus, il stimule aussi une circulation énergétique correcte. Aussi, je vois également les organes intestinaux comme un mécanisme générateur qui, dans des conditions de relaxation et d’absence de conflit, permet le fonctionnement bioénergétique des cellules et des tissus.
Emotions et mémoire: liens profonds
Grâce aux nouvelles découvertes sur le cerveau humain, nous savons que plus le choc émotionnel est fort, plus le sillon creusé dans la mémoire sera profond.
Et chaque fois qu’un événement viendra réveiller cette mémoire, il provoquera une réaction similaire à celle vécue autrefois. Ces répétitions nuisent fortement à notre santé.
Raison et émotions agissent de pair. L’émotion jouerait un rôle essentiel dans les raisonnements et les prises de décisions.
Les émotions ont une grande influence sur la mémoire, de sorte qu’elles se définissent comme un état affectif intense, lié à la mémorisation.
On retient mieux les événements émotionnels que les événements neutres, n’ayant procuré aucune émotion particulière au sujet ?
Quelqu’un de triste se rappellera mieux les événements tristes que les événements heureux.
En d’autres termes, votre mémorisation dépendra de la sensibilité émotionnelle du moment.
Ce point est capital, puisqu’il démontre que la mémoire n’est pas qu’une retenue des vécus, mais opère un tri des informations à mémoriser, cela en fonction des sensations ressenties et de notre humeur.
Différents travaux montrent que les souvenirs neutres émotionnellement s’enracineraient moins profondément « dans la mémoire « que des souvenirs teintés de joie ou de tristesse, de mépris ou d’orgueil.
En fait, l’émotion liée à notre propre image gouvernerait notre mémoire, lui ordonnant d’opérer tel tri et de ne retenir alors uniquement les éléments ayant un sens dans notre parcours.
Libérer cette mémoire
La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons libérer notre mémoire émotionnelle de ces traumatismes grâce à la plasticité de nos neurones.
En se reconnectant à cette mémoire, nous pouvons lâcher les émotions vécues et porter un regard nouveau sur l’événement. Dans cette démarche, il est toujours préférable d’être accompagné pour recueillir et interpréter les ressentis du sujet.
Aujourd’hui, les neurosciences et les sciences humaines révèlent ces liens profonds qui unissent notre mémoire à nos émotions.
Au fur et à mesure que nous vivons ces phases de libération émotionnelle, les souvenirs ou les blessures d’enfance qui semblaient y être liées (et qui devaient certainement faire office d’amplificateurs ) s’estompent peu à peu .
Ainsi, revivre sans les fuir ou revisiter émotionnellement et en conscience des événements du passé permettent de dissoudre les histoires associées.
La volonté du sujet
La construction du Soi dépendrait notamment des événements vécus avec émotion. Et ce, même si les êtres humains ne vivent pas tous leurs émotions de la même façon : certains occultent davantage que d’autres leur ressenti affectif.
En effet, les personnes qui contrôlent leurs émotions se représentent mentalement les événements passés et futurs avec moins de détails sensoriels et contextuels.
L’émotion est alors une sorte de loupe du souvenir, donnant de la substance à nos vécus ; pourtant celle-ci est plus ou moins sollicitée, dépendant en effet du bon vouloir de l’individu et de sa personnalité.
Le sujet opère une influence réelle dans la construction du contenu mémorisé ; on appelle cela « oubli dirigé ».
La volonté du sujet joue donc sur la construction de son identité.
En effet, parce que j’ai estimé un élément moins important qu’un autre, je vais pouvoir le sacrifier au profit du rappel d’un autre.
La mémoire est donc liée au caractère émotionnel d’un événement et est également clairement influencée par la sensibilité et la volonté du sujet.
Ainsi, si le Soi se définit par la mémoire, il est aussi ce qui la rend efficace en la guidant personnellement. Mémoire et sujet sont bien entremêlés et fondateurs ensemble de l’identité.
Les émotions montrent en quoi la mémoire est profondément intime et personnalisée chez une personne.
