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    Pourquoi je perds tout ?

    Clefs, lunettes, carte bancaire, passeport… A chaque fois, impossible de remettre la main dessus quand on en a besoin. Peut-on remédier à ces « égarements » et comment ?

     

    Ca tombe toujours sur le même objet

    Ce qui se joue : Tous les oublis sont extrêmement sélectifs. On ne perd pas tout et n’importe quoi ! La perte va se focaliser sur un objet jugé inintéressant (comme des papiers administratifs) ou bien gênant. Ce dernier peut ainsi être associé à une émotion négative ou une problématique douloureuse que nous nous efforçons de refouler. 

    C’est, par exemple, le cas de notre paire de lunettes, associée au vieillissement, ou de notre carte bancaire, si on a un rapport complexe à l’argent. Si on égare régulièrement ses papiers d’identité, sans doute cherche-t-on à se prouver qu’on existe au-delà d’un simple formulaire ?  Il s’agit donc souvent d’objets-symbole qui en disent long sur nos désirs ou l’image que nous avons de nous-même.

    Le truc pense-bête : Investissez positivement les objets qui vous sont essentiels : offrez-vous un porte-clefs gri-gri, une monture de lunette féminine, un joli étui à carte bleue…

    Je finis toujours pas le retrouver... là où j’ai déjà regardé cent fois !

    Ce qui se joue : L’oubli est aussi une nécessité. Il nous permet de nous consacrer à l’essentiel : nouveaux apprentissages, problématiques du moment. On ne peut pas penser à tout, tout le temps. Notre cerveau saturerait. L’humain n’est pas un Data Center ! Du coup, on vit souvent dans notre « monde », en pilotage automatique, parfois absent à la réalité. On range machinalement les clefs dans notre poche, on ne met pas la carte bleue au bon endroit dans le portefeuille… Et quand on cherche à les retrouver, on fait des erreurs d’interprétation.

    Obnubilé par nos pensées, nos croyances, on est persuadé qu’on l’a mis à tel endroit : « Je te jure, il était là il y a cinq minutes », « Je suis sûr que c’est machin qui l’a pris, déplacé ». On en est même tellement convaincu qu’on ne le voit pas, même quand il est sous nos yeux ! 

    Le truc pense-bête : Prenez-vous en « flagrant délit » : photographiez ou notez l’endroit où vous rangez l’objet volatile (comme la place de parking, pour retrouver votre voiture !), ou bien choisissez un témoin privilégié…

    Chaque jour, je passe un temps fou à chercher un truc différent !

    Ce qui se joue : Prémices d’Alzheimer ? Distraction, désinvolture ? Trop facile ! La négligence peut être aussi le fruit d’une rébellion inconsciente (par rapport à une mère ultra-organisée, un chef autoritaire, une société trop normative…). Vous pouvez, par exemple, être très ordonné et rigoureux dans le domaine professionnel et tout le contraire dans votre vie privée ! Cela vous permet d’exprimer des facettes contradictoires de votre personnalité.

    Cela peut être aussi le signe d’un lâcher prise bénéfique : dans l’hyper contrôle jusque-là, vous renoncez à être la personne parfaite, organisée, et laissez filer les choses. A moins que cette nouvelle attitude vous effraie et que vous ayez besoin de petits « réveils » pour vous reconnecter à la réalité ! Cela peut être enfin le symptôme d’une lassitude. En courant tous les jours après votre carte de transport ou vos clefs, ne cherchez-vous pas à signifier que vous avez ras-le-bol du quotidien ? A moins qu’il ne s’agisse d’une angoisse profonde: l’oubli permet de s’en détourner en focalisant sur le matériel… à l’instar des maniaques ou des obsessionnels, qui utilisent la stratégie opposée pour, au final, servir le même enjeu : écarter ce qui dérange. 

    Le truc pense-bête : Cherchez à assouplir votre ligne de conduite habituelle, à trouver l’équilibre entre vos désirs personnels, vos besoins profonds et les exigences de la vie en société.

    Et quand on perd vraiment les choses

    Un billet s’échappe de votre poche et tombe dans la rue, vous oubliez votre portable au restaurant… La faute à pas de chance ou stratégie pour recueillir de la compassion, vous faire remarquer ? Car culpabilisé par l’entourage, on a vite fait de tomber dans le cycle de l’émotion: « J’ai perdu mes clés, c’est de ma faute » ou, pour s’en défendre, « On a dû me les voler ». Auriez-vous, dans la vie courante, encore besoin d’une maman, celle qui vous guidait quand vous étiez enfant et retrouvait toutes vos affaires comme par enchantement ?

    Plutôt que de s’autoflageller, mieux vaut s’interroger sur le sens caché de la perte. Comme le rêve, cet événement de la vie nous parle de nous-même. De quoi nous aide-il à prendre conscience ? Perdre de l’argent dans la rue peut nous inviter, par exemple, à réfléchir à la valeur que nous nous donnons. Quelle relation cherchons-nous à mettre définitivement à distance lorsque nous oublions notre portable dans un endroit public ? Je me souviens d’une patiente qui avait perdu une bague d’une grande valeur, offerte par son conjoint. Elle s’est séparée de lui quelque temps après… Les objets portant une forte charge affective sont comme des prolongements de nous-mêmes. Les perdre n’est jamais anodin. 

    Christophe CARABIN sur Google+

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