La mémoire n’est pas qu’une somme de souvenirs, mais obéit à des affects personnels.
Lire également: "Les émotions de l'odorat", "Importance des émotions", "Les émotions", "Emotions simples", "Emotions mixtes", "Emotions repoussées", "Pseudo-émotions".
Le 08/08/2020
Les ventouses régulent les flux de Qi et de sang. Elles contribuent à aspirer et éliminer des facteurs pathogènes externes comme le vent, le froid, l'humidité et la chaleur.
Elles déplacent également le Qi et le sang et ouvrent les pores de la peau, facilitant l'extraction des pathogènes à travers la peau.
Rien ne déplace plus rapidement le Qi et le sang que les ventouses. Dès le début de leur application, peut observer un mouvement de sang vers les cupules.
Chez un patient carencé en énergie, ce mouvement sera lent et il sera beaucoup plus rapide si l'énergie abonde.
Ce phénomène est facilement observable avec les cupules en plastique transparent. Les ventouses sont particulièrement efficaces quand le facteur pathogène se localise encore dans la surface énergétique superficielle externe de l'organisme, le niveau Wei Qi (défense-protection).
Que ce soit le méridien choisi, les objectifs de traitement restent les mêmes, à savoir l'extraction des facteurs pathogènes de l'organisme et la restauration de la circulation du Qi, du sang et des liquides organiques, ce qui permet de recouvrer la santé.
Effets sur la peau
Le stimulus direct entraîne une augmentation de la circulation sanguine, élève la température cutanée et stimule le métabolisme dans les tissus cutanés.
Il améliore le fonctionnement des glandes sudoripares et sébacées de la respiration cutanée et assure un apport suffisant de nutriments aux tissus.
Objectifs : extraire le vieux sang stagnant de l'intérieur de la peau, ainsi que les substances vénéneuses de sa surface. Le traitement accélère la sécrétion de sels et de subsistance sébacée, et l'excrétion de l'eau.
Il renforce le pouvoir de renouvellement de la peau et sa résistance à diverses atteintes.
Effets sur les muscles
L'aspiration à faible pression des ventouses stimule les vaisseaux capillaires sous-cutanés, ce qui active le fonctionnement des vaisseaux sanguins musculaires.
Leur extension facilite l'écoulement du sang et à un effet remarquable sur une épaule ankylosée par exemple, en enlevant du sang congestionné.
De plus, la circulation lymphatique est renforcée. Après le traitement, la peau est rayonnante du fait de l'augmentation de la température cutanée et des muscles, sous l'effet de l'augmentation du débit sanguin.
Effets sur les articulations
Les atteintes musculaires rhumatismales chroniques sont des affections pour lesquelles les ventouses sont efficaces.
Dans ce cas, on concentre le traitement sur la zone articulaire concernée.
Quand l'atteinte est modérée, une guérison quasi complète est envisageable, et cela est attribué à une amélioration de la circulation du sang dans l'articulation, de l'activité et de la sécrétion du liquide synovial.
Des spasmes musculaires autour de l'articulation peuvent être levés.
Effets sur les organes digestifs
Comme le pouvoir de guérison naturelle tire son énergie essentiellement des organes digestifs, on met l'accent sur le traitement de l'estomac, de la rate et des intestins.
Le pouvoir d'attraction d'une faible pression exercée sur le ventre stimule la partie interne des organes, leurs mouvements péristaltiques et la sécrétion des liquides digestifs, renforçant ainsi le pouvoir de sécrétion.
Ce traitement a globalement des effets remarquables sur les atteintes gastro-entérites chroniques et sur la constipation. Il renforce également les muscles et les organes respiratoires.
Beaucoup de patients ont faim après une application de ventouses dans la région abdominale. Les organes digestifs, notamment l'estomac et rate, sont considérés comme les plus importants en tant que moteur du corps humain.
Effets généraux des ventouses
La purification du sang
Du fait de la traction exercée par la faible pression, le débit sanguin dans les artères et les veines augmente, mais dans le cas de ces dernières, on note des points de congestion locale qui apparaissent et disparaissent.
La facilitation du débit sanguin est la caractéristique la plus importante de ce traitement. Il est très utile pour les artères indurées, les épaules raides, etc.
Ce traitement augmenterait le nombre de globules rouges et blancs et rendrait alcalin ou neutre un sang acide. Le sang serait alors purifié.
La stimulation du système nerveux
Le traitement par ventouses stimule les nerfs sensitifs de la peau. Les effets inhibiteurs sur une douleur ne se cantonnent pas à la zone directement traitée, mais débordent sur les territoires des principaux nerfs concernés.
Le traitement du dos porte principalement sur le niveau médian et les nerfs parasympathiques situés à côté. Leur stimulation à des effets favorables non seulement sur le système nerveux autonome lui-même, mais aussi sur plusieurs organes sous contrôle.
Les ventouses sont, comme le massage, efficaces sur le syndrome dit de malaise général, avec des céphalées chroniques, les vertiges, une langueur, des épaules raides, une asthénie, etc. Ces troubles peuvent être dus à une anxiété, une inquiétude et une douleur corporelle.
Les ventouses sont également efficaces contre des maladies comme l'hypertension artérielle, les névralgies et les rhumatismes.
Les effets locaux généraux de ce traitement renforcent le pouvoir de guérison contre certaines maladies et, en association à des mesures diététiques et à une psychothérapie, peuvent guérir ou prévenir complètement la maladie.
Le traitement par ventouses convient aux traitements des douleurs, aux syndromes Bi, aux maladies des systèmes digestifs, circulatoires et respiratoires, à certaines affections cutanées comme les furoncles et l'eczéma, aux attaques de vent (paralysie faciale), à la faiblesse musculaire, à l'hypertension artérielle et aux rhumes banaux.
Ventouses : Histoire à travers les siècles
Le 08/08/2020
Les ventouses ont été utilisées depuis des temps immémoriaux, un peu partout le monde. Les premières ont vraisemblablement été confectionnées à partir de cornes animales évidées, à l'intérieur desquelles on allumait du feu afin de pouvoir créer un vide d'air et provoquer ainsi une aspiration.
Elles servaient, à l'époque, à aspirer le pus et le sang dans le traitement des furoncles.
Une autre technique empirique consistait à encouper la pointe et, dans ce cas, le praticien aspirait avec sa bouche pour créer le vide d'air. Et seule la longueur de la corne lui servait de protection…
Par la suite, elles ont été utilisées comme méthode d'appoint en chirurgie traditionnelle chinoise, et elles se sont avérées efficaces de nombreuses autres applications. Elles ont finalement été reconnues comme méthode thérapeutique spécifique. La corne a été remplacée par du bambou, puis de la céramique ou du verre.
Un dicton chinois dit que : « acupression et ventouses soignent plus de la moitié des maladies ».
En Chine
C'est dans le Bo Shu (livre ancien écrit sur la soie), découvert dans une tombe ancienne de la dynastie Han, qu'on trouve les plus anciens écrits de l'emploi des ventouses.
Des cas de traitement de la tuberculose ont été rapportés dans le Weitaimiyao en 755 après Jésus-Christ. Après plusieurs centaines d'années d'accumulation d'expérience clinique, les applications du traitement par ventouses sont devenues de plus en plus vastes.
Un grand nombre des écrits de l'époque seront détruits lors des nombreux autodafés qui ont ponctué l'histoire de ce pays.
En Égypte ancienne
Les Égyptiens anciens ont été les premiers à utiliser les ventouses de manière systématique.
Le papyrus Ebers, que l'on pense le plus ancien texte de médecine, écrits aux alentours de 1550 ans avant Jésus-Christ en Égypte, décrit les saignées par ventouses dans le but « d'éliminer les substances étrangères de l'organisme ».
On retrouve d'ailleurs à l'entrée d'une tombe égyptienne à Louxor la représentation des ventouses gravée dans la pierre.
Chez les Égyptiens, qui introduisirent ensuite les saignées en Grèce, la pose de ventouses est le remède habituel contre pratiquement toutes les maladies, et ils ne doutaient pas de l'avoir héritée des plus anciennes nations orientales, dont ils avaient tiré tout leur savoir.
On retrouve dans leurs écrits la description des metu (Méridiens) qui permettent la circulation de l'énergie, gage de bonne santé. Le singulier de metu est met. Les incendies qui ravagèrent à deux reprises la grande bibliothèque d'Alexandrie d'Égypte sont considérés par les érudits comme une catastrophe mondiale : plus de 80 % des archives des civilisations les plus cultivées du Moyen-Orient sont perdues à jamais.
En Grèce antique
Hippocrate (460-377 avant Jésus-Christ), considéré comme le père de la médecine, était notamment un ardent défenseur des ventouses, essentiellement avec saignement.
D'après ses travaux, il apparaîtrait que de très grosses ventouses auraient été utilisées par les plus anciens médecins grecs pour la réduction des luxations vertébrales, en se fondant sur l'hypothèse selon laquelle « les os qui étaient enfoncés à l'intérieur pouvaient être ramenés en bonne place par l'aspiration des ventouses ».
Non seulement les ventouses, mais les principes de base ressemblant singulièrement aux fondements de la médecine chinoise étaient acceptés, voire reconnus par Hippocrate, tels les méridiens qu'il appelle phlebs.
Cette pratique existait également dans les anciennes civilisations d'autres pays, et même dans les tribus de certains sauvages incultes.
On en retrouve les traces parmi les populations natives d'Amérique, les Hottentots, les hindous les habitants des îles du sud-est et de la nouvelle Hollande, les Japonais et les chinois, sans que l'origine exacte n'ait été clairement démontrée.
En Inde ancienne
Au XVe siècle avant Jésus-Christ, Chakara Samitha a décrit un système de voies « nadis » sur le corps, qui transporte le « rasa » (liquide vital), qui relie l'ensemble du corps à partir du nombril. La traduction chinoise de « nadis » est directement et sans détour « méridiens ».
En Amérique du Sud
La médecine Maya, par ailleurs, ressemble beaucoup à la médecine chinoise. Ce qui diffère de la théorie Yin-Yang est chez les Mayas, le dualisme Froid-Chaud.
Sur leurs « canaux à vent », 50 points thérapeutiques sont éparpillés, qui ont un emplacement et des indications thérapeutiques identiques à celles de la médecine chinoise. Les méthodes thérapeutiques utilisées étaient l'acupuncture, la saignée, le massage, la moxibustion, la pose de ventouses, etc.
En Asie
Les Turcs Ottomans utilisaient eux aussi régulièrement les ventouses dans les Hammams, c'est dire s'ils étaient d'usage commun !
En Europe
Au Vème siècle, les invasions barbares mettent un terme à tous les arts utiles et intellectuels, y compris la médecine. Ce n'est qu'au IXème siècle qu'on retrouve les traces de l'usage des ventouses chez les Arabes en Espagne, où cette tradition va à nouveau s'épanouir pendant 300 ans. Les Espagnols ayant établi une correspondance médicale avec l'Italie, ce pays devient le principal centre de la médecine médicale. « En 1683, Bellini, un médecin italien renommé, a privilégié la pose sèche des ventouses ».
Les médecins européens et américains ont employé les ventouses avec saignement pour traiter de nombreuses affections jusqu'à la fin des années 1860.
Celle-ci sont alors délaissées au profit des ventouses sèches, qu'on utilise soit de manière révulsive, c'est-à-dire à distance pour éliminer un excès de sang dans la zone affectée, soit de manière dérivative, plus à proximité.
Un poseur de ventouses de l'époque concluait ainsi : « la révultion n'est qu'une dérivation en un point distant » !
Le débat était lancé, qui a animé les polémiques pendant de nombreuses années.
C'est au début du XXe siècle que l'usage des ventouses se perd en Europe et en Amérique, alors qu'il reste courant en Turquie, en Grèce, et bien sûr en Chine.
De nos jours, nous constatons un regain d'intérêt pour les médecines dites alternatives : homéopathie, réflexologie, chiropractie, ostéopathie, massage, acupuncture, Tui Na. Des formations de qualité sont organisées, avec des textes permettant une auto évaluation.
Il est clairement établi que le traitement par ventouses, enseigné et utilisé correctement en tant que tel ou parallèlement à diverses thérapies par le toucher, peuvent influencer positivement et accélérer le processus de guérison naturelle du corps.
Médecine chinoise et méridiens
Le 08/08/2020
Comme je l'explique souvent, l'acupuncture n'est pas une médecine douce dans le concept naturopathique, car elle est intrusive, c'est-à-dire qu'un élément étranger au corps humain (aiguille) est utilisé à des fins thérapeutiques. En naturopathie, nous préférons l'acupression.
Je rappelle les 5 principes de la naturopathie, qui s'appuient sur les pensées hippocratiques:
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Avant tout ne pas nuire (Primum non nocere) : minimiser le risque d’effets secondaires et éviter de supprimer les symptômes.
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Le pouvoir de la nature guérit (Vis medicatrix naturae) : c’est le concept de vitalisme. L’énergie vitale permet l’auto-guérison. La naturopathie cherche à améliorer ce processus. Chaque être vivant est animée par une force vitale. Cette énergie de vie est une force intelligente qui tend toujours vers la santé, envers et contre tous les aléas de l’existence, et nous confère une capacité d’autoguérison. Une des actions les plus remarquables que révèle cette force autoguérisseuse est la cicatrisation : les plaies se referment et les os se ressoudent naturellement.
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Identifier et éliminer les causes (Tolle causam) : identifier les causes des désordres de santé et les traiter avec des méthodes naturelles. C’est le concept du causalisme : recherche des causes (origine) des troubles, alors que l’allopathie, se contente de soigner des symptômes. Supprimer tout simplement les symptômes (fièvres, douleurs, toux, boutons, etc.) sans en comprendre les causes, c’est agir à l’encontre de la Vie et préparer l’organisme aux véritables maladies lésionnelles ou dégénératives qui elles la détruisent à petit feu.
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Détoxifier et purifier l’organisme (Deinde purgare) : éliminer les toxines. C’est le concept de l’humorisme : la vieille théorie hippocratique des humeurs est modernisée. Le sang, la lymphe et les liquides intra et extracellulaires sont victimes d’encrassement, à l’origine des désordres de santé. Les déchets (ou toxines) qui ne sont pas éliminés naturellement provoquent la maladie (théorie de la toxémie). Ces toxines proviennent de l’extérieur (mauvaise alimentation, pollution, excitants, médicaments chimiques, cosmétiques…) ou de l’intérieur (carences, sédentarité, stress, dysfonctionnements du foie, des poumons, des reins, des intestins, mauvaise attitude mentale ou émotive).
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La naturopathie enseigne (Docere) : techniques de prévention et d’éducation de la personne pour améliorer son hygiène de vie. Celle-ci pourra ainsi développer sa force vitale, se maintenir en santé et développer son pouvoir d’auto-guérison. C’est le concept de naturisme (pour les anglophones) ou hygiénisme (pour les français) : la volonté de vivre sainement et de se soigner par des techniques naturelles et la phytothérapie.
Je vais néanmoins vous partager les grandes lignes de cette vaste organisation. Vous pouvez malgré tout utiliser les méridiens pour vous former à l'acupression.
Le système méridien, l’acupuncture
Selon la médecine traditionnelle chinoise, notre corps est constitué d’une toile géante appelée système des méridiens qui relie les différentes parties du corps entre elles. Cette toile constitue une carte corporelle complète mais complexe qui distribue le “Qi”, c’est à dire l’énergie vitale, dans chaque partie du corps. Cette énergie vitale facilite la distribution du sang et des fluides corporels, maintient l’équilibre entre les éléments yin et yang, et protège le corps contre les maladies.
Les chinois parlent parfois de fleuves pour désigner ces canaux qui distribuent l’énergie. Mais le terme le plus couramment employé pour désigner ces canaux, ce sont les “méridiens”. Les Chinois ont identifié 71 méridiens dans le corps humain, selon une carte énergétique de base pour tous les êtres humains. Les méridiens sont souvent comparés à une série d’autoroutes interconnectées. Chacun des principaux organes du corps est associé à son propre méridien. Grâce au réseau de méridiens, les organes internes sont reliés à certaines zones et parties du corps, dont notamment les muscles, les os, les articulations et d’autres organes.
Les Chinois estiment que la bonne santé est une manifestation d’un certain équilibre dans le corps, tant à l’intérieur du corps lui-même qu’entre le corps et l’environnement extérieur. Lorsque le corps est équilibré intérieurement et en harmonie avec l’environnement extérieur, le Qi s’écoule doucement à travers les méridiens pour nourrir les organes et les tissus. Si une obstruction survient dans l’un des méridiens, le Qi est perturbé et ne s’écoule pas correctement. Lorsque le Qi ne peut pas s’écouler correctement ou est contraint de s’écouler dans la direction opposée, l’équilibre inné du corps est perturbé et la maladie apparaît comme une conséquence de ce déséquilibre.
Les points d’acupuncture sont les points spécifiques des méridiens où le “Qi” est à la fois concentré et accessible. L’acupuncture travaille sur le “Qi” en insérant des aiguilles sur ces points d’acupuncture très précis , le but étant de rétablir le flux correct du Qi. Au fur et à mesure que le corps retrouve son équilibre naturel, le bien-être revient.
Les acupuncteurs travaillent donc sur ces points pour réguler les organes ou méridiens correspondants afin que le corps puisse retrouver son équilibre et sa santé.
A quoi correspondent les méridiens ?
Le système des méridiens est constitué d’une série de canaux qui séquencent la circulation du “Qi” (énergie vitale). Dans ce système, douze méridiens principaux forment la structure principale et le pilier de Tui Na (type de massage chinois); ils parcourent la poitrine, l’abdomen et la tête pour relier les organes internes; quinze collatéraux externes pour courir le long des membres et sur le tronc.
Chaque Méridien est symétrique (gauche et droite), à son trajet propre, son horaire énergétique et correspond à un organe, à une entrailles ou à une fonction dont il porte le nom.
On retrouve les 5 méridiens “Yin” suivants qui portent le nom des organes auxquels ils correspondent:
On retrouve ensuite les 5 méridiens yang suivants :
Ainsi que:
Les méridiens travaillent en étroite collaboration les uns avec les autres, et le dysfonctionnement de l’un d’entre eux affecte généralement un autre. En médecine chinoise, la connaissance du système des méridiens est aussi importante que l’anatomie et la physiologie en médecine occidentale.
Le méridien dans les médecines traditionnelles
Il y a plus de 2000 ans, les cultures anciennes relataient déjà l’existence de ces canaux énergétiques (méridiens). On les appelait “sen” en Thaïlande, “nadis” en Inde,”méridiens”,”chenaux”, “navires”, “fleuves” en Chine et au Japon, et “chenaux” au Tibet. En Inde, où de nombreux arts de guérison orientaux se sont développés, on comptabilise 72 000 nadis ou voies énergétiques.
Le point essentiel commun à toutes ces cultures, c’est que la maladie (au sens large et quelques soient les maladies) correspond en fait à un blocage dans le flux d’énergie de ces canaux. De nombreuses formes de médecine traditionnelle, notamment l’acupuncture, l’acupression, la réflexologie, le massage et le yoga, sont fondées sur le principe de l’existence de ces méridiens.
Le décalage entre orient et occident
La principale raison pour laquelle l’acupuncture est souvent méprisée par la médecine occidentale, c’est le manque de réalité scientifique substantielle derrière son fonctionnement. Les premières tentatives pour “expliquer” l’acupuncture ont très vite été décriées, les protocoles et méthodologies étant très incertains, mais l'ignorance des uns n'empêche pas la fonction de cette thérapie intemporelle. C'est une peu comme si la naturopathie était classée dans les médecines de charlatans